<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763</id><updated>2011-12-20T06:44:03.819-08:00</updated><title type='text'>Enseignants-Chercheurs</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>229</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-9063221151113840090</id><published>2011-12-13T23:27:00.000-08:00</published><updated>2011-12-13T23:29:11.495-08:00</updated><title type='text'>Le Plan Campus avance très lentement</title><content type='html'>AFP,  décembre 2012  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Plan Campus de rénovation immobilière des universités "avance" mais "beaucoup plus lentement" que prévu, en raison de partenariats et de montages très longs à mettre en place, a expliqué Anne Fraïsse, vice-présidente de la Conférence des présidents d'université (CPU)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogé par l'AFP sur un rapport parlementaire révélant que seuls 56,9 millions d'euros du Plan Campus ont été versés sur les 5 milliards de son montant total, Anne Fraïsse a dit que ce chiffrage était exact mais que pour autant les plans de rénovation n'étaient "pas bloqués". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ils avancent, mais beaucoup plus lentement que ce qu'on prévoyait", notamment en raison des partenariats public-privé (PPP) dont "les coûts sont très chers" et qui "contrairement à ce qu'on nous avait dit, ne sont pas plus rapides, mais plus longs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, "certains ont pris la forme de PPP publics, des formes nouvelles qui ont aussi été retardées du fait de problèmes juridiques", si bien qu'aucun PPP lié au Plan Campus n'a encore été signé à ce jour et que l'Etat n'a pas encore versé les capitaux promis qui y sont liés, selon Anne Fraïsse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade, seul l'argent des intérêts intermédiaires, qui ont permis de lancer de "petits chantiers", et des études préalables a donc été versé, a-t-elle résumé pour expliquer le montant de 56,9 millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des universités en difficultés financières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, concernant les budgets, "il y en a déjà une bonne trentaine d'universités qui sont en difficultés financières" et "on sera de plus en plus nombreux à l'être", a estimé Anne Fraïsse, qui est également la présidente de l'université Montpellier 3. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cela ne veut pas dire qu'elles seront toutes en déficit, mais elles vont devoir réduire postes et investissements" si elles veulent éviter le déficit, a-t-elle ajouté, jugeant que les moyens du passage à l'autonomie avaient été "calculés trop justes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le ministère a délégué beaucoup de dépenses et pas les moyens qui allaient avec", si bien que "les marges de manoeuvre" que l'autonomie devait procurer, "les universités, dans la quasi-totalité des cas, ne les ont pas". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne Fraïsse a enfin réclamé "que la politique de projets ne prenne pas totalement la place du financement récurrent des universités pour la pédagogie et la recherche".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les projets du Grand emprunt de type "Idex ou Labex" apportent en effet "de l'argent, mais pas des postes de titulaires". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"S'il n'y a pas les personnels pour les mettre en place, cela ne sert à rien de lancer des projets nouveaux, ça ne marchera pas", a-t-elle conclu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-9063221151113840090?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/9063221151113840090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/9063221151113840090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/12/le-plan-campus-avance-tres-lentement.html' title='Le Plan Campus avance très lentement'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1461528226655081652</id><published>2011-11-28T23:38:00.000-08:00</published><updated>2011-11-28T23:42:06.980-08:00</updated><title type='text'>L'autonomie révèle la misère des universités</title><content type='html'>Le Point, 29 novembre 2011  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une dizaine de jours, un désordre sans nom règne sur l'université. À l'heure où les conseils d'administration doivent voter leur budget 2012, certaines facs peinent en effet à présenter des bilans à l'équilibre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nantes parle d'un déficit de 4 millions, Limoges 3 millions, Pau 2 millions, Bretagne-Sud 1,2 million d'euros... Les chiffres sont alarmants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence le 17 novembre 2011 avec un communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur. Le message de Laurent Wauquiez se veut rassurant : l'université va bien, merci, "la grande majorité des établissements est en bonne santé financière". Petit bémol toutefois, on apprend dans le même communiqué que huit établissements ont des problèmes, et qu'en déficit pour la seconde année consécutive, ce sont les recteurs qui arrêteront désormais leurs budgets. Un "comité des pairs" formé par deux anciens présidents d'université les aidera à remonter la pente. Depuis, c'est la pagaille. N'est-ce pas justement le nerf de l'autonomie - ô combien défendue par le gouvernement - que de pouvoir gérer son budget ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huit universités sortent du chapeau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels sont les établissements concernés ? On a bien quelques idées, mais, dans un premier temps, la liste reste un mystère. Le ministère refuse de communiquer, les établissements tremblent. Puis, le 23, un second communiqué vient mettre un terme à une semaine de cafouillage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huit noms sortent du chapeau : &lt;br /&gt;- l'UMPC (Université Pierre et Marie Curie), &lt;br /&gt;- Paris XIII-Villetaneuse, &lt;br /&gt;- Limoges, &lt;br /&gt;- l'université de Savoie, &lt;br /&gt;- Nice-Sofia-Antipolis, &lt;br /&gt;- Bordeaux III, &lt;br /&gt;- l'Insa de Rouen &lt;br /&gt;- l'ENS Cachan. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si certains présidents, comme Jacques Fontanille à Limoges ou Patrice Brun à Bordeaux, reconnaissent de graves problèmes budgétaires, les autres tombent des nues. Et ne tardent pas à contester la liste. Sophia-Nice-Antipolis en effet assure être en excellente santé financière. Quelques heures plus tard, le ministère revient sur ses pas et retire l'université de Méditerranée de la liste. Erreur, "après réexamen des comptes, l'université n'est pas en déficit en 2010"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cause, les nouvelles règles comptables instaurées par la loi sur l'autonomie des universités, qui ne tiennent pas compte dans la dotation de l'État pour rémunérer les fonctionnaires des évolutions de carrière, et donc des augmentations de salaire liées à l'ancienneté ou à la promotion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat : la masse salariale augmente, mais... pas les budgets alloués à l'Enseignement supérieur ! Mi-novembre, Laurent Wauquiez évoquait une rallonge de 14,5 millions d'euros d'ici fin 2011. Mais selon la Conférence des présidents d'université (CPU), il manquerait "entre 15 et 20 millions pour compenser l'augmentation des salaires due à la pyramide des âges".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quoi joue le ministère ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quoi joue donc le ministère ? C'est la question que se posent plusieurs établissements, pris de cours par la décision de mise sous tutelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'UPMC, première université française dans le classement de Shanghaï jusqu'en 2010, confie à l'AFP qu'à aucun moment le fonctionnement normal de l'université n'a été mis en danger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La situation financière, déjà régulée en 2011, sera maîtrisée en 2012 par une diminution des investissements conduisant à l'équilibre budgétaire", indique la présidence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même combat pour l'université de Savoie. Cette fois-ci, ce sont les deux années de déficit consécutives qui sont contestées : "Si les comptes de l'exercice 2009 font apparaître un déficit de 1 771 599 euros, en revanche, ceux de l'exercice 2010 dégagent un excédent de 1 415 341 euros. Il n'y a donc pas deux exercices successifs négatifs", s'indigne le président Gilbert Angéneux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Yves Mérindol, le directeur de l'ENS Cachan, dénonce, quant à lui, le "manque de responsabilité" du ministère. "À ce jour, personne ne nous a tenus informés de cette décision. Nous l'avons apprise par communiqué et par les médias." À Cachan, les difficultés financières ne datent pas d'hier. Depuis 2004, l'école tire la sonnette d'alarme. En 2010, une inspection confirme les dégâts et un dialogue se met en place pour tenter de redresser la situation. Mais l'école rame pour obtenir des moyens de la part du ministère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, Jean-Yves Mérindol invalide la décision de mise sous tutelle. Pour une raison simple : son établissement, dépendant du rectorat et non du ministère, n'est pas concerné par la mise en place du comité des pairs. Une question se pose toutefois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage au RCE (responsabilités et compétences élargies) est-il la cause des difficultés de certains établissements ? Pour le président de Cachan, il est encore trop tôt pour se prononcer. Mais une chose est sûre, les problèmes de déficit et les dysfonctionnements se révèlent à l'occasion de ce passage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple ? "L'université délivre doctorats et diplômes, mais doit demander une autorisation pour attribuer la licence. Cela n'a aucun sens !" s'insurge-t-il.&lt;br /&gt;"L'État n'a pas assumé ses compétences" (Cour des comptes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas plus de sens d'ailleurs que la gestion des travaux de désamiantage qui attise la polémique à l'UPMC et son campus de Jussieu. La Cour des comptes dénonce en effet, dans un rapport daté du 17 novembre, "un dérapage financier" qui sera porté devant la Cour de discipline budgétaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vaste chantier de réhabilitation du campus universitaire devait durer trois ans et coûter 183 millions d'euros. Aujourd'hui, quinze ans plus tard, les échafaudages sont toujours là et l'enveloppe budgétaire a été multipliée par dix ! À qui la faute ? Peut-être à l'absence de coordinateur. C'est en tout cas ce que suggère le rapport. La Cour met en cause l'État, coupable d'avoir pris ses décisions au coup par coup. "Il n'a pas assumé ses compétences, il s'est même déjugé", a affirmé le président Didier Migault.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manque de chance, c'est justement ce moment qu'a choisi l'Association européenne des universités pour publier son classement sur les niveaux d'autonomie. Et la France ne brille pas par ses performances, loin de là... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bas du tableau, elle arrive à la 16e place sur 28 en ce qui concerne l'autonomie administrative, à la 22e en matière d'autonomie financière, et sombre littéralement en 27e et dernière position pour la gestion des ressources humaines et l'autonomie académique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère a réagi à ce piètre classement, défendant un "modèle français d'autonomie". En clair une autonomie où les présidents d'université n'ont pas la main sur le nombre d'étudiants, la masse salariale, ou l'entretien de leur bâtiments... Wauquiez assume.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1461528226655081652?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1461528226655081652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1461528226655081652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/11/lautonomie-revele-la-misere-des.html' title='L&apos;autonomie révèle la misère des universités'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5185077773364203075</id><published>2011-11-17T06:43:00.000-08:00</published><updated>2011-12-20T06:44:03.828-08:00</updated><title type='text'>Ce que coûte la France aux étudiants étrangers</title><content type='html'>Le Monde, 17 novembre 2011  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les étudiants étrangers sont les bienvenus dans les grandes écoles françaises, mais ils sont priés de passer à la caisse d'abord. Rares sont en effet les établissements dont les frais d'inscription ne sont pas majorés pour les candidats hors Union européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A HEC, le coût par an pour les étrangers est fixé à 17 500 euros, contre 11 900 euros pour les Français et 13 200 euros pour les Européens. L'ESCP (école de commerce à Paris) propose un cursus à 15 500 euros par an (11 500 euros pour les ressortissants de l'UE). A Sciences Po Paris, les droits sont de 13 000 euros en master. "Même les écoles publiques d'ingénieurs se débrouillent pour faire payer plus cher", commente Pascal Codron, directeur de l'Institut supérieur d'agriculture de Lille et responsable de la commission des relations internationales de la Conférence des grandes écoles (CGE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'astuce consiste généralement à créer des filières spécifiques permettant la mise en place de droits plus élevés que dans les parcours classiques. Certes, au regard des prix pratiqués par les établissements anglo-saxons, la France reste compétitive. Mais, pour de jeunes Chinois, Indiens ou Brésiliens, le coût peut être prohibitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de pallier cet éventuel frein financier, des dispositifs d'aide sont proposés par le gouvernement français. La bourse Eiffel est le plus intéressant. Véritable Graal des étudiants étrangers d'excellence, elle concerne chaque année environ 400 étudiants en master et en doctorat, dont une majorité en grande école, indique Bertrand Sulpice, directeur adjoint d'Egide, l'organisme chargé de la gestion des aides du ministère des affaires étrangères. Pour pouvoir obtenir cette bourse de 1 100 euros par mois, l'étudiant doit être sélectionné par son établissement d'accueil, qui lui seul est habilité à présenter les dossiers de candidature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes Asiatiques partent avec un avantage. Le programme cible en effet les pays émergents ou à fort potentiel scientifique universitaire, dont font partie ceux d'Asie, souligne Bertrand Sulpice. En 2011, on comptait ainsi 93 étudiants chinois parmi les 400 boursiers du niveau master, et 48 % d'Asiatiques boursiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre outil d'attractivité, les bourses Quai d'Orsay-Entreprises. Les étudiants, sélectionnés par les entreprises conventionnées (qui sont 62 à ce jour, implantées dans 38 pays, dont notamment Thales, Orange, DCNS, Alten, Crédit agricole, Air liquide), se voient attribuer une bourse de plus de 1 000 euros par mois pour venir étudier dans un établissement français. A la clé également pour les élus, un stage dans l'entreprise qui les parraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces parcours d'études cofinancés concernent surtout les sciences de l'ingénieur, mais aussi les écoles de commerce et les sciences fondamentales. Depuis 2006, date de sa création, 131 étudiants ont bénéficié de ce programme sur mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egalement accordées par le gouvernement français, les bourses réservées aux étudiants étrangers. Plus importantes que celles du Crous pour les Français, elles visent, explique Bertrand Sulpice, "à couvrir toutes les dépenses d'un séjour d'études". Attribuées en fonction de projets précis qui s'intègrent dans des programmes de coopération établis selon des priorités gouvernementales, elles doivent être demandées par les étudiants en amont de leur départ auprès de l'ambassade de France dans leur pays d'origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter, par ailleurs, l'existence d'aides à la mobilité octroyées par certains pays à leurs meilleurs élèves ou par des organisations comme le Rotary club, la Commission franco-américaine (cette dernière délivrant les célèbres bourses Fullbright) ou encore par la Commission européenne à travers le programme Erasmus Mundus. Des collectivités, comme la Ville de Paris notamment, disposent elles aussi de budgets ad hoc. A noter, le site Internet de CampusFrance (Campusfrance.org) recense l'ensemble de toutes les bourses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis ces dispositifs, qui ne concernent finalement qu'une minorité des quelque 30 000 étudiants étrangers inscrits dans les grandes écoles françaises (chiffres 2009 de la CGE), il existe toute une gamme d'aides extrêmement variables d'un établissement d'accueil à l'autre. Sciences Po Paris, avec ses bourses d'excellence Emile-Boutmy de plus de 7 000 euros par an, est à ce titre l'un des plus généreux, mais nombreuses sont les écoles qui prévoient d'accorder des coups de pouce à quelques élèves triés sur le volet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile en effet aujourd'hui de ne rien proposer aux meilleurs éléments, tant le marché est devenu compétitif sur un plan international. L'ENSCBP (Ecole nationale supérieure de chimie, biologie et physique de Bordeaux), qui peinait à attirer des étudiants étrangers, l'a bien compris. Ainsi, elle a créé en 2010 un prix d'excellence international de 5 000 euros qui récompense chaque année un lauréat choisi parmi les candidats désireux de suivre sa formation dans ses murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les établissements tentent enfin de mettre l'accent sur l'accueil de ces recrues si précieuses. Egide, dont le rôle ne s'arrête pas à la gestion des bourses, peut à ce titre être sollicité. L'initiative est née d'un besoin exprimé par l'Ecole polytechnique, explique Bertrand Sulpice. Afin de pouvoir apporter une réponse adaptée à l'établissement, l'opérateur a conçu une prestation inédite. Le principe : aller à la rencontre des étudiants et les éclairer sur des sujets tels que le système de sécurité sociale étudiante, les mutuelles complémentaires ou encore les titres de séjour. Depuis, d'autres établissements font appel à Egide, qui peut également aider à la recherche d'un logement ou bien accueillir les étudiants à l'aéroport. Des services payants, facturés aux écoles ou aux étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces incitations, qu'elles viennent du gouvernement français ou des établissements eux-mêmes, sont de nature à renforcer l'attractivité des écoles françaises. Toutefois, préviennent Pascal Codron et Bernard Ramanantsoa (directeur général du groupe HEC), la menace qui pèse sur la venue des meilleurs dans l'Hexagone n'est pas le coût des études, mais la circulaire Guéant qui, depuis le printemps 2011, prévoit de réduire le nombre de visas de travail accordés à ces étudiants. "L'inquiétude est immense, et le risque de voir nos efforts anéantis réel", s'alarme le directeur de HEC.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5185077773364203075?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5185077773364203075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5185077773364203075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/11/ce-que-coute-la-france-aux-etudiants.html' title='Ce que coûte la France aux étudiants étrangers'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3789017379698812289</id><published>2011-07-07T00:11:00.000-07:00</published><updated>2011-07-07T00:12:27.973-07:00</updated><title type='text'>Nos universités de territoire ont des atouts à défendre</title><content type='html'>Le Monde, 5 juillet 2011  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi de programmation sur la recherche, en 2006, la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), en 2007, et le passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE), à partir de 2009, ont bouleversé le paradigme universitaire, bien au-delà de ce qu'on pouvait imaginer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les universités françaises, on peut distinguer celles que nous nommerons "universités de territoire". Souvent de créations récentes et pluridisciplinaires, ces universités sont présentes dans des villes de taille moyenne. Au niveau licence, elles offrent un service public de proximité et contribuent, de manière capitale, à la réalisation de l'objectif "50 % d'une classe d'âge titulaire d'un diplôme d'enseignement supérieur". Aux niveaux master et doctorat et par la recherche, elles contribuent à la vitalité des écosystèmes locaux de l'innovation et jouent un rôle clé dans la construction de la société de la connaissance, au sein de leur territoire. Leurs équipes de recherche ont des compétences spécifiques et reconnues. Tout en partageant des valeurs académiques exigeantes, elles contribuent au développement grâce à de très fortes proximités avec les acteurs socioéconomiques. Ces universités sont souvent pionnières dans différents processus : formations professionnalisantes adaptées aux évolutions des métiers, innovations pédagogiques, recherches partenariales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, nous mettons en œuvre un nouveau modèle d'université, ouverte sur le monde mais fortement ancrée dans le territoire et en phase avec les attentes très concrètes de tous ceux qui entreprennent. Par les valeurs qui les caractérisent, nos universités sont au cœur des enjeux sociaux, culturels et économiques. D'ailleurs, les collectivités territoriales se placent envers nos universités dans une logique d'investissement – et non plus de subventions –, preuve qu'elles les perçoivent comme de véritables acteurs du développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, la réussite de ces universités dépend étroitement du respect des engagements pris en marge de la LRU, notamment dans le domaine financier. Historiquement moins bien dotées que les "grandes" universités, les universités de territoire font pourtant preuve d'une remarquable efficience, très partiellement prise en compte dans la répartition par l'Etat des moyens nécessaires. Le lissage des dotations calculées par le modèle de répartition des moyens Sympa (système de répartition des moyens à la performance et à l'activité) les met parfois dans des situations les contraignant paradoxalement à la décroissance, alors même que les différents indicateurs de leur performance, notamment de recherche, sont à la hausse. Pour plusieurs de ces universités, les augmentations mécaniques de la masse salariale obèrent leurs potentiels de développement, générant un sentiment de frustration qui obscurcit l'horizon. Ces effets, constatés en 2011, ont d'ailleurs été dénoncés, dès 2010, par le comité de suivi de la loi LRU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, en visant à accroître la visibilité internationale de quelques grands centres métropolitains, le programme "investissement d'avenir" pose la question de la place et du devenir des universités de territoire en ce qui concerne leur rôle légitime dans l'effort de recherche national. Nos équipes de recherche, fussent-elles de taille modeste, participent pourtant activement aux appels à projets en s'insérant dans de plus grands réseaux. Il est donc primordial d'écarter le spectre de leur "paupérisation" pour leur permettre de continuer à jouer pleinement leur triple rôle dans la réflexion sur la construction de la société de la connaissance, dans la réussite des parcours de nos étudiants et dans le développement et la compétitivité des entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette lettre appelle à faire reconnaître les modèles différenciants que nos universités de territoire mettent en œuvre. Nous en appelons à nos élus pour qu'ils les soutiennent, en faisant reconnaître leurs spécificités et leurs atouts dans le paysage universitaire français de l'enseignement supérieur et de la recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olivier Sire, président de l'université de Bretagne-Sud ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérard Blanchard, président de l'université de La Rochelle ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Brillard, président de l'université de Mulhouse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Marignan, président de l'université de Nîmes ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Louis Gout, président de l'université de Pau Pays de l'Adour ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Benkhelil, président de l'université de Perpignan Via Domitia ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc Saillard, président de l'université du Sud Toulon-Var ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Ourak, président de l'université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Richard Messina, président de l'université d'Evry ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emmanuel Ethis, président de l'université d'Avignon et des Pays de Vaucluse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilbert Angenieux, président de l'université de Savoie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roger Durand, président de l'université du Littoral Côte d'Opale ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Camille Galap, président de l'université du Havre ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Morzewski, président de l'université d'Artois.&lt;br /&gt;quatorze présidents d'université&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3789017379698812289?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3789017379698812289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3789017379698812289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/07/nos-universites-de-territoire-ont-des.html' title='Nos universités de territoire ont des atouts à défendre'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5687050334029619897</id><published>2011-06-30T03:27:00.000-07:00</published><updated>2011-06-30T03:28:48.789-07:00</updated><title type='text'>Le doctorat nouveau est arrivé</title><content type='html'>Le Monde, 29 juin 2011 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un modèle où le doctorat sera le diplôme phare et la recherche un moteur", c'est ainsi que Valérie Pécresse, alors ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, prônait le développement du doctorat en France dans un entretien paru en janvier dans notre hors-série "Le Guide des masters et MBA".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet effet, et sous l'impulsion de la Confédération des jeunes chercheurs, le ministère a créé des contrats doctoraux qui ouvrent différents droits dont ceux à la retraite et attestent d'au moins trois ans d'expérience professionnelle dans le public ou le privé. "Reste à ce que cette formation par la recherche soit reconnue dans les conventions collectives. Les entreprises doivent mieux reconnaitre les connaissances et les compétences qu'il y a derrière le doctorat", insistait encore la ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * DES COMPÉTENCES À VALORISER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour que les docteurs soient encore plus pros, les universités leur demandent aujourd'hui de suivre des cours pour compléter leurs compétences disciplinaires. "Depuis l'année dernière, nous avons rendu obligatoires des cours d'anglais pour nos 390 doctorants, explique ainsi Pauline Dreux-Palassy, qui dirige le département de la recherche et de la valorisation de l'université de Cergy-Pontoise. Certains, notamment dans les sciences expérimentales ont un excellent niveau mais d'autres, notamment en droit, ont moins l'occasion de pratiquer l'anglais. Il nous fallait imposer à tous d'acquérir un niveau suffisant pour s'intégrer ensuite sur le marché du travail."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même volonté à l'université de Nantes (1 400 doctorants), où chaque doctorant suit 100 heures de cours dont la moitié est disciplinaire et l'autre consacrée à la rédaction d'un CV ou au montage d'un projet financier. "Avec le soutien de l'Intelli'agence (ex-association Bernard Grégory), nous organisons aussi des 'Doctoriales' dans le cadre desquelles nos doctorants de toutes disciplines travaillent ensemble sur des projets innovants susceptibles d'intéresser des entreprises", explique Agnès Florin, responsable du collège doctoral Nantes-Atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les doctorants peuvent également réaliser une mission complémentaire, dite "doctorants expert", pour laquelle ils consacrent 32 jours de travail à une entreprise de la région. "C'est un dispositif peu coûteux et très efficace pour qu'une entreprise et un doctorant apprennent à se connaître", insiste Agnès Florin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * COMMENT AMENER LES INGÉNIEURS VERS LE DOCTORAT ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les ingénieurs bénéficient en France d'une grande aura, un petit séjour en Allemagne les déçoit vite quand ils se rendent compte qu'ils passent derrière les ingénieurs-docteurs. Et c'est le cas dans beaucoup d'autres pays. Les grandes écoles d'ingénieurs mettent donc aujourd'hui tout en œuvre pour pousser leurs élèves à poursuivre leur cursus trois ans de plus. "A l'ESTP, nous avons aujourd'hui 15 thésards en contrat Cifre dans le cadre de notre Institut de la constructabilité mais aucun n'est encore ingénieur de l'ESTP, explique Florence Darmon, la directrice de l'école parisienne spécialisés dans le bâtiment et les travaux publics. Pour les motiver à poursuivre leur cursus, nous devons obtenir des entreprises qu'elles les rémunèrent au même niveau que des salariés."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elles devraient y trouver leur compte selon elle : "Avoir des ingénieurs chercheurs permettra aux entreprises de mieux faire communiquer ces deux mondes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une approche que reprend Olivier Fourure, directeur de la grande école d'ingénieurs aéronautique qu'est l'Isae de Toulouse (issue du rapprochement de l'Ensica et de Sup Aéro) : "Nous avons plus de 200 thésards dont 15 % issus des rangs de l'école. Mais ce chiffre monte depuis que nous initions, dès leur première année, nos élèves à la recherche en les amenant à aller dans nos laboratoires."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d'insister : "Nous sommes un secteur qui a particulièrement besoin d'innovation et nos ingénieurs trouvent en thèse les méthodes qui permettront à notre industrie aéronautique de rester un leader mondial."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * UN VÉRITABLE 3E CYCLE DE FORMATION À LA RECHERCHE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un docteur c'est quelqu'un de créatif, qui sait sortir du moule, qui arrive à se moduler en fonction des besoins de l'entreprise grâce à sa formation universitaire, confirme Pauline Dreux-Palassy. A nous de leur donner les armes pour faire valoir leurs qualités face aux ingénieurs. A les aider à passer d'un projet passionnel, leur thèse, à un projet professionnel." Et les thésards ont des compétences à faire valoir dont ils n'ont eux-mêmes peu conscience. "Dans le cas d'un scientifique, il aura par exemple appris à négocier avec des fournisseurs ou à faire du management ", reprend Pauline Dreux-Palassy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réputation des thésards de ne jamais finir leur thèse est aussi en passe d'être totalement dépassée. "Aujourd'hui en moyenne les thèses dans notre université durent un peu plus de quatre ans et nous travaillons pour arriver progressivement aux trois ans pour tous, ce qui n'est pas loin d'être le cas dans les disciplines scientifiques alors qu'on se rapproche plutôt des cinq ans en sciences humaines et sociales", commente Agnès Florin. Mais il faut aussi compter avec des personnes en activité auxquelles on donne plus de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Avec sa réduction à trois ans et l'obligation de suivre certains cours la thèse a changé de statut pour devenir un véritable troisième cycle de formation à la recherche, conclut Laurent Batsch, président de l'université Paris-Dauphine. Ce n'est plus l'œuvre d'une vie mais un apprentissage qui sera utile au doctorant, qu'il devienne lui-même enseignant-chercheur ou qu'il se destine à des services d'études en entreprise. L'image du 'doux rêveur' qui collait au thésard est totalement dépassée et on comprend bien maintenant que la thèse est une formation de l'esprit professionnalisante."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olivier Rollot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"Trois années de grande satisfaction intellectuelle"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pour moi la poursuite en doctorat n'avait rien d'évidente. Il a fallu que la start up dans laquelle j'étais en stage me convainque de poursuivre mon cursus avec elle." Marie-Cécile Klak, 26 ans, gardera finalement un très bon souvenir de son doctorat : "Ce furent trois années de grande satisfaction intellectuelle même si au début cela fait un peu peur de se lancer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectué dans le cadre d'un contrat Cifre(*), le doctorat en biochimie de Marie-Cécile Klak portait sur la recherche de pansements pour accélérer la cicatrisation des grands brûlés. "Un sujet particulièrement passionnant pour moi qui avait envie de travailler dans un laboratoire."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie-Cécile Klak a aussi beaucoup apprécié d'être soutenue dans son projet professionnel par le Nouveau chapitre de la thèse, une autre initiative de l'Intelli'agence qui met en contact doctorants et entreprises. "Nous travaillons pendant une semaine en groupes de doctorants de toutes disciplines, juristes comme scientifiques ou gestionnaires, pour présenter un projet aux entreprises présentes. Cela nous permet de mieux mesurer toutes les compétences que nous avons acquises."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'elle vient de rejoindre la prestigieuse université américaine de Yale pour un contrat de post doctorante, elle se félicite décidément d'avoir choisi la voie universitaire : "Cela correspondait mieux à mon tempérament. Je ne voulais pas être encadrée dans une prépa avec quelqu'un qui me dise ce qu'il me fallait faire. Je voulais être autonome et créative." Le portrait même d'une thésarde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Les conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre) permettent de subventionner les entreprises qui embauchent un doctorant dans le cadre d'une collaboration de recherche avec un laboratoire public.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5687050334029619897?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5687050334029619897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5687050334029619897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/06/le-doctorat-nouveau-est-arrive.html' title='Le doctorat nouveau est arrivé'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5233815603413940453</id><published>2011-06-28T00:16:00.000-07:00</published><updated>2011-07-07T00:19:50.982-07:00</updated><title type='text'>Ne tirez pas sur les grandes écoles</title><content type='html'>Le Monde, 28 juin 2011  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès des grandes écoles ne se dément pas alors que dans la période de campagne électorale qui se prépare, les premières frappes s'abattent sur elles. En ce début de mois de juin, c'est plus de 20 000 candidats qui ont décidé de s'élancer  sur le tour de France des oraux des grandes écoles de management.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure du "printemps arabe" et de la gronde des jeunes "indignés" espagnols, qui traduisent le désarroi d'une jeunesse désenchantée par des longues études sans emplois qualifiés à la clé, nos écoles ne proposent certes pas la garantie d'un emploi à vie contre un diplôme. Ce qu'elles offrent à chaque étudiant, c'est l'opportunité de construire un projet professionnel personnel qui débouche sur une employabilité proche de 100 % en fin du parcours. La recette diffère selon l'école, mais elle est partout fondée  sur l'alternance entre théorie et  pratique, recherche et action. Et forte de sa dimension internationale, elle prépare ses étudiants à évoluer dans une économie globalisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modèle de la grande école attire les critiques pour sa reproduction sociale. Jugement fondé mais qui tend de plus en plus à se corriger. Les partenariats avec des lycées accueillant des élèves excellents mais n'ayant pas le capital culturel et les réseaux familiaux pour se projeter dans des études longues se multiplient, tout comme les bourses, les prêts sans caution à taux très faible ainsi que les jobs étudiants. Pour nos écoles, il est primordial  de renouveler les élites et répondre ainsi aux besoins des entreprises qui viennent sur nos campus à la recherche de la diversité culturelle et sociale de cadres non formatés apportant des idées neuves et ressemblant à leurs clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aussi critiqué au motif qu'il serait davantage financé par la collectivité que par l'université, argument particulièrement mal fondé pour les grandes écoles de management, dont les fonds publics représentent aujourd‘hui moins de 10 % de leur budget. Ces mêmes écoles tirent l'essentiel de leurs ressources de droits de scolarité en moyenne inférieurs de 30 % à ce que les universités publiques anglaises vont réclamer à leurs étudiants Bachelor à partir de l'an prochain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous réjouissons que l'université bénéficie aujourd'hui d'une injection massive de fonds publics qui lui permet de se moderniser, de s'autonomiser et de s'inscrire dans une démarche professionnalisante. Mais à l'ère de l'économie de la connaissance où la richesse des nations développées vient de leur matière grise, dépassons les oppositions stériles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne tirons pas sur le pianiste et appuyons-nous sur l'originalité et la performance de notre système dual ! Au cours des dix dernières années, les écoles de management ont mué de manière spectaculaire. Elles sont nombreuses à être aujourd'hui accréditées par les organismes internationaux (Equis, AACSB, AMBA). Elles sont de mieux en mieux classées dans les rankings des journaux de référence (Financial Times).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ont attiré dans leurs masters des proportions importantes d'étudiants internationaux qui font de leur salle de classe une assemblée multiculturelle et développé une faculté permanente d'enseignants-chercheurs dont les publications scientifiques internationales sont significativement plus nombreuses que celles de leurs collègues universitaires des mêmes disciplines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dynamique, favorisée par une gouvernance resserrée et résolument entrepreneuriale, bénéficie considérablement à l'économie nationale et régionale, contribuant à la culture de l'innovation, à l'animation des pôles de compétitivité comme à l'accompagnement des entreprises dans leur conquête des marchés mondiaux. Et les écoles sont prêtes à s'inscrire dans une logique de coopération territoriale avec tous les autres acteurs de l'enseignement supérieur et, au premier chef, l'université au sein des pôles de recherche et d'enseignement (PRES), pour autant que ceux-ci ne soient pas un corset bureaucratique mais un espace de partage et de mise en synergie d'expertises complémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienvenue sur nos campus à tous les candidats et merci à eux pour la confiance dont ils nous honorent. Cette confiance, notre principal rôle va être  de la  replacer en eux. Le monde professionnel dans lequel ils évolueront sera tout sauf un long fleuve tranquille… Complexe, imprévisible, dangereux parfois, il va requérir des caractères bien trempés et des esprits souples qui sauront saisir toutes les opportunités de développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est notre fierté de les préparer à assumer demain leurs responsabilités quel que soit le terrain qu'ils choisiront pour y investir leur énergie : grandes entreprises ou start-ups, ONG ou collectivités publiques. Le tour de France est parti pour les candidats. A leur tour maintenant de décider de leur avenir.&lt;br /&gt;Arnaud Langlois-Meurinne, directeur général de Rouen Business School&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5233815603413940453?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5233815603413940453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5233815603413940453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/06/ne-tirez-pas-sur-les-grandes-ecoles.html' title='Ne tirez pas sur les grandes écoles'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3631306167262485528</id><published>2011-06-23T02:30:00.000-07:00</published><updated>2011-06-23T02:31:49.185-07:00</updated><title type='text'>Pécresse réforme la licence en profondeur</title><content type='html'>Le Figaro, 22 juin 2011  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir donné leur autonomie aux universités, Valérie Pécresse s'attaque à l'avenir du premier des diplômes universitaires : la licence. Après six mois de négociations avec les principaux acteurs du monde universitaire et de l'entreprise, la ministre de l'Enseignement supérieur et de le recherche vient carrément de finaliser un diplôme qu'elle veut «nouveau» : plus professionnel, plus tourné vers l'emploi, plus qualifiant et surtout revalorisé. Elle ne veut pas perdre du temps : la licence nouvelle version verra donc le jour à la rentrée 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la clé, trois objectifs : une exigence académique de haut niveau. La licence doit devenir selon la ministre «un diplôme de référence» et permettre une meilleure insertion professionnelle en favorisant les stages en entreprises. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque étudiant devra se voir proposer un stage pour «doper» son cursus. Le but étant à la fois de permettre à ceux qui ne souhaitent pas poursuivre leurs études à l'issue du premier niveau de diplôme universitaire d'avoir accumulé un début d'expérience professionnelle et d'être aussi crédibles lors de leurs premiers pas sur le marché de l'emploi que leurs homologues issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous voulons aussi personnaliser les parcours, permettre à ceux qui le souhaitent de changer de filières ou d'université en fonction de leurs compétences, de leurs projets et de leurs résultats», dit-on au cabinet de la ministre. Enfin, la ministre veut prévenir le décrochage universitaire, qui concerne encore 80 000 étudiants chaque année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous ne partons pas de rien, insiste-t-elle. La dynamique est engagée depuis trois ans, nous avons replacé la pédagogie au coeur des préoccupations de l'université. Notre ambition c'est désormais de généraliser les dispositifs les plus aboutis.» En 2011, quelque 211 millions d'euros ont effectivement été investis dans le plan réussir en licence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier axe pour parvenir à ses fins : Valérie Pécresse va commencer par augmenter le nombre d'heure de cours. Elles seront désormais fixées à un minimum de 1500 heures, pour se rapprocher du modèle des classes préparatoires qui dispensent elles 900 heures par an, soit 1800 sur les deux ans de prépa à leurs étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il atteint déjà 1 745 heures sur les 6 semestres de la licence en «Sciences, technologie, santé» ou en «STAPS», le volume horaire pour une licence n'est que de 1 548 heures en «Droit, économie, gestion», 1432 heures en «Arts, lettres et langues» et «Sciences humaines et sociales» contre 1270 heures avant 2002. Dans certaines disciplines, en fonction des options choisies, le volume horaire minimum est de 1200 heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fini donc en 2012 les emplois du temps parfois jugés bien légers par les parents, qualifiés de «gruyère» par les étudiants. Même s'ils laissent en contrepartie plus de place pour le travail personnel, les recherches documentaires, la lecture et… la douceur de vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien contre cette image connotée de dilettantisme et perçue comme négative par les employeurs que la ministre engage son offensive. Pas de raison que seuls les diplômés de grandes écoles empruntent des voies royales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième axe d'évolution, une généralisation des dispositifs mis en place dans certaines universités de personnalisation des parcours, avec du soutien, des possibilités de réorientation, des itinéraires pour changer de voie en cours d'année universitaire pour éviter de perdre trop de temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il s'agit également de développer les dispositifs dits d'excellence (cycles préparatoires, doubles licences, parcours renforcés) qui doivent bénéficier, via l'établissement de passerelles, à l'ensemble des étudiants accueillis à l'université. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, cette nouvelle licence va comporter un important volet de meilleure préparation à la vie professionnelle avec des stages prévus tout au long des cursus. Une faiblesse du monde universitaire par rapport à celui des grandes écoles ou des IUT. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, seuls 11 % des étudiants de licence font actuellement un stage, essentiellement en troisième année. Seuls 2 % des premières années ont eu une telle expérience, 9 % des deuxième année et 27 % des troisième année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une faiblesse aux yeux des chefs d'entreprises quand on sait que les élèves de grandes écoles qui ont jusqu'ici leur préférence effectuent eux des stages nombreux voire des années de césure pour doper leur CV avant de tenter de décrocher leur premier emploi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3631306167262485528?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3631306167262485528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3631306167262485528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/06/pecresse-reforme-la-licence-en.html' title='Pécresse réforme la licence en profondeur'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5162622518407949154</id><published>2011-06-14T00:35:00.000-07:00</published><updated>2011-06-14T00:37:41.024-07:00</updated><title type='text'>Luc Ferry, l'universitaire qui ne fait pas cours</title><content type='html'>par Fabrice Melleray, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/14/luc-ferry-l-universitaire-qui-ne-fait-pas-cours_1535570_3232.html"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 14 juin 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même manière que l'on ne saurait déduire du passage d'un cygne blanc que tous les cygnes sont blancs, comme l'écrivait Karl Popper, on ne peut évidemment prétendre que si un universitaire n'assure pas son service, ou s'emploie à s'y soustraire, tous les universitaires procèdent de la même manière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, et même ramenées à un cas que l'on espère isolé et qui est à certains égards exceptionnel (tous les professeurs d'université n'ont pas connu la même carrière politico-administrative que lui), les récentes révélations relatives à la situation statutaire de Luc Ferry posent un très sérieux problème de droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voudrait signaler ici l'existence d'un profond décalage entre la sévérité des règles et la mollesse de leur mise en œuvre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En droit de la fonction publique, le principe est pourtant clair : les fonctionnaires n'ont droit à rémunération qu'après service fait et, au moins pour les fonctionnaires de l'Etat, le service partiellement fait est assimilé au service non fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est également acquis qu'un universitaire, sauf s'il bénéficie d'une décharge (totale ou partielle) ou encore s'il est placé dans une position statutaire particulière (détachement, délégation ou mise à disposition), doit assumer l'intégralité de ses obligations d'enseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son service se compose en effet pour moitié d'activités d'enseignement déterminées par rapport à une durée annuelle de référence égale à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;128 heures de cours&lt;/span&gt;. Dès lors qu'il n'assure pas tout ou partie de ses obligations statutaires d'enseignement, un professeur d'université doit donc faire l'objet d'une retenue sur traitement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, de la même manière qu'un enseignant qui tarde à remettre ses notes et les copies peut valablement faire l'objet d'une retenue de l'intégralité de son traitement durant cette période, un professeur qui n'assurerait pas ses enseignements devrait subir le même sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que va-t-il cependant très probablement se passer dans le cas d'espèce ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit on parvient à trouver une nouvelle base juridique permettant de dispenser l'intéressé d'assurer son service (mais une telle option est assurément plus délicate à mettre en œuvre depuis que les universités sont devenues autonomes et assument donc l'essentiel des prérogatives, et des devoirs, de l'employeur alors même que les enseignants-chercheurs demeurent des agents de l'Etat), soit on trouve un compromis, le professeur récalcitrant acceptant de faire quelques heures de cours alors que les étudiants ont déjà déserté les bancs des amphithéâtres ou promettant qu'une telle situation ne se reproduira pas à l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se permettra de signaler que, du point de vue du droit, un tel compromis est tout aussi illégal que l'absence de service fait dès lors que le fonctionnaire est dans une situation statutaire et que son employeur ne peut pas l'exempter sans motif valable de l'essentiel de ses obligations d'enseignement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra pourtant bien un jour mettre en adéquation le droit et la pratique administrative, sauf à accepter que l'image des universités et des universitaires ne continue à se dégrader.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Melleray, professeur de droit public à l'université Montesquieu-Bordeaux IV&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5162622518407949154?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5162622518407949154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5162622518407949154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/06/luc-ferry-luniversitaire-qui-ne-fait.html' title='Luc Ferry, l&apos;universitaire qui ne fait pas cours'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7065189135354807426</id><published>2011-06-11T00:44:00.000-07:00</published><updated>2011-06-11T00:46:14.482-07:00</updated><title type='text'>Vers une fondation des sciences du vivant</title><content type='html'>Le Point.fr - 10/06/2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy souhaite "fédérer les bonnes volontés", y compris "certaines grandes entreprises".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a milité vendredi pour la création d'une fondation de coopération scientifique associant organismes de recherche, universités, CHU et entreprises en matière de sciences du vivant, en clôture des 3es rencontres internationales de recherche biomédicale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'exprimant devant des chercheurs, le chef de l'État a demandé aux ministres compétents de "parachever la création" de cette fondation en soulignant qu'elle devait "associer des acteurs de la vie quotidienne des Français", et notamment "certaines grandes entreprises d'ores et déjà désireuses de s'engager".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Au cours des prochains mois, je compte sur vous pour rassembler ces énergies, ces bonnes volontés au service de la santé de nos concitoyens", a-t-il dit à l'adresse de Valérie Pécresse (Recherche), Xavier Bertrand et Nora Berra (Santé) et du patron de l'Alliance des sciences de la vie et de la santé (Aviesan) et P-DG de l'Inserm, André Syrota. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a précisé que cette fondation n'avait pas vocation à "mettre la main sur qui que ce soit", "à se substituer aux fondations en cours de création dans les universités autonomes", ou encore à "ajouter une couche de complexité à un dispositif que nous voulons au contraire simplifier".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Simplifier le paysage"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il s'agit simplement de fédérer les bonnes volontés et de simplifier le paysage et de remplacer les innombrables groupements d'intérêt scientifique créés au fil des années", a insisté le président. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous avons besoin de cette coopération entre universités et entreprises (...). Je suis très heureux, on peut (aujourd'hui) dire ça sans être accusés de marchandisation de l'université ou de l'arrivée du capitalisme dans les universités", s'est réjoui Nicolas Sarkozy. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évoquant les maladies infectieuses, thème de la 3e édition des rencontres, il a assuré que la France tiendrait ses promesses d'aide au Fonds mondial de lutte contre le sida et d'engagement budgétaire en faveur de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La crise ralentit la croissance et nos recettes fiscales, mais pas les épidémies. Il n'y a donc aucune raison de baisser la garde", a-t-il plaidé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après son discours, Nicolas Sarkozy a déjeuné avec les lauréats de l'appel à projet créant les instituts hospitalo-universitaires (IHU).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7065189135354807426?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7065189135354807426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7065189135354807426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/06/vers-une-fondation-des-sciences-du.html' title='Vers une fondation des sciences du vivant'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5972764731841094388</id><published>2011-01-31T00:53:00.000-08:00</published><updated>2011-01-31T00:54:38.622-08:00</updated><title type='text'>Pourquoi le système éducatif français n'est pas propice à l'entreprenariat : réponse de l'Etudiant.fr</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.letudiant.fr/jobsstages/creation-entreprise/facebook-aurait-il-pu-etre-cree-sur-un-campus-francais-16519.html"&gt;http://www.letudiant.fr/jobsstages/creation-entreprise/facebook-aurait-il-pu-etre-cree-sur-un-campus-francais-16519.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grandes écoles, facs : ce qui empêche aujourd’hui d’avoir des Zuckerberg français&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Yes we can”. Le slogan de la campagne présidentielle de Barack Obama résume parfaitement l’état d’esprit dans lequel baignent les étudiants des meilleurs campus Outre-Atlantique. De ces têtes bien faites, on attend que l’idée jaillisse. Et cela ne manque pas. Exemple le plus célèbre, à 20 ans, l’étudiant Mark Zuckerberg, créé en 2004, sur le campus de Harvard, Facebook, un trombinoscope en ligne des élèves de la célèbre université. Aujourd’hui, le réseau social réunit 600 millions de membres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prime aux “bêtes à concours”, pas aux porteurs de projets&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Penser différemment est encouragé dans le système éducatif américain, contrairement à la France. Aux États-Unis, vous vous formez, en France, on vous forme.” Une comparaison qu’Idriss Aberkane, 25 ans, se permet après avoir fréquenté les systèmes universitaires de part et d’autre de l’Atlantique. Ce jeune entrepreneur dans le microcrédit agricole, passé par la fac d’Orsay (Paris) puis par l’ENS (École normale supérieure), a aussi étudié sur les campus de Cambridge et Stanford. Pour lui, comme pour beaucoup de créateurs interrogés, comparativement aux États-Unis, les élèves et étudiants français sont peu encouragés à proposer des projets extrascolaires. Les prépas sont notamment montrées du doigt comme formant des bêtes à concours plus que des boîtes à idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En témoigne Fabrice Le Parc, ancien de HEC (promo 1999) et fondateur de Smartdate, un “Meetic” sur Facebook : “Les élèves passent 2 ou 3 ans à bachoter, ce qui n’a rien à voir avec l’entreprenariat. De 18 à 20 ans, en France, il est impossible d’avoir des idées qui émergent. C’est bien d’étudier la philosophie, l’histoire du monde contemporain, mais ce sont autant d’années de perdues pour le business. Moi, ce n’est qu’en 3e année de HEC, avec la majeure entrepreneur, que j’ai eu le sentiment qu’il était possible de créer ma boîte. Zuckerberg, lui, avait failli vendre un programme à Microsoft alors qu’il n’avait que 18 ans !”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esprit d’entreprise ne souffle pas sur nos campus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre frein à l’entrepreneuriat des jeunes français : le manque de projection comme créateur d’entreprise. “On juge les gens sur leurs diplômes, non sur ce qu’ils ont accompli dans leur carrière”, regrette ainsi Stanislas di Vittorio, un ancien de Polytechnique (diplômé en 1988), passé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), et fondateur de trois entreprises. “À mon époque, créer une entreprise, personne n’en parlait à X. Pour nous, c’était forcément les grands corps de l’État, les grandes entreprises, à la rigueur la finance…” se souvient-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un avis que partage Fabrice Le Parc, passé lui aussi, mais plus récemment, par une grande école : “On nous inculque que les PME et les start up, c’est la loose, que les meilleurs vont plutôt chez Total, LVMH ou L’Oréal. Aux États-Unis, poursuit-il, Bill Gates ou Mark Zuckerberg abandonnent Harvard pour monter leur boîte. Personne ne quitterait HEC sans diplôme. Dans les grandes écoles, on est plus préoccupé par sa construction de carrière que par la recherche de l’idée de génie. Sur les campus américains, tout le monde a une idée et beaucoup créent leur boîte.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peur du risque et de l’échec&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les campus français, on est donc loin du discours “harvardesque” : “Vous êtes les futurs créateurs d’entreprise de demain”. La part des jeunes diplômés qui se sont lancés reste encore le plus souvent en deçà des 5 % (pour les grandes écoles de commerce).C’est aussi que certains freins, notamment psychologiques, persistent. “À l’ESCP Europe, les élèves savent qu’ils ont 80 % de chances de trouver du travail en 6 mois. Ils ont un bagage de sécurité, explique Nathan Grass, coordinateur de la chaire entreprenariat de l’ESCP Europe. Créer son entreprise, c’est remettre les compteurs à zéro face aux banques, aux partenaires… Même si la France est championne du monde du soutien à la création d’entreprise, avec 3.000 dispositifs, il y a une difficulté terrible pour trouver les leviers déclencheurs.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“En France, avoir essayé de monter sa boîte et avoir échoué, c’est une pénalité alors que c’est un plus sur un CV aux USA, regrette Stanislas di Vittorio. Si la société n’est pas tolérante à l’échec, vous poussez les gens à ne pas prendre de risque.” Lui-même se souvient, au moment où il créait l’une des ses entreprises, de s’être fait donner des conseils un peu condescendants par un ancien fonctionnaire confortablement installé à un poste senior dans une grande entreprise du CAC40.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idriss Aberkane renchérit dans cette analyse : “L’initiative est censurée dans la pratique : si vous venez de la fac, on vous renvoie au fait que vous n’êtes pas suffisamment compétent pour porter un grand projet. Si vous venez d’une grande école, on vous dit que vous ne pouvez compter que sur vous-mêmes et vous devez faire ce qu’on vous dit. Tout le contraire de l’esprit entrepreneur”. Et tout le contraire de la confiance en eux et de l’assurance dans leurs talents affichées par les geeks fondateurs de Facebook, comme le décrit très bien le film de David Fincher, « The Social Network », sur la genèse du réseau social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des raisons d’espérer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que les choses commencent à bouger. À l’image de l’ESSEC, Advancia ou Télécom Bretagne qui le faisaient déjà, les écoles sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à essayer de stimuler la fibre entrepreneuriale qui sommeille en chaque étudiant (ou presque). Que ce soit au travers d’incubateurs, de chaires entreprenariat, de modules/majeure dédiées, de « barcamps » (rencontres-ateliers où chaque spectateur est aussi un participant) sur l’innovation…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Depuis 2 ou 3 ans, cela évolue très vite, décrit Guilhem Bertholet, directeur de l’incubateur de HEC. C’est de plus en plus facile de créer sa boîte au niveau législatif. Et les écoles investissent en créant des postes dans les incubateurs, au-delà de l’intérêt des étudiants. Dans le programme de HEC, les valeurs de l’entreprenariat sont dispensées auprès de tous les étudiants. Et on propose des stages dans des start up, des concours de business plan… pour que les étudiants se testent.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise a d’ailleurs eu un effet stimulant sur l’envie d’entreprise des étudiants. “Depuis 2 ans, poursuit Guilhem Bertholet, les grands groupes ne sont pas dans une situation mirobolante. Les banques recrutent moins, les équipementiers délocalisent et il y a donc moins de débouchés. Les étudiants sont de plus en plus attirés par l’innovation dans l’entreprenariat et le côté ‘je manage, je suis libre’. ”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de raison, donc, que les obstacles à l’entreprenariat soient rédhibitoires. “En France, on a tout matériellement, mais pas l’état d’esprit”, estime Idriss Aberkane. “D’ailleurs Facebook a failli être inventé en France, avec un Breton qui a développé la partie technique de Copains d’avant”, lance en souriant Pierre Trémenbert, directeur de l’incubateur de Télécom Bretagne. Seule différence infranchissable ? La taille du marché, puisque les créateurs d’entreprise américains peuvent compter sur 350 millions de consommateurs. Quand Copains d’avant affiche 12 millions de membres, Facebook enregistre 600 millions d’amis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabienne Guimont&lt;br /&gt;Janvier 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5972764731841094388?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5972764731841094388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5972764731841094388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/01/pourquoi-le-systeme-educatif-francais.html' title='Pourquoi le système éducatif français n&apos;est pas propice à l&apos;entreprenariat : réponse de l&apos;Etudiant.fr'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2291868178883144232</id><published>2011-01-16T05:15:00.000-08:00</published><updated>2011-01-16T05:17:08.815-08:00</updated><title type='text'>Facs : Sois «excellente» et tu auras de l’argent</title><content type='html'>Libération, 14 janvier 2011&lt;br /&gt;Les meilleures universités vont absorber, en 2011, une large partie du budget du supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Depuis 2007, les crédits de fonctionnement progressent de manière exceptionnelle» : la phrase a beau être écrite 80 fois - en haut de chaque page - dans le dossier de presse du ministère de l’Enseignement supérieur, l’Etat n’est pas très généreux cette année avec les universités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moyens de fonctionnement qu’il leur alloue augmentent de 78 millions d’euros, soit de 3% en moyenne, alors que la hausse était de 131 millions en 2010 et de 146 millions en 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ministre, Valérie Pécresse, qui présentait vendredi les budgets des universités, a tenu à rappeler que le secteur était le seul à échapper à la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux et donc aux réductions de postes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’est aussi félicitée de la «poursuite de la dynamique» lancée par Nicolas Sarkozy, vantant les 56% d’augmentation des moyens, entre 2007 et 2011, de Lille-II - dont les effectifs étudiants ont bondi - les 50% d’Angers ou les 31% de Paris-XIII.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on assiste bien à un ralentissement en 2011. De nombreuses universités vont connaître une stagnation en termes réels de leurs moyens de fonctionnement, en hausse de 1,5%, équivalent à l’inflation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, seules celles devenues autonomes au 1er janvier 2011 bénéficient de hausses importantes - jusqu’à 11 % pour Grenoble-II - afin de leur permettre d’assumer les charges nouvelles qui leur incombent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai enjeu financier pour les universités est désormais le grand emprunt, rebaptisé «Investissements d’avenir». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2011, elles vont se partager à ce titre 1,5 milliard d’euros, sur les 3,6 milliards destinés au supérieur et à la recherche, a indiqué la ministre, la différence devant aller au nucléaire, à l’espace et à l’aéronautique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais seules les universités dont les projets d’«excellence» auront été retenus, recevront la manne. Et les autres n’auront rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la principale critique des syndicats : le grand emprunt va creuser encore l’écart entre les grandes universités, notamment les scientifiques dotées d’une puissante recherche, et les petites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Pécresse a aussi dû reconnaître que l’autonomie avait quelques ratés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines universités autonomes «n’ont pas su prévoir l’évolution de leurs masses salariales», a-t-elle regretté, et se retrouvent en déficit. Le ministère va examiner chaque cas afin de voir celles qu’il faudrait renflouer. Il compte aussi sur la «solidarité» des universités plus florissantes pour donner aux autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2291868178883144232?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2291868178883144232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2291868178883144232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/01/facs-sois-excellente-et-tu-auras-de.html' title='Facs : Sois «excellente» et tu auras de l’argent'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7179758122258410879</id><published>2011-01-01T13:01:00.000-08:00</published><updated>2011-01-01T13:08:16.607-08:00</updated><title type='text'>Cinq universités propriétaires de leurs murs en 2011</title><content type='html'>Le Figaro, 5 novembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les établissements pourront vendre, construire, détruire leurs bâtiments sans demander son accord à l'État. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq premières universités sont retenues par le ministère de l'Enseignement supérieur pour devenir propriétaires de leur patrimoine immobilier, dont quatre pourront s'engager dans le processus de dévolution début 2011: Clermont-I, Poitiers, Toulouse-I et l'université de Corte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière nécessite cependant au préalable une modification législative puisque c'est l'Assemblée territoriale de Corse qui en est propriétaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dévolution de l'université Pierre-et-Marie-Curie (Jussieu) devrait être actée en 2011 mais elle ne sera effective qu'en 2014 à la fin des travaux sur le campus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La possibilité de devenir propriétaire de leurs murs est offerte aux universités volontaires depuis la loi sur l'autonomie de 2007. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici à fin décembre 2010, les cinq pionnières vont négocier leur dotation financière avec l'État. Elles bénéficieront d'un financement ponctuel pour des travaux de mise en sécurité avant la dévolution, et d'un financement annuel récurrent calculé sur l'activité «pour permettre le gros entretien et le renouvellement du patrimoine transféré». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 250 millions d'euros ont déjà été versés par l'État depuis deux ans en vue de ces transmissions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dévolution de leur patrimoine va permettre aux universités de lancer librement et de financer tous leurs travaux, d'acheter ou vendre des immeubles ou des terrains et de garder 100 % des produits de cession en cas de vente et d'adapter leur parc immobilier à leur activité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, une université qui a besoin de faire des travaux ou qui souhaite acheter un bâtiment doit demander à l'État son accord sur le principe et pour le financement, pour chaque chantier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsqu'un bien appartenant à l'État est vendu, elle ne bénéficie pas forcément du produit de la cession, ni du montant intégral de la vente : l'État conserve habituellement 35 % de ce montant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en résulte «une mauvaise utilisation des implantations immobilières, et un manque de cohérence avec le projet d'établissement», selon le ministère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est le prétexte pour ne jamais bouger, explique Valérie Pécresse, on conserve de vieux bâtiments à côté de nouveaux». L'État reconnaît qu'il «n'est pas un bon gestionnaire», affirme-t-elle, «les universités ne pourront plus quant à elle se défausser».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est très complexe» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'État est actuellement propriétaire de 15,2 millions de mètres carrés de foncier bâti répartis sur plus de 6 350 bâtiments d'enseignement supérieur, dont 35 % sont considérés en état moyen, mauvais, voire «très mauvais», un patrimoine estimé au total à 20 milliards d'euros par France Domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls neuf établissements sur quatre-vingt-trois ont pour l'instant réclamé la propriété. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les cinq qui ont reçu l'aval du ministère, quatre autres universités candidates, Avignon, Cergy-Pontoise, Paris-II Panthéon-Assas et Paris-Est Marne-la-Vallée, verront cette possibilité ouverte à partir de 2012, leurs dossiers n'étant pas jugés encore suffisamment avancés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si d'autres universités n'ont pas réclamé la dévolution, c'est qu'en interne «beaucoup pensent qu'on n'aura pas les moyens de s'en occuper, que l'État est plus compétent», estime un président d'université qui souligne aussi des «oppositions politiques». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tout le monde n'a pas forcément envie de se lancer car c'est très complexe», indique un autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon un fin observateur du milieu universitaire, le gouvernement n'avait de toute façon pas intérêt à ce que les universités soient trop nombreuses à réclamer la propriété de leurs murs «car cela représente un coût important».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7179758122258410879?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7179758122258410879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7179758122258410879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/01/cinq-universites-proprietaires-de-leurs.html' title='Cinq universités propriétaires de leurs murs en 2011'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4202957858679986600</id><published>2011-01-01T12:58:00.000-08:00</published><updated>2011-01-01T13:01:16.040-08:00</updated><title type='text'>90 % des universités en gestion autonome</title><content type='html'>Le Figaro, 31 décembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux premières vagues en 2009 et 2010, 22 nouveaux établissements accèdent à une plus grande indépendance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au 1er janvier 2011, 22 nouvelles universités vont devenir autonomes. Elles rejoignent les 18 qui ont franchi le pas dès 2009 et les 33 qui ont poursuivi le mouvement en 2010. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près de trois ans et demi après le vote de la loi, 90 % des universités françaises seront donc passées à l'autonomie. Les neuf dernières devront se plier à la loi avant le 11 août 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès janvier 2011, les 22 nouveaux établissements autonomes seront davantage maîtres de leur destin. Ils vont gérer leurs ressources humaines et leur budget, auparavant orienté par l'État. Selon les universités déjà passées à l'autonomie, la loi a changé l'état d'esprit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Le principal impact est psychologique. Les enseignants-chercheurs sont moins dans l'autocensure, car les crédits sont moins fléchés », explique un directeur de laboratoire de l'université Pierre-et-Marie-Curie (Jussieu). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière d'insertion professionnelle, la LRU «a fortement modifié notre image auprès du patronat. On devient un interlocuteur majeur », affirmait récemment Marc Gontard, président de l'université Rennes-II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maîtrise de leur masse salariale permet aux universités autonomes de dégager des marges de manœuvre pour conduire leur politique, notamment en matière de décharges de services ou de recrutement. Les conseils d'administration peuvent définir une politique salariale différenciée en attribuant des primes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'université de Metz a une souplesse accrue dans la rémunération et la possibilité de primes pour les contrats à durée indéterminée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symbolique de cette nouveauté, quelques universités ont aussi recruté cette année des chercheurs réputés à l'étranger, comme Paris-VII, qui a fait venir un professeur américain prix Nobel de physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les présidents, l'application de la loi génère toutefois un «stress important » pour les personnels, soumis à de forts changements ; ils précisent aussi qu'il faut être vigilant sur « les concurrences parfois excessives entre universités ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mode électoral du conseil d'administration continue par ailleurs à provoquer des frustrations. Selon Vincent Berger, de Paris-VII, le mode de scrutin peut amener à des majorités écrasantes, sans alternative, qui «frustrent une partie des gens ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Chaque université est poussée à se mobiliser dans une dynamique propre, à développer des initiatives locales, explique Louis Vogel, président récemment élu de la Conférence des présidents d'université, mais si on veut réussir l'autonomie, il faut que l'État poursuive son effort financier. Or nous sommes encore sous-dotés.» Il rappelle que la dépense annuelle pour un étudiant reste à «un peu plus de 9 000 euros, contre 15 000 en Suède ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, certaines universités autonomes sont actuellement confrontées à une évolution à la hausse de leur masse salariale. Dans la subvention transférée par l'État, les postes temporairement vacants et l'impact de la pyramide des âges n'ont pas été pris en compte, selon Jean-Charles Pomerol, le président de Pierre-et-Marie-Curie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La masse salariale effectivement payée dépasse donc la subvention reçue du ministère. Dans son université, il s'agit de 3 millions d'euros. L'université de La Rochelle a dû reporter le vote de son budget pour cette même raison. Le ministère se veut toutefois rassurant à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prochaine étape découlant de la loi de 2007 sera celle de la dévolution du patrimoine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq premières universités volontaires sont retenues par le ministère de l'Enseignement supérieur pour devenir propriétaires de leur patrimoine immobilier, dont quatre pourront s'engager dans le processus de dévolution début 2011 : Clermont-I, Poitiers, Toulouse-I et l'université de Corte. La dévolution de l'université Pierre-et-Marie-Curie devrait aussi être actée en 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les universités pourront lancer librement et financer tous leurs travaux, acheter ou vendre des immeubles et pourquoi pas des terrains. Elles garderont 100 % des produits de cession en cas de vente et pourront adapter leur parc immobilier à leur activité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, une université qui a besoin de faire des travaux ou qui souhaite acheter un bâtiment doit demander à l'État son accord d'abord sur le principe, puis pour le financement de chaque chantier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4202957858679986600?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4202957858679986600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4202957858679986600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/01/90-des-universites-en-gestion-autonome.html' title='90 % des universités en gestion autonome'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-10963536067531383</id><published>2011-01-01T12:57:00.000-08:00</published><updated>2011-01-01T12:58:18.398-08:00</updated><title type='text'>La nouvelle vie du président de Pierre-et-Marie-Curie</title><content type='html'>Le Figaro, 31 décembre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dernier étage de la tour de Jussieu qui surplombe Paris, c'est la «soirée en or» de l'université Pierre-et-Marie-Curie (Jussieu). Quarante-cinq personnes, pour l'essentiel des enseignants de premier plan, sont honorées symboliquement par Jean-Charles Pomerol, le président, pour les distinctions qu'ils ont reçues dans l'année. Preuve que les temps changent, de Cédric Villani, médaille Fields en mathématiques, à Bernard Derrida, médaille Boltzmann en physique statistique, la plupart ont fait le déplacement pour cette soirée placée sous le signe de l'excellence scientifique. «L'esprit de corps pour une université française, c'est nouveau. Il se construit peu à peu», explique Jean-Charles Pomerol. Au sein de cette vieille dame compassée que reste l'Université, chacun a tendance à se référer à son «labo», ou au CNRS, même si Paris-VI est le premier établissement d'enseignement supérieur français du classement de Shanghaï. Une vision plus positive de l'université, tel est, aux yeux des enseignants, le principal effet de la loi sur l'autonomie que s'est appropriée Paris-VI, il y a deux ans. «On avait déjà des possibilités de souplesse en matière de ressources humaines. On a pu les étendre», observe ce professeur à la tête d'un laboratoire de physique fondamentale. Jean-Charles Pomerol, lui, estime avoir désormais «un vrai rôle de président». À ses pieds, le campus accueille 31.000 étudiants et 3250 enseignants-chercheurs, une véritable ville au cœur du Quartier latin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des recrutements plus simples &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les 420 millions d'euros de budget annuel, une fois retranchés les 350 millions d'euros de masse salariale et 70 millions d'euros de fonctionnement, il lui reste 15 %, soit de 20 à 30 millions d'euros de souplesse. Il lui est plus facile d'organiser certains recrutements ou de monter des chaires soutenues par des entreprises. «Je peux allonger plus d'argent ou monter des contrats spéci­fiques pour tel ou tel chercheur de haut niveau», explique-t-il. Autre nouveauté, la politique des primes, en hausse moyenne de 25 %, est devenue «plus généreuse et transparente» pour les enseignants-chercheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi LRU ne constitue pas pour autant, selon lui, une révolution. «Elle a accompagné les mœurs. La plupart des universités avaient anticipé l'autonomie parfois depuis une dizaine d'années. Certes, auparavant, on pouvait se faire titiller d'un point de vue légal lors de certaines prises de décision. Ce n'est plus le cas.  » Tous les matins, dès 6 h 45, Jean-Charles Pomerol s'attelle à son travail «sinon (il) n'arrive pas à tout faire». Pendant une heure, il s'occupe de sa montagne de courrier. Ce matin-là, il lui faut signer des contrats de travail de chercheurs, organiser l'achat de matériel antivirus pour un laboratoire, le financement d'un postdoctorant américain ou encore une campagne contre l'homophobie. Face au courrier d'une grande école, son visage se fige. «Les écoles d'ingénieurs veulent faire de la publicité dans l'université pour prendre nos meilleurs étudiants de premier ou deuxième cycle. C'est un marché de dupes», soupire-t-il, car, si quelques poignées d'étudiants peuvent y trouver leur compte, l'université n'a rien à y gagner. Ce type de lettre «part d'habitude directement à la poubelle», sauf lorsqu'il s'agit des Ponts ou de Supélec, avec qui il partage un laboratoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'occupe aussi des 500 anomalies relevées ces dernières semaines dans le secteur ouest du campus, récemment rénové. Problèmes de chauffage, de fenêtres qui ne ferment pas ou de portes qui tombent sur les gens, tout transite par lui. Les courriels se sont accumulés. On y lit par exemple : «Je ne peux pas rester dans mon bureau, il y fait 10 degrés !» Ces problèmes engendrent beaucoup «de frustrations et rendent les gens nerveux». Il va écrire une lettre de protestation à l'Épaurif, l'établissement public qui s'est occupé du chantier, sans grande conviction. «Je peux leur demander une transaction financière. Mais en attendant, c'est moi qui vais payer les travaux sur mes fonds propres.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction de la vie étudiante organise son pot de fin d'année. «Pour eux, c'est compliqué parce que l'université est en mutation.» Avant, c'était «le service public à l'ancienne , raconte-t-il. On demandait quelque chose, on était regardé de travers et on recommençait à papoter entre collègues. On leur demande d'être plus professionnels». Lorsqu'un étudiant a besoin de son diplôme en huit jours parce qu'il doit partir faire ses études aux États-Unis, «ça doit être possible». «Le monopole public de l'université à la française, c'est fini, martèle-t-il. Les universités ont perdu 10 % d'étudiants en quinze ans.» Le personnel se plaint auprès de lui des nouvelles règles censées protéger les stagiaires. Ces derniers doivent désormais être rémunérés. «C'est pervers , explique Jean-Charles Pomerol. Comme on n'a pas les moyens de les payer, on a interdit les stages au sein de l'université pour une bonne partie des étudiants.  » Lui qui ne cache pas son positionnement politique, favorable au gouvernement, critique cette «décision politique démagogique qui a été prise pour faire plaisir à l'Unef, ce syndicat d'étudiants de gauche petit-bourgeois».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va passer l'après-midi à présider son conseil d'administration, réduit à vingt-neuf personnes depuis la loi sur l'autonomie, contre une soixantaine auparavant. «Ce qui change, c'est d'avoir une majorité. Nous étions auparavant soumis à des négociations incessantes. On ne pouvait pas développer de politique continue. L'ennui, c'est que ça fige les positions. » Les échanges sont souvent assez musclés, «un peu comme à l'Assemblée nationale, les insultes en moins». Le vote du budget a été repoussé au mois de janvier car l'allocation de l'État n'est pas encore connue. Son budget 2011 sera «certainement» en stagnation, prévoit-il, agacé par «la politique égalitariste» actuelle. Les universités ont connu une augmentation de budget de 13 % en moyenne en 2010 quand la sienne obtenait 3 %. «Les crédits sont moins favorables aux universités de recherche intensive, qui créent pourtant l'innovation. Celles qui avaient le plus d'inscrits en licence, notamment en droit, une matière qui a le vent en poupe, ont été favorisées.  » Raisonnablement optimiste, il qualifie néanmoins la loi LRU de «bonne loi», mais «c'est réversible, fragile. Il y a encore beaucoup de boulot !».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-10963536067531383?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/10963536067531383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/10963536067531383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2011/01/la-nouvelle-vie-du-president-de-pierre.html' title='La nouvelle vie du président de Pierre-et-Marie-Curie'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-8695289347002494642</id><published>2010-11-24T23:49:00.001-08:00</published><updated>2010-11-24T23:49:36.482-08:00</updated><title type='text'>Mission sur le décrochage à l'université</title><content type='html'>AFP, 24/11/2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sénateur Christian Demuynck (UMP, Seine-Saint-Denis) a été chargé par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, d'une mission sur le décrochage à l'université, a-t-on appris auprès du sénateur et du ministère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mission s'intéressera aux "raisons du décrochage" et aux réponses qui peuvent être apportées. Le rapport devra être remis en avril 2011, pour application dès la prochaine rentrée universitaire, selon la lettre de mission transmise à l'AFP. Celui-ci devra faire des propositions "qui mettent en oeuvre des politiques adaptées, en particulier dans le domaine de l’orientation", a précisé le sénateur dans un communiqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est aussi attendu un premier bilan des dispositifs de réorientation existant actuellement à l'université. Dans son communiqué, le sénateur note que cette mission intervient notamment alors qu'un rapport récent de l'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la recherche (IGAENR) a "dressé un premier bilan négatif et hétérogène" de l'application du plan "Réussir en licence" lancé par la ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mis en place à la rentrée 2008, ce plan a pour objectif de réduire l'échec en début de parcours à l'université, grâce à une meilleure orientation, du tutorat, des formations pluridisciplinaires ou un encadrement renforcé, avec plus d'heures d'enseignement et de plus petits groupes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-8695289347002494642?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8695289347002494642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8695289347002494642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/11/mission-sur-le-decrochage-luniversite.html' title='Mission sur le décrochage à l&apos;université'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5242877570517480739</id><published>2010-11-23T07:24:00.000-08:00</published><updated>2010-11-23T07:27:49.749-08:00</updated><title type='text'>Débat avec François Vatin, professeur de sociologie à l'université Paris-Ouest-Nanterre, co-auteur de "Refonder l'Université</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Le Monde, 8 octobre 2010&lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intégralité du débat avec François Vatin, professeur de sociologie à l'université Paris-Ouest-Nanterre, co-auteur de "Refonder l'Université", mardi 23 novembre 2010 - &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un chat sur Le Monde.fr, François Vatin, professeur de sociologie, co-auteur de "Refonder l'université", préconise la mise en place d'une année de propédeutique pour les bacheliers qui entrent à l'université sans disposer des prérequis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Azerty : En mai 2009, votre texte dans Le Monde démarrait ainsi : "Il est désormais évident que l'université française n'est plus seulement en crise. Elle est, pour nombre de ses composantes, à peu près à l'agonie." Que diriez-vous à quelqu'un qui trouverait cela extrêmement exagéré ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'interroger les collègues pour prendre conscience du faible nombre d'étudiants que l'on trouve notamment dans beaucoup de masters recherche, en sciences dures comme en sciences humaines. On peut aussi noter la concurrence de plus en plus vive qui est faite par les établissements privés, dès la sortie du baccalauréat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Universitas : D'après vous, quelles sont aujourd'hui les trois mesures d'urgence à prendre pour "refonder" l'université ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettre en place un système d'orientation équilibré à la sortie du baccalauréat entre différents cursus, universitaires et non universitaires. Installer un dispositif de remédiation ("année zéro") pour les bacheliers entrant à l'université et ne disposant pas des prérequis pour suivre des études universitaires. Organiser une sélection à l'entrée en master pour pouvoir structurer un vrai cycle de master sur deux ans (en supprimant la sélection entre le master 1 et le master 2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Arnaud-71 : Cette "année zéro" n'a-t-elle pas un caractère discriminatoire ? Cela irait à l'encontre de notre histoire qui permet à tous d'aller à l'université.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dispositif d'"année zéro" vise précisément à ce que l'université reste ouverte à tous. Bien organisé, il permettrait d'amener au final plus d'étudiants jusqu'à la licence et à un rythme plus rapide. Le système actuel est hypocrite, il se traduit par une sélection impitoyable dans le cours du cursus, qui conduit les bacheliers non préparés aux études universitaires à sortir sans diplôme ou à mettre de fait quatre ans, voire plus, pour obtenir une licence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Manola : La clé de la refondation de l'université n'est-elle pas la fin de la concurrence déloyale que le système des classes préparatoires et des grandes écoles livre à l'université ? Le problème, c'est que le pouvoir de décision concernant l'avenir du supérieur est entre les mains de ceux qui sont issus des grandes écoles et qui bloquent toute évolution. En tant que normalien, qu'en pensez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas normalien. J'ai fait mes études intégralement à l'université, en sciences économiques, à Aix-en-Provence. Pour le reste, je partage largement votre analyse. Mais il faut préciser que cette concurrence n'est plus aujourd'hui le seul fait des classes préparatoires et des "grandes écoles". Il faut compter aussi, dès la sortie du baccalauréat, les IUT (qui ne font que formellement partie de l'université), les STS (les sections de techniciens supérieurs, qui relèvent du secondaire, comme les classes préparatoires), et les nombreuses formations privées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont celles-ci dont le poids a augmenté le plus considérablement dans les poursuites d'études après le baccalauréat, au cours de ces dernières années. D'après une enquête officielle du ministère, en 2008, ces formations accueillaient 14% des bacheliers, contre 24% pour les licences universitaires (hors médecine-pharmacie). En 1996, ces chiffres étaient respectivement de 7% pour les formations supérieures privées, contre 36% pour les licences universitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Villeneuve : Le nivellement par le bas des exigences au bac n'est-il pas en train de savonner la planche des premiers cycles ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, si le niveau des bacheliers était meilleur, la situation serait meilleure pour toutes les formations supérieures. La question que je pose est indépendante de celle du niveau moyen des bacheliers, elle est de savoir comment les bacheliers sont orientés dans les diverses filières d'enseignement supérieur, et pourquoi on confie à l'université - et à elle seule - le rôle d'accueillir ceux qui n'ont pas trouvé de place ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas encore de bons étudiants qui entrent à l'université, mais tout est fait pour les en dissuader. Sauf, bien sûr, dans les disciplines qui disposent encore du monopole professionnel (médecine-pharmacie mais aussi droit, même si, dans cette discipline, ce monopole est aujourd'hui fragilisé).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Doudou : La plupart des élèves français sont disposés à payer 10 000 euros de frais de scolarité pour une école de commerce, ou 40 000 dollars pour une année d'études dans une grande université américaine. Pourtant, en France, beaucoup sont contre une augmentation des frais à l'université, pourtant dérisoires. Comment refonder quelque chose qui, dans l'esprit de la majorité, ne vaut rien ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes là au coeur de la question. Il s'agit précisément de redonner du crédit aux études universitaires. Il faut savoir que la qualité de l'enseignement actuellement fourni dans les universités est en général supérieure à ce qu'elle est dans la plupart des écoles de commerce. Il s'agit d'un enseignement lié à la recherche, avec des enseignants qui ont été recrutés à l'issue d'épreuves extrêmement difficiles. La situation actuelle constitue donc un grave gâchis pour la nation, puisque l'on prive les meilleurs élèves de l'enseignement fourni par les meilleurs enseignants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette question est indépendante de celle du montant des frais d'inscription, sur lequel il y a matière à débat. Personne ne discute de la valeur des études suivies dans les écoles normales supérieures, où non seulement les frais d'inscription sont d'un montant comparable à ceux perçus par les universités, mais où, en plus, les élèves sont payés pendant leurs études. La revalorisation symbolique de l'université ne passe donc pas forcément par une augmentation des droits d'inscription.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A. Vandermonde : Si on trouve peu d'étudiants en master recherche, c'est que la recherche n'offre plus de débouchés pour ceux qui s'engagent dans ces voies, qui mènent au doctorat. Or la recherche universitaire française fonctionne actuellement grâce aux non-titulaires (doctorants, post-doctorants...). Une refonte de l'université peut-elle se dispenser d'une hausse substantielle du nombre de postes de maître de conférences ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a en France un grave problème des études doctorales qui est en fait symétrique au problème de l'entrée en premier cycle universitaire. Le taux de formation de docteurs en France par rapport à la population est plus faible qu'il ne l'est dans les pays de développement économique et social comparable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, comme le montrent les enquêtes du Centre d'étude et de recherche sur les qualifications (Cereq), la situation des docteurs sur le marché du travail est particulièrement mauvaise en France. Ils n'ont aucun avantage par rapport à des titulaires de master 2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne concerne pas que les sciences humaines, c'est chez les chimistes que le taux de chômage trois ans après la thèse est le plus élevé (15%). Cette situation s'explique par la logique de recrutement de l'élite, sur les emplois publics comme privés, dans le système classes préparatoires-grandes écoles. Si l'on sélectionne ainsi précocement, à l'âge de 18-20 ans, l'élite de la nation sur des épreuves à caractère scolaire, on ne peut pas faire de place à des personnes qui se présentent à l'âge de 25-30 ans à l'issue d'un parcours de recherche et de réflexion personnelle approfondie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc ouvrir le marché des docteurs au-delà du seul secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche, mais à l'évidence, cela ne peut pas se faire si on ne met pas en cause le système de domination exclusive des grandes écoles.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Charles : Que peut-on emprunter à l'organisation des universités étrangères pour refonder le supérieur français ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dualisme qui caractérise le système d'enseignement supérieur français n'a, à ma connaissance, pas de correspondant dans aucun autre grand pays. C'est pourquoi les comparaisons terme à terme qui sont souvent menées entre les universités françaises et les universités étrangères souffrent d'un biais méthodologique, puisqu'à l'étranger, on peut globalement identifier université et enseignement supérieur, alors qu'en France, l'université ne constitue qu'une fraction réduite de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Elvire : Que pensez-vous de l'inflation des structures intermédiaires qui accompagnent la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) - pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), pôles de compétitivité, laboratoires d'excellence, etc. - et qui absorbent de plus en plus l'énergie des enseignants-chercheurs occupés à se positionner et à répondre aux multiples appels à projet ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve, apparemment comme vous, que cette multiplication de dispositifs crée la confusion, la concurrence permanente, qui n'est pas forcément synonyme d'émulation et de sélection des meilleurs, et au final, un gâchis de temps pour les universitaires dont l'énergie pourrait être plus utilement mobilisée ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A-C Husson : Pensez-vous que les classes préparatoires peuvent continuer à exister dans leur forme actuelle ? Peut-on, selon vous, envisager un rapprochement entre ce système et le système universitaire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'en termes pédagogiques, il y a des avantages et des inconvénients dans l'organisation classique des premiers cycles universitaires et dans celle des classes préparatoires, et que donc il serait possible, effectivement, de mettre en place un nouveau régime pédagogique qui emprunte aux deux systèmes. C'est là, bien sûr, aussi une question de moyens. Il ne faut pas ignorer que le coût de l'étudiant universitaire est beaucoup moins élevé que celui de l'élève en classe préparatoire et qu'il y a donc une certaine hypocrisie dans les reproches qui sont faits à l'université de mal encadrer ses étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pauline : Que faire face au problème de la crise de l'emploi dont souffrent les jeunes à la sortie de l'université ? On le sait, la quasi-majorité des étudiants n'ira pas en doctorat. Faudrait-il professionnaliser davantage les filières ? Quelles sont les solutions ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les filières de master sont aujourd'hui massivement professionnalisées. Il est erroné par ailleurs de penser que les diplômés d'études universitaires ne trouvent pas d'emploi. Bien sûr, la situation varie en fonction de la conjoncture économique, et nous savons tous qu'elle est particulièrement défavorable en ce moment. Par ailleurs, il est bien clair que dans une configuration où un bon tiers de la jeunesse française entre sur le marché du travail avec un diplôme de niveau universitaire, celui-ci ne saurait accorder la même place dans la hiérarchie sociale par rapport à une période où seulement 10% de la jeunesse bénéficiait d'un tel niveau de diplôme.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Jean-Arnaud : Le financement des universités peut-il se passer des investissements du privé ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas de position dogmatique sur la question, mais il faut bien savoir que pour des raisons historiques, en France, le principal mécène - et ce n'est pas que pour l'université - reste l'Etat. Nous n'avons pas une tradition comparable à ce qui existe dans les pays anglo-saxons ou en Allemagne en termes de fondations privées, et dans ce contexte, un désengagement de l'Etat sans opportunité de ressources alternatives me paraîtrait extrêmement dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;LRU : N'est-ce pas Valérie Pécresse qui est aujourd'hui la principale "refondatrice" de l'université ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la parution du Manifeste pour la refondation de l'université, en mai 2009, Valérie Pécresse s'est déclarée en accord, pour l'essentiel, avec nos orientations. Depuis, elle n'a répondu à aucune des questions que nous posions dans ce manifeste et que nous avons étayées dans l'ouvrage Refonder l'université (La Découverte, 2010, 276 pages, 19 euros).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chat modéré par Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5242877570517480739?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5242877570517480739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5242877570517480739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/11/debat-avec-francois-vatin-professeur-de.html' title='Débat avec François Vatin, professeur de sociologie à l&apos;université Paris-Ouest-Nanterre, co-auteur de &quot;Refonder l&apos;Université'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7566723500806685720</id><published>2010-11-03T07:56:00.001-07:00</published><updated>2010-11-03T07:56:50.525-07:00</updated><title type='text'>Ce rapport enterré sur les étudiants chinois en France</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lepoint.fr/societe/ce-rapport-enterre-sur-les-etudiants-chinois-en-france-03-11-2010-1257700_23.php"&gt;Le Point&lt;/a&gt; le 03/11/2010 à 12:47  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une absence de stratégie doublée d'une politique de sélection conditionnée par la demande chinoise ouverte à tous les dérapages : les inspections générales de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche et du ministère des Affaires étrangères mettent les pieds dans le plat. Avec un rapport commandé en décembre 2009 par Valérie Pécresse et Bernard Kouchner, consacré à la sélection et à l'accueil des étudiants chinois en France. Soit la deuxième population d'étudiants étrangers dans les universités et établissements publics du supérieur, avec plus de 27.000 inscrits, juste derrière le Maroc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs souligné lors de sa visite d'État en Chine, fin avril, que le nombre d'étudiants chinois accueillis en France avait été multiplié... par dix en dix ans. Dans la lignée de Jacques Chirac qui, le premier, avait grand ouvert les portes de l'enseignement supérieur aux jeunes Chinois, le président de la République avait déclaré être prêt à en recevoir davantage encore. Une ambition douchée par ce rapport qui remet en cause les modalités du recrutement des étudiants chinois tel qu'il est pratiqué depuis des années. Et qui pourrait expliquer qu'il a aussitôt été remisé au fond d'un tiroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des exclus du système chinois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Iconoclastes, les rédacteurs du rapport affirment que les étudiants accueillis en France sont d'abord des exclus des universités chinoises : "La France accueille très majoritairement des étudiants qui ne sont pas admis dans le système d'enseignement supérieur chinois, très sélectif, qui ne seront probablement pas la future élite chinoise, et qui arrivent avec un niveau d'études globalement inférieur à celui des autres étudiants étrangers. Les meilleurs étudiants chinois restent en Chine, ou bien se dirigent vers des filières dont ils s'assurent de la sélectivité, dans les autres pays ou dans nos grandes écoles." Alors que, à l'instar d'autres pays occidentaux, la France a toujours claironné investir dans la formation d'une élite pour bâtir son influence de demain en Chine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un objectif mal maîtrisé, précédé d'une cascade de ratés dans la sélection. Des universités prennent ainsi des préinscriptions massives d'étudiants chinois, souvent peu ou pas francophones, et n'assurent aucun suivi : après quelques mois de cours de français langue étrangère (FLE), ces étudiants disparaissent et s'inscrivent ailleurs... dans le meilleur des cas. Côté ambassade de France en Chine, l'application informatique censée gérer les projets d'études des jeunes Chinois et servir d'interface avec l'université d'accueil en France ne fonctionne pas.&lt;br /&gt;"Baisse de l'attractivité française"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, des agences installées en Chine, avec parfois des intermédiaires en France, profitent des failles du système et prospèrent en vendant leurs services. Elles proposent un package aux étudiants, avec la clef visa, inscription dans un établissement français et logement. Selon le rapport, les errements guettent : "Nous prônons le caractère attractif des études en France, tout en mettant en place une série de procédures qui aboutissent de fait à freiner cette attractivité et à laisser le champ libre à des intermédiaires qui monnayent l'inscription et l'accueil."&lt;br /&gt;Une analyse se voulant à froid destinée à éviter que ne se répète une affaire du type de celle qui a secoué l'université du Sud Toulon-Var en 2009, avec des inscriptions massives d'étudiants chinois - qui représentaient le tiers des inscrits dans certains masters - et des présomptions de fraude aux diplômes. "Ces événements ainsi que leur assez forte médiatisation ont engendré un certain malaise dans les milieux universitaires chinois et français, beaucoup d'inquiétudes ainsi qu'une baisse de l'attractivité française en Chine", relèvent les inspecteurs généraux. La France a ainsi discrètement glissé de la cinquième à la neuvième place des pays d'accueil des étudiants chinois. La conséquence d'une politique illisible et à la petite semaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7566723500806685720?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7566723500806685720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7566723500806685720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/11/ce-rapport-enterre-sur-les-etudiants.html' title='Ce rapport enterré sur les étudiants chinois en France'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1406821922276671553</id><published>2010-10-26T13:09:00.000-07:00</published><updated>2011-01-01T13:12:15.366-08:00</updated><title type='text'>La grande rénovation des campus français</title><content type='html'>Le Figaro, 26 octobre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Pécresse présente ce mercredi matin au président de la République les projets de rénovation des universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy l'avait annoncé en novembre 2007, lors de la cession de 3 % du capital d'EDF : 5 milliards d'euros issus de cette vente devaient être consacrés à la rénovation des campus universitaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenant sur ce projet, le président expliquait le 14 octobre 2010 les changements attendus pour la qualité de vie des étudiants : «Nous avons fait le choix de l'opération Campus car il n'y a pas de fatalité : quelle est la fatalité qui voudrait que les campus aérés, magnifiques, écologiques, heureux, gais, que les bâtiments universitaires modernes et pas lézardés, que les implantations sportives de qualité, que les bibliothèques ouvertes y compris le dimanche, tout cela soit à l'étranger et pas chez nous ?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans après le lancement du plan Campus, Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy inaugurent ce mercredi à la Cité de l'architecture l'exposition, ouverte au public à partir de demain, des projets architecturaux retenus pour bénéficier des crédits engagés. Des vidéos, des maquettes et des perspectives pour imaginer les campus de demain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y découvre les espaces en bordure du Rhône de Lyon Cité Campus, où se côtoient établissements d'enseignement supérieur, organismes de recherche, entreprises et institutions privées, le projet de «quartier universitaire» de Grenoble, intégré dans la ville et comprenant le territoire de la presqu'île, confluent de l'Isère et du Drac, dédié aux nanotechnologies…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout, cinquante-huit chantiers, répartis sur douze pôles universitaires, dont les premiers devraient être lancés avant la fin de l'année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces chantiers couvrent la rénovation de bâtiments, notamment de cités universitaires, l'aménagement d'espaces verts, la création ou la refonte d'infrastructures sportives, le développement de la médecine préventive, la mise en place de nouveaux horaires pour les bibliothèques universitaires… Autant de domaines qui permettront d'améliorer la qualité de vie des étudiants, mais qui participent également à la restructuration des campus autour de leurs grands champs disciplinaires, permettant des regroupements et parfois des fusions entre universités et grandes écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jury international&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le lancement du plan Campus et l'appel à projets lancé auprès des universités, un jury international avait sélectionné en juin 2008 les projets retenus selon quatre critères : ambition scientifique et pédagogique du projet, urgence de la situation immobilière, développement de la vie de campus et insertion du projet dans un tissu régional socio-économique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In fine, douze sites ont reçu la faveur du jury, de l'université de Toulouse au plateau de Saclay, et du campus Condorcet au nord de Paris, à l'université d'Aix-Marseille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère de l'Enseignement supérieur a donc arbitré en 2009 pour allouer les dotations à chaque campus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan de relance a permis d'ajouter deux projets aux dix prévus initialement, ce dont ont bénéficié le Campus Grand Lille et le Campus Lorrain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De leur côté, les collectivités locales se sont associées au financement. Et pour accélérer le processus, l'État lancera les chantiers avec les intérêts de la dotation prévue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but : que les images présentées à la Cité de l'architecture s'incarnent rapidement sur les sites choisis. Autant de lieux d'étude et de recherche qui pourraient commencer à ressembler à ces campus universitaires étrangers, dont les grands espaces et les infrastructures ne sont que la traduction d'une excellence scientifique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1406821922276671553?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1406821922276671553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1406821922276671553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/10/la-grande-renovation-des-campus.html' title='La grande rénovation des campus français'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-6818770351060216799</id><published>2010-10-07T23:48:00.000-07:00</published><updated>2010-10-07T23:49:13.831-07:00</updated><title type='text'>L'orthographe à l'université ?</title><content type='html'>Le Monde, 7 octobre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Mathieu-Colas, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, maître de conférences honoraire à l'université Paris-XIII.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'occasion de la rentrée universitaire, la question de l'orthographe revient sur le devant de la scène. Les établissements d'enseignement supérieur sont de plus en plus nombreux à proposer des cours de "remise à niveau" pour l'ensemble des étudiants, quelle que soit leur discipline. Ayant enseigné l'orthographe pendant de nombreuses années à l'université Paris-XIII – et piloté récemment une opération "Qualité de l'expression" dans le cadre du plan Réussir en licence –, j'ai pu mesurer, tout à la fois, l'aggravation de la situation et la possibilité d'y remédier. Quoi qu'en pensent certains, un tel enseignement a parfaitement sa place à l'université, à condition de développer une pédagogie appropriée.&lt;br /&gt;Sur le même sujet&lt;br /&gt;Point de vue "L'office" du tourisme turc&lt;br /&gt;Point de vue Les enjeux et l'avenir des ventes aux enchères dans notre pays&lt;br /&gt;Point de vue Les Roms, nouvelles victimes de l'entreprise "France"&lt;br /&gt;Point de vue L'orthographe à l'université ?&lt;br /&gt;Point de vue Faut-il introduire les "class actions" ?&lt;br /&gt;dans&lt;br /&gt;Points de vue L'Etat de droit est-il menacé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faut-il être convaincu que l'orthographe n'est pas un ornement inutile, une "pièce rapportée" dont on pourrait se dispenser. D'abord parce qu'elle fonctionne, qu'on le veuille ou non, comme un marqueur social. C'est rendre un bien mauvais service aux jeunes que de leur dissimuler l'importance des codes, comme semble le faire le système scolaire quand il invite les enseignants à fermer les yeux sur les fautes, alors qu'il faudrait au contraire affronter les difficultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, dira-t-on, pourquoi perdre son temps ? Notre système d'écriture, chargé d'ans et d'histoire, est trop irrationnel, truffé d'exceptions et d'irrégularités. N'a-t-on pas décrit l'orthographe comme "la science des ânes", symbolisée par la dictée – un type d'apprentissage fondé sur la mémoire et la répétition ? Nous ne sommes plus à l'époque de nos (arrière-)grands-parents, qui se faisaient un honneur de ne pas commettre de fautes… Les générations actuelles pensent avoir mieux à faire et souhaitent se libérer d'un tel endoctrinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est précisément cette conception "désespérante" de l'orthographe que je voudrais démystifier. Notre code graphique n'a pas seulement une valeur sociale, il remplit plus fondamentalement une fonction linguistique, et tout est loin d'y être aussi absurde qu'on veut bien nous le faire croire. Cela est évident, déjà, pour l'orthographe grammaticale : "il la voit" mais "il l'a vue" ; "on en a" mais "on n'en a pas". Il est vrai que les règles peuvent paraître compliquées ("la nouvelle qu'avaient publiée les journaux…"), mais elles ne font que mettre en évidence le fonctionnement syntaxique de la phrase (quel est le sujet, quel est l'objet ?). La maîtrise de l'écriture ne peut être séparée, à ce niveau d'analyse, de la perception du sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste l'orthographe lexicale, qui concentre l'essentiel des critiques. Les irrégularités sont bien connues : elles affectent pêle-mêle les doubles consonnes (alléger/alourdir), les lettres finales (délai/relais), les accents (cône/zone), le trait d'union (portemanteau/porte-chapeau[x]) et bien d'autres cas particuliers. L'usage actuel résulte d'une histoire complexe, faite de strates successives, d'hésitations, de revirements, avec son lot de demi-mesures et de fausses étymologies. Il y a là trop d'anomalies pour qu'on puisse sérieusement envisager une rationalisation satisfaisante, et les réformes, même minimales, ont beaucoup de mal à s'imposer, faute de consensus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CE DÉFI VAUT ENCORE LA PEINE D'ÊTRE RELEVÉ&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut garder le sens des proportions. Les anomalies ne doivent pas masquer le degré de cohérence qui fonde le code graphique. S'il y a plusieurs graphies pour un même son, leur distribution n'est pas aléatoire : le choix est souvent corrélé à des critères de position ou à des correspondances morphologiques (serin, seriner/serein, sérénité). Les lettres muettes, à l'occasion, soulignent les flexions (le "s" de inclus annonce le féminin incluse) ou les dérivations (le "c" et le "t" de instinct se font entendre dans instinctif). Certaines consonnes doubles sont clairement interprétables : si l'adjectif enneigé s'écrit avec deux "n", alors que enivré n'en prend qu'un, c'est en raison de la formation des mots (en+neige, en+ivre). Les graphies étymologiques ne sont pas dépourvues de toute signification : inhumer et exhumer révèlent, dans leur forme même, la présence de la terre (humus). Et bien d'autres observations iraient dans le même sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, pourquoi renoncer à enseigner ce noyau intelligible de notre écriture ? L'orthographe, dans ses fondements, peut faire l'objet d'un apprentissage raisonné. Une pédagogie fondée sur la réflexion est plus valorisante que les exercices de mémorisation traditionnels, en même temps qu'elle assure des acquis plus solides (ce qu'on a compris ne s'oublie plus). En outre, elle permet de mieux cerner, par contraste, les zones d'ombre et les bizarreries : la perception des exceptions sera d'autant plus aisée qu'on aura pris conscience des régularités. On évitera ainsi de tout mettre sur le même plan : si, pour les anomalies, on peut s'en remettre à la mémoire, aux dictionnaires ou aux correcteurs (comme le propose François de Closets), tout ce qui est accessible à l'analyse peut et doit être assimilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, on l'aura compris, l'orthographe ne se réduit pas à un tissu d'absurdités qui ne laisserait d'autres choix que le renoncement ou le "rabâchage". Avec de l'attention et de la réflexion, chacun peut en maîtriser l'essentiel. Ce défi vaut encore la peine d'être relevé, et l'université s'honore en y contribuant.&lt;br /&gt;Michel Mathieu-Colas, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, maître de conférences honoraire à l'université Paris-XIII.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-6818770351060216799?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/6818770351060216799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/6818770351060216799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/10/lorthographe-luniversite.html' title='L&apos;orthographe à l&apos;université ?'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4718033420906425584</id><published>2010-10-07T23:46:00.000-07:00</published><updated>2010-10-07T23:48:33.918-07:00</updated><title type='text'>Reconstruire l'université</title><content type='html'>Le Monde, 7 octobre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se sont fait connaître, le 14 mai 2009, dans un appel à "refonder l'université" publié dans Le Monde. Cette quarantaine d'enseignants-chercheurs, venus de tous les bords et que l'on surnomme désormais les "refondateurs", viennent de transformer l'essai dans un livre-manifeste publié le jeudi 7 octobre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul un noyau de ces refondateurs - le juriste Olivier Beaud, les sociologues Alain Caillé et François Vatin, le philosophe Marcel Gauchet et le physicien Pierre Encrenaz - a tenu la plume de cette longue analyse du grand mouvement universitaire de 2009, mais aussi et surtout de l'état actuel de l'enseignement supérieur français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce groupe s'est en effet donné pour objectif non pas de refonder la seule université, mais de lancer le débat et d'avancer des propositions pour "reconstruire l'ensemble du supérieur". Car la thèse centrale de cet essai est bien là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'université a connu et connaît un grand nombre de problèmes, on ne les résoudra pas en la dotant seulement d'une autonomie de gestion, argumentent les refondateurs. Il est urgent de revoir l'équilibre global du système d'enseignement supérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La loi d'autonomie souffre d'un vice congénital, écrivent-ils. Elle ne traite que de l'université, comme si la crise était interne à cette seule institution. Or le problème à résoudre est celui de la cohérence d'ensemble de l'enseignement supérieur français. L'université ne pourra pas retrouver son rôle historique, celui d'un lieu de référence dédié à la production, à la conservation et à la transmission du savoir, tant qu'elle aura comme fonction pratique privilégiée d'accueillir le public qui n'aura pas trouvé de place dans les autres cursus d'enseignement supérieur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, il faut instaurer une équité entre l'ensemble des voies d'études. Cela passe par un alignement des financements de l'université sur les classes préparatoires, instituts universitaires de technologie (IUT) et autres sections de techniciens supérieurs (STS), mais aussi par un recrutement sélectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transformées progressivement en "voitures-balais" du supérieur, les facultés doivent désormais pouvoir accueillir les étudiants, en fonction des capacités de ces derniers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela passe par un "grand service public propédeutique réunissant (ce qui ne veut pas dire normalisant dans un dispositif uniforme) IUT, STS, classes prépas et premiers cycles". Mais aussi par un régime de sélection-orientation commun à l'ensemble des filières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RÉINVENTER LA PROPÉDEUTIQUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dispositif étant difficilement acceptable, tant pour l'opinion publique que pour les universitaires très attachés à l'accueil de tous les bacheliers, ces premiers cycles continueraient de recruter l'essentiel des bacheliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, aux jeunes titulaires notamment d'un bac technologique ou professionnel, dont le niveau serait jugé trop fragile, serait proposée une "année zéro".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette propédeutique permettrait de les préparer spécifiquement à l'université. Après examen, ils pourraient rejoindre une première année. Aujourd'hui, seul un étudiant sur deux valide sa première année, 20 % décidant de la redoubler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avantages de ce dispositif : il permet d'améliorer l'encadrement en licence et d'assurer une prise en charge idoine de tous. Il remet également de l'équité dans le système et donne aux universités les mêmes outils pour attirer les bons étudiants que les autres filières du supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Refonder l'université. Pourquoi l'enseignement supérieur reste à reconstruire. La Découverte, 274 p., 19 euros&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4718033420906425584?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4718033420906425584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4718033420906425584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/10/reconstruire-luniversite.html' title='Reconstruire l&apos;université'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-8957637723524078507</id><published>2010-10-07T00:03:00.000-07:00</published><updated>2010-10-07T00:05:04.524-07:00</updated><title type='text'>Quand les universités françaises lèvent des fonds</title><content type='html'>Le Point, 6 octobre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Marie-Sandrine Sgherri &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'image des grandes écoles, les universités françaises se lancent dans une activité inédite pour elles : le fundraising, autrement dit la levée de fonds. Mardi, c'était au tour de Dauphine, l'université de gestion parisienne. Elle espère récolter de ses anciens élèves et d'entreprises 35 millions d'euros en quatre ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peu de dire que ces appels à la générosité ne sont pas dans les moeurs de l'enseignement supérieur français. Seule exception, l'INSEAD, une école de business très atypique, située à Fontainebleau : elle a déjà procédé à deux appels de fonds auprès de ses anciens et le dernier, clos en 2008, lui a rapporté plus de 200 millions d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'origine américaine, l'INSEAD n'a fait que reproduire une pratique très banale aux États-Unis où elle a parfois des résultats spectaculaires : ainsi en 2008, la Chicago School of Business recevait de David Booth, un ancien lauréat de son MBA, la somme record de 300 millions de dollars, d'où son nouveau nom de Chicago "Booth" School of Business. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre-Atlantique, ces dons servent à alimenter un fonds (l'endowment) que les universités placent sur les marchés financiers. L'an dernier, celui de Harvard se montait, après des pertes dues à la crise, à 20 milliards d'euros, soit... les deux tiers du budget total de notre enseignement supérieur ! Les institutions françaises ne jouent donc pas tout à fait dans la même division...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niche fiscale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la loi sur l'autonomie des universités de 2007 a joué un rôle de déclencheur. Auparavant, les universités ou les grandes écoles se contentaient de contacter leurs anciens élèves pour qu'ils incitent leur entreprise à s'acquitter de la taxe d'apprentissage en leur faveur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pratique est maintenue, mais elle se double désormais pour les plus prestigieuses d'entre elles d'appels de fonds à l'américaine avec cérémonie de remerciements, remise de titre aux donateurs et surtout rappel incessant du fait que donner permet de faire baisser ses impôts ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le régime de défiscalisation est en effet particulièrement avantageux : par exemple, pour ceux qui ne s'acquittent que de l'impôt sur le revenu, les deux tiers du don sont déductibles. Pour ceux qui payent l'ISF, la déduction atteint 75 %. Une superbe niche fiscale que le gouvernement a bien songé à raboter, mais qu'il a finalement maintenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'École polytechnique a été la première à annoncer sa levée de fonds en 2008. Elle espérait modestement récolter 25 millions d'ici à 2012, mais l'objectif a été atteint dès 2010, ce qui l'a incitée à relever ses ambitions : elle attend désormais 35 millions. La prudence reste pourtant de mise de la part des institutions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour preuve, l'université Pierre-et-Marie-Curie. La première institution française dans le classement de Shanghai devait se lancer en 2009, mais refroidie par la crise financière, elle a repoussé l'opération sine die.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-8957637723524078507?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8957637723524078507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8957637723524078507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/10/quand-les-universites-francaises-levent.html' title='Quand les universités françaises lèvent des fonds'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-932607013437322088</id><published>2010-09-29T11:48:00.000-07:00</published><updated>2010-09-29T11:50:42.439-07:00</updated><title type='text'>Universités : les cursus pour étudiants brillants</title><content type='html'>Le Figaro, 29 septembre 2010 - Natacha Polony  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bi-licences, associant par exemple droit et langues ou sciences et philosophie, se multiplient. Aux étudiants les plus motivés, elles proposent des enseignements pointus et exigeants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire après son baccalauréat quand on est un élève brillant, ­intéressé par plusieurs domaines et soucieux de sa future insertion professionnelle ? La réponse n'est pas forcément à chercher dans les classes préparatoires aux grandes écoles, qui pourtant attirent de plus en plus de jeunes. Car les universités font aujourd'hui mentir leur réputation de garderie pour élèves faibles et mal orientés. Même les premières années, qui ont si mauvaise presse, offrent aux meilleurs étudiants des parcours désormais à leur mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bi-licences et les doubles cursus, qui permettent d'associer deux domaines de compétence à travers des horaires aménagés pour obtenir soit un diplôme de bi-licence, soit deux diplômes de deux licences différentes, sont plébiscités par les étudiants. Et pas seulement parce qu'ils offrent une pluridisciplinarité pour des étudiants qui n'auraient pas choisi leur voie. En fait, ces cursus n'ont plus grand-chose à voir avec le bricolage de l'étudiant indécis qui s'inscrivait en anglais et en histoire avant de voir venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des experts à double casquette &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pionniers, Paris-X et Paris-I, proposent depuis longtemps d'associer au sein d'une seule formation le droit et les langues ou le droit et la gestion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est une démarche tout à fait classique dans d'autres pays, précise Cornelius Crowley, vice-président de Paris-X Nanterre chargé des études. Ces parcours ne se contentent pas d'une dimension linguistique, mais ils constituent une ouverture vers les systèmes juridiques étrangers.» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui s'était mis en place au gré des affinités des universitaires et de leur envie d'associer leurs disciplines prend une dimension nouvelle avec le plan licence porté depuis 2007 par le ministère de l'Enseignement supérieur et le rapprochement des universités au sein des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (Pres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Réparer ce qu'avait cassé Mai 68», tel est, pour Valérie Pécresse, l'intérêt des Pres, qui retrouvent la vocation pluridisciplinaire de l'université. Principal bénéfice, les universités peuvent s'associer pour proposer aux étudiants des parcours originaux mêlant sciences et philosophie ou droit et histoire de l'art. Une façon de répondre aux exigences d'un marché du travail demandeur d'experts à double casquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si ces filières sont aujourd'hui plébiscitées, c'est parce que le peu de places disponibles et la quantité de travail exigée en font des bastions de l'excellence à l'intérieur d'universités mal aimées de l'opinion publique. D'où la grande prudence des présidents d'université à l'égard de ces cursus aux allures d'heureuse exception. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous respectons la procédure d'admission post-bac, précise ainsi Jean-Claude Colliard, président de l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-I), simplement, nous réservons ces filières aux étudiants les plus motivés, puisqu'elles réclament une grande capacité de travail. Bien sûr, l'université ne peut pas faire que ce genre de cursus. Elle n'a pas vocation à sélectionner ses étudiants. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas officiellement de sélection, donc, mais, selon le président de Paris-I, «des critères objectifs», comme les notes et les mentions au bac. Et les candidats se bouculent : ils sont 4 500 au test de langue imposé par Paris-X Nanterre pour intégrer ses bi-licences de droit et langues, à raison de 80 ou 120 heureux élus suivant la langue choisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ces filières offrent de réels débouchés professionnels, puisqu'elles sont pensées en fonction de besoins précis. Et les grands cabinets d'avocats s'arrachent ces juristes bilingues et spécialisés dans le droit russe ou allemand. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que les doubles cursus ouverts grâce aux possibilités offertes par les Pres déboucheront, d'ici à trois ans, sur des masters parfois couplés avec des grandes écoles, comme pour Paris-I et HEC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réticences des syndicats étudiants, Unef en tête, qui voient là un contournement de la vocation non sélective de l'université, risquent de ne pas peser lourd face à une demande en explosion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres filières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les universités développent de plus en plus d'offres pour les très bons étudiants, à la recherche d'un diplôme promettant une véritable valeur ajoutée. Le Collège de droit d'Assas a été conçu pour accueillir la crème des étudiants en droit, qui se voit offrir un parcours adapté : rassemblés entre membres du collège pour les cours de licence, ils ont le choix, en supplément, entre trois enseignements d'ouverture associant de la philosophie ou des langues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on est à l'université, celui qui n'a pas intégré ce collège en première année n'en est pas définitivement exclu. Les élèves du collège qui n'obtiennent pas 13/20 de moyenne cèdent leur place aux meilleurs élèves de licence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve également des aménagements pour associer médecine et École normale supérieure dans la filière médecine, ou un véritable double cursus ingénieur-pharmacien et ingénieur-médecin, grâce à un partenariat entre l'université Jules-Verne et l'École des mines de Saint-Étienne au sein du Centre ingénierie et santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais outre les bilicences, certaines universités optent pour des cursus renforcés. Toulouse-I a choisi de sélectionner au cours du premier semestre ses meilleurs éléments en droit ou en économie pour leur proposer des cours supplémentaires, avec pour vocation de nourrir la Toulouse School of Economics (TSE), concurrente prestigieuse de son homologue londonienne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-932607013437322088?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/932607013437322088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/932607013437322088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/universites-les-cursus-pour-etudiants.html' title='Universités : les cursus pour étudiants brillants'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1138876300391391179</id><published>2010-09-26T05:49:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T05:50:00.918-07:00</updated><title type='text'>Nicolas Sarkozy à Saclay</title><content type='html'>- Nicolas Sarkozy à Saclay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="816" height="434"&gt;&lt;script src="http://www.elysee.fr/president/root/plugins/player/scripts/Util.js" language="javascript"&gt;&lt;/script&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.elysee.fr/president/root/plugins/player/VideoPlayer.swf?config=http://www.elysee.fr/president/root/items/xml/player.xml&amp;itemid=19297&amp;menuOnOutside=false"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.elysee.fr/president/root/plugins/player/VideoPlayer.swf?config=http://www.elysee.fr/president/root/items/xml/player.xml&amp;itemid=19297&amp;menuOnOutside=false" type="application/x-shockwave-flash" width="816" height="434" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1138876300391391179?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1138876300391391179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1138876300391391179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/nicolas-sarkozy-saclay.html' title='Nicolas Sarkozy à Saclay'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2807621360857829724</id><published>2010-09-26T05:38:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T06:17:04.827-07:00</updated><title type='text'>Elias Zerhouni</title><content type='html'>Elias A. Zerhouni&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- sur le &lt;a href="http://www.nih.gov/about/director/images/directorgallery/zerhouni_archive.htm"&gt;site du NIH&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- sur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Elias_Zerhouni"&gt;Wikipedia France&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport Zerhouni&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/11/le-rapport-zerh.html"&gt;LE RAPPORT ZERHOUNI SUR L'INSERM EMBARRASSANT POUR VALÉRIE PÉCRESSE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.aeres-evaluation.fr/index.php/Actualites/Communiques-dossiers-de-presse/Publication-du-rapport-d-evaluation-de-l-INSERM-par-l-AERES"&gt;Le rapport d’évaluation de l’INSERM par l’AERES&lt;/a&gt; (rapport Zerhouni)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelles tendances dans la recherche E. Zerhouni&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="360"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xamxea?additionalInfos=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xamxea?additionalInfos=0" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xamxea_41-fr-nouvelles-tendances-dans-la-r_tech"&gt;41_FR Nouvelles tendances dans la recherche E. Zerhouni&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/BioVision2009"&gt;BioVision2009&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/tech"&gt;Regardez plus de vid&amp;eacute;os de science.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2807621360857829724?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2807621360857829724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2807621360857829724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/elias-zerhouni.html' title='Elias Zerhouni'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3825443559900929303</id><published>2010-09-17T00:54:00.000-07:00</published><updated>2010-09-17T00:56:33.395-07:00</updated><title type='text'>Le rude marché mondial de la matière grise</title><content type='html'>Le Monde, 16 septembre 2010   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseignement supérieur français est décidément soumis au régime de la douche écossaise. Début août 2010 , le "classement de Shanghaï" ne retenait que sept universités ou grandes écoles tricolores parmi les 200 meilleures mondiales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, à l'inverse, la recherche mathématique française triomphait en décrochant deux médailles Fields, l'équivalent du prix Nobel dans cette discipline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de la semaine, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, saluait la rentrée universitaire par un vibrant satisfecit, assurant qu'"une nouvelle université est en train de voir le jour, une université offensive". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, le classement des 200 meilleures universités mondiales établi depuis 2004 par le magazine britannique Times Higher Education - et dont nous publions aujourd'hui les résultats en exclusivité - vient sévèrement tempérer cet enthousiasme : seules l'Ecole polytechnique, l'Ecole normale supérieure de Paris, ainsi que celle de Lyon, et l'université parisienne Pierre-et-Marie-Curie figurent au palmarès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le verdict est d'autant plus cruel que ce classement ne prête pas le flanc, ou beaucoup moins, aux critiques formulées chaque année contre la rusticité de celui de Shanghaï. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux, le Times Higher Education a changé, cette année, de méthodologie et multiplié ses critères d'évaluation pour prendre en compte non seulement les performances de la recherche, mais aussi la qualité de l'enseignement, la diffusion scientifique et les efforts de financement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne gomme pas tous les biais résultant des spécificités du système français, notamment l'existence de très nombreux centres de recherche associant universités et grands organismes de recherche, comme le CNRS, qui complique la tâche des évaluateurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le résultat est clair : 4 établissements français seulement s'imposent sur la scène mondiale, contre 72 américains, 29 britanniques, 14 allemands et 10 néerlandais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan hexagonal, ces résultats relanceront deux débats. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une part, celui de la masse critique nécessaire pour s'imposer dans la planète universitaire, dès lors que trois grandes écoles devancent la première et unique université classée ; d'autre part, celui de l'effort de financement, indéniable depuis trois ans, mais qui doit impérativement être maintenu pour produire ses effets à moyen et long terme. Gageons que Mme Pécresse saura en tirer argument au moment des ultimes arbitrages budgétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan mondial, ce classement confirme l'écrasante suprématie occidentale dans la compétition internationale acharnée pour attirer et s'attacher les meilleurs cerveaux, clef de la recherche et des innovations du futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il témoigne aussi que les ambitions de l'Asie commencent sérieusement à émerger sur le "marché" mondial de la matière grise : les universités de Hongkong, Pohang (Corée du Sud), Singapour et Pékin devancent ainsi les françaises. Nul doute que cette concurrence sera de plus en plus rude.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3825443559900929303?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3825443559900929303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3825443559900929303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/le-rude-marche-mondial-de-la-matiere.html' title='Le rude marché mondial de la matière grise'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5767179365227864149</id><published>2010-09-15T23:49:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T23:50:39.594-07:00</updated><title type='text'>Classement du Times: universités US en tête</title><content type='html'>AFP, 16 septembre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les universités américaines dominent un nouveau classement des universités et grandes écoles publié aujourd'hui par le Times Higher Education, seules trois universités françaises se plaçant dans les cent premières du classement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci peut être trouvé à l'adresse &lt;a href="http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings"&gt;http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les établissements américains se placent parmi les meilleurs : l'université de Harvard arrive en tête, suivie du California Institute of Technology, puis du Massachusetts Institute of Technology. L'Université de Stanford et celle de Princeton se hissent respectivement aux 4e et 5e rang, selon ce classement transmis à l'AFP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les établissements britanniques Université de Cambridge et Université d'Oxford se placent à la 6e place ex-æquo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté français, l'Ecole polytechnique de Paris, l'Ecole Normale supérieure (ENS) de Paris et l'ENS Lyon sont les seules à apparaître dans le top 100, en se plaçant, respectivement, aux 39e, 42e et 100e rangs. L'Université Pierre-et-Marie-Curie décroche la 140e place, dans le top 200.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Times Higher Education ne donne pas de comparaisons avec les classements des années précédentes, dans la mesure où il dit avoir changé de méthodologie, selon un communiqué du magazine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle-ci prend en compte 13 critères contre 6 auparavant, donne "moins d'importance au prestige et à la réputation des établissements", mais "plus de poids à des critères objectifs utilisés pour mesurer l'excellence des établissements" comprenant "la recherche, l'enseignement et le transfert de connaissances", selon le communiqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les experts chargés du classement pensent que le manque d'établissements de grande taille dédiés à la recherche de haut niveau a une fois de plus joué en défaveur de la France", mais que "la réorganisation" du système visant à "faire émerger des pôles d'excellence axés sur la recherche" devrait "permettre à la France d'améliorer son classement au cours des années à venir", ajoute-t-il. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bureau d'études britannique QS (Quacquarelli Symonds Ltd) qui jusqu'à l'an dernier publiait son classement dans le Times Higher Education, a rendu public un autre palmarès le 8 septembre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5767179365227864149?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5767179365227864149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5767179365227864149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/classement-du-times-universites-us-en.html' title='Classement du Times: universités US en tête'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-493592614188181447</id><published>2010-09-15T00:31:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T00:35:22.969-07:00</updated><title type='text'>L'université veut contrer les filières d'élite</title><content type='html'>Le Monde, 13 septembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine les étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles sont-ils rentrés dans leurs lycées que les universités ouvrent leurs portes aux quelque 1 371 500 étudiants inscrits cette année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la décision gouvernementale d'octroyer un dixième mois de bourse aux étudiants effectivement scolarisés sur cette durée, les universités entament leurs cours dès septembre 2010 et n'hésitent plus à organiser des prérentrées pour les premières années de licence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En favorisant l'autonomie, les rapprochements d'établissements, ainsi qu'en multipliant les opérations de financements sur appel d'offres (comme l'opération de rénovation des campus, organisée en 2009) ou les investissements d'avenir permis par le grand emprunt, le gouvernement a mis en place les conditions d'une compétition entre les établissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traditionnellement inscrites dans un cadre national qui a favorisé l'idée d'"égalité" entre les établissements (égalité d'accès à l'université, égalité des diplômes délivrés sur tout le territoire, égalité de traitement des universitaires), les universités sont aujourd'hui poussées à définir un projet et à se faire leur propre place dans le système universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement souhaite ainsi qu'elles assument leur statut, soit d'université tournée vers la recherche au niveau international, soit d'université de proximité avec une ou deux spécialités en recherche de haut niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tous les universitaires sont conscients des différences qui existent déjà entre établissements, cette approche rompt pourtant avec une tradition séculaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Avec cette politique, on accentue l'université à deux vitesses, qui mène à une formation à deux vitesses&lt;/span&gt;", conteste ainsi Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Même si personne ne veut le dire, tout le monde sait aujourd'hui qu'en France il n'y a pas une mais 83 vitesses (soit le nombre d'universités publiques) dans le système universitaire. Autant l'assumer et aider les universités à définir leur propre projet. Et ce ne sont pas nécessairement les grandes universités parisiennes installées qui sont aujourd'hui les mieux armées&lt;/span&gt;", explique un bon observateur du système universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce nouveau cadre, un certain nombre d'universités se sentent complètement décomplexées et n'hésitent pas à entrer frontalement en compétition directe avec les traditionnelles filières d'élites, les classes préparatoires aux grandes écoles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour attirer les étudiants les plus prometteurs, elles offrent des formations rénovées et le plus souvent sélectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tout comme nous devons différencier le rôle des universités en les spécialisant, nous devons offrir à un public étudiant très hétérogène des parcours qui conviennent à chacun&lt;/span&gt;", juge Louis Vogel, le président de l'université Paris-II-Panthéon-Assas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une dizaine d'années, des universités, comme Nanterre ou Paris-I-Panthéon-Sorbonne, offrent ainsi des doubles licences (deux licences disciplinaires préparées en trois ans) ou des bilicences (une licence préparée en trois ans avec deux disciplines), avec toutes les combinaisons imaginables : droit-langues, philosophie-lettres, droit-histoire de l'art, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le ministère de l'enseignement supérieur, le phénomène est en plein développement. Plus d'une dizaine d'universités, dont récemment Paris-II, Paris-IV et Paris-VI, ensemble, offrent des dizaines de doubles licences habilitées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'intérêt de ces formations est double, explique un universitaire. Elles permettent de sélectionner ses étudiants, sur leur niveau de langues ou sur une mention obtenue au baccalauréat, mais aussi de lutter contre la balkanisation des sciences sociales. Une bilicence économie-sociologie peut ainsi être beaucoup plus riche qu'une simple licence, ces deux disciplines se nourrissant mutuellement&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines universités ont préféré opter pour des licences renforcées. L'université de Nancy-I-Henri Poincaré, qui a fait ce choix, ouvre cette année en licence de mathématiques une "classe préparatoire maths-physique" interne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sur 140 étudiants inscrits, nous avons sélectionné 12 volontaires qui bénéficieront de 50 % d'heures en plus en première année, soit 31 heures de cours, au lieu de 21 heures, explique Didier Schmitt, le directeur des études de L1. L'objectif est certes de préparer aux concours d'écoles d'ingénieurs, mais avant tout d'en donner plus à de très bons étudiants&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux facultés de droit, elles se sont engouffrées dans la voie des "collèges de droit", une licence renforcée en droit réservée à une petite élite. Après Paris-II, Montpellier-I ouvre son collège de droit à une cinquantaine de bacheliers. A Toulouse-I, le collège de droit ne pourra être intégré qu'en deuxième année et sera réservé aux meilleurs étudiants de L1. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nous proposons aux très bons étudiants des cours supplémentaires de culture juridique, explique Bernard Beigner, doyen de la faculté de droit. En parallèle, nous avons notre plan pour les étudiants en difficulté. Nous en finissons en quelque sorte avec le menu unique qui prévalait jusqu'à maintenant.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les universités devraient concentrer leurs efforts pour faire baisser l'échec en licence. Notamment en augmentant les horaires de tous les étudiants, et non d'une seule petite partie, et en intégrant les classes prépas dans les universités !&lt;/span&gt;", lui rétorque le président de l'UNEF, Jean-Baptiste Prévost. Excellence pour tous ou quelques-uns, le débat reste entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-493592614188181447?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/493592614188181447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/493592614188181447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/luniversite-veut-contrer-les-filieres.html' title='L&apos;université veut contrer les filières d&apos;élite'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2477251174801704536</id><published>2010-09-14T00:35:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T00:36:50.702-07:00</updated><title type='text'>En 2010, 1,6 % d'étudiants en plus dans les universités</title><content type='html'>le Monde, 14 septembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la baisse du nombre de bacheliers (- 1,3 %), les effectifs d'étudiants qui s'inscrivent cette année à l'université sont en hausse. Cette remontée a été entamée en 2009, après trois années de baisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 1 371 500 jeunes, soit 21 600 de plus que qu'en 2009 (+1,6 %), sont attendus à cette rentrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, en licence, le nombre d'étudiants inscrits est relativement stable, en master, les inscriptions affluent (+ 18 500, +3,5 %). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre de doctorants repart également à la hausse (+3 %) après une chute de 1,5 % l'an dernier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'université, les sections de techniciens supérieurs voient leurs effectifs augmenter (+ 3 000 étudiants, +1,2 %). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Institut universitaire technologique (IUT) et en classes préparatoires aux grandes écoles, en revanche, les effectifs s'effritent respectivement de 200 (- 0,1 %) et de 400 inscrits (- 0,5 %).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2477251174801704536?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2477251174801704536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2477251174801704536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/en-2010-16-detudiants-en-plus-dans-les.html' title='En 2010, 1,6 % d&apos;étudiants en plus dans les universités'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1878621234984554731</id><published>2010-09-13T00:42:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T00:55:14.927-07:00</updated><title type='text'>A Assas, les parcours sont adaptés au niveau de chacun</title><content type='html'>Le Monde, 13 septembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était en 2008, juste après avoir passé les concours d'entrée aux instituts d'études politiques (IEP), Marthe Corpet, mention très bien au bac, découvre l'existence du tout nouveau &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;collège de droit&lt;/span&gt; de l'université Panthéon-Assas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une licence de droit classique renforcée de plusieurs heures de séminaires en droit comparé, en gestion ou en philosophie du droit. "Je me suis tout de suite dit : la fac est sauvée ! Et je me suis inscrite, et ce même si j'avais réussi les concours des IEP..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sélectionnée sur ses résultats au baccalauréat et après paiement de deux cents euros en plus du tarif conventionnel, Marthe Corpet vit désormais dans "une promotion de têtes de classe, où le travail en groupe est très efficace." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ici tout est fait pour rappeler une école : week-end d'intégration, cours en petits comités avec des professeurs plus habitués à l'enseignement en master qu'en licence, diplôme du collège en supplément de leur licence... De quoi attirer des candidats qui autrefois hésitaient entre Science Po ou une classe préparatoire aux grandes écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Licence différenciée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"En créant le collège de droit, nous avons voulu mettre en place une offre de formation en licence différenciée selon les publics, explique Louis Vogel, le président de l'université. Chaque année, nous recevons 2 600 étudiants en première année... Si on met tout le monde dans le même circuit, on court à la catastrophe !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors à côté du collège de droit, Assas a créé deux parcours de première année de licence (L1). Le parcours classique ouvert à la majorité des étudiants et un parcours de réussite offert à 120 étudiants volontaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce sont des étudiants qui sont quasiment sûrs de rater leur première année, car ils ont d'importantes lacunes en orthographe, par exemple. Or, en droit, cela ne pardonne pas", indique Louis Vogel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette L1 de réussite est allégée de trois matières de droit et renforcée de cours d'expression écrite et orale, de culture générale et d'un tutorat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et cela n'est pas une filière-ghetto, comme certains l'ont cru, car à la fin, si les étudiants valident leur année, ils reprennent en 2e année de licence classique", reprend le président d'université. D'ailleurs, 20 % de ces étudiants réussissent mieux - à profil similaire - que ceux du parcours classique de L1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'intérêt de ce système en plusieurs parcours, c'est que rien n'est figé&lt;/span&gt;, décrypte Denis Baranger, professeur de droit public au collège de droit. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;En L1 ou en L2, des étudiants se révèlent et s'ils obtiennent une bonne moyenne, ils peuvent rejoindre le collège de droit. Quant aux étudiants du collège, s'ils n'obtiennent pas 13/20, ils retrouvent le parcours classique.&lt;/span&gt;" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'an dernier, environ un tiers des étudiants sont sortis en fin de L1 du collège et un peu moins lors de la seconde année. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mon rêve serait qu'un étudiant ayant commencé dans le parcours de réussite puisse finir lauréat du collège de droit ! &lt;/span&gt;", assure Louis Vogel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Marthe Corpet, qui vient de rejoindre les rangs de l'UNEF (gauche, majoritaire), le premier syndicat étudiant, son rêve serait que tous les étudiants d'Assas puissent bénéficier du collège de droit : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tous les étudiants doivent avoir accès à ces conditions d'études exceptionnelles !&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1878621234984554731?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1878621234984554731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1878621234984554731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/assas-les-parcours-sont-adaptes-au.html' title='A Assas, les parcours sont adaptés au niveau de chacun'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-8426090720586965016</id><published>2010-09-04T00:37:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T00:39:20.179-07:00</updated><title type='text'>Bientôt un concours unique pour la filière littéraire dans le supérieur</title><content type='html'>Le Monde, 3 septembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un "concours unique" va être créé entre Normale sup, des écoles de commerce et les instituts d'études politiques de province, afin d'élargir les débouchés de la filière littéraire, a annoncé vendredi 3 septembre 2010 à Enghien (Val-d'Oise) la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'"offrir des débouchés à la hauteur des formations littéraires de grande qualité" que sont les classes préparatoires littéraires d'hypokhâgne (première année) et de khâgne (deuxième année), a-t-elle expliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ecoles normales supérieures (ENS) d'Ulm (Paris) et de Lyon, débouchés traditionnels pour les "khâgneux", n'en recrutent en effet que deux cents chaque année à l'issue d'un concours très sélectif passé par quelque quatre mille cinq cents élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ÉLARGIE À HEC, L'ESSEC OU L'ESCP EUROPE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée du "concours unique" est que de bons élèves ayant raté les ENS puissent quand même intégrer des écoles de commerce ou des instituts d'études politiques (IEP). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, la "banque d'épreuves littéraires" commune aux deux ENS depuis 2007 va être élargie en 2011 aux six écoles de management qui recrutaient via le concours Ecricome, aux IEP de province (Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse) et à d'autres écoles comme l'Ecole des chartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un partenariat en ce sens va être signé le 17 septembre, selon Mme Pécresse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trente et une écoles de commerce et management qui recrutaient via le concours BCE (banque commune d'épreuves), dont les plus prestigieuses comme HEC, l'Essec ou l'ESCP Europe, "doivent encore se déterminer sur le rythme d'entrée dans le dispositif, soit 2011, soit 2012", a précisé la ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je trouve dommage que Sciences Po Paris ne participe pas", a-t-elle commenté, expliquant que c'était parce que l'IEP parisien avait récemment supprimé son recrutement à bac + 1, ce qui n'est pas le cas de ceux de province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"DÉCLOISONNER" LES FORMATIONS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En visite au lycée Gustave-Monod d'Enghien, Mme Pécresse a par ailleurs salué l'ouverture d'une classe préparatoire en partenariat avec l'université Paris 13-Villetaneuse (Seine-Saint-Denis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais et à titre expérimental, l'académie de Versailles ouvrira chaque nouvelle classe préparatoire en lien avec une université, l'idée étant de "décloisonner" les formations et de plus faire travailler ensemble les "prépa" aux grandes écoles et le monde universitaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-8426090720586965016?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8426090720586965016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8426090720586965016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/bientot-un-concours-unique-pour-la.html' title='Bientôt un concours unique pour la filière littéraire dans le supérieur'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-25894220476258572</id><published>2010-09-03T00:39:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T00:42:04.077-07:00</updated><title type='text'>Valérie Pécresse présente le concours unique pour Normale-Sup, Sciences Po et HEC</title><content type='html'>Le Monde, 3 septembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu, une véritable filière littéraire se dessine dans l'enseignement supérieur. Lors d'un déplacement à Enghien (Val-d'Oise), vendredi 3 septembre 2010, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, devait annoncer l'élargissement de la banque d'épreuves littéraire (BEL) commune aux écoles normales supérieures et à de nombreux autres établissements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un protocole d'accord devrait être signé entre les principaux partenaires, le 17 septembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'air depuis des années, la BEL est discutée depuis des mois. Elle devrait permettre aux nombreux étudiants refoulés à l'entrée à Normale-Sup de se réorienter en douceur. Cette filière littéraire, hors université, offrira ainsi une variété de débouchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une première année commune en hypokhâgne, les étudiants entreront en khâgne Ulm ou en khâgne Lyon pour préparer les épreuves de la BEL. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon leur réussite et leur choix, ils pourront intégrer l'une des écoles normales supérieures (ENS), un institut d'études politiques (IEP d'Aix-en-Provence, de Lille, de Lyon, de Rennes ou de Toulouse) ou une grande école de management.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers deux banques d'épreuves (Ecricome et BCE), 31 écoles de commerce leur seront en effet accessibles, dont les trois plus prestigieuses : HEC, Essec, ESCP Europe, à l'issue de ce concours commun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les reçus pourront également choisir l'Ecole supérieure d'interprètes et de traducteurs (ESIT), l'Institut supérieur du management public et politique (Ismapp), l'Ecole des chartes ou l'école de journalisme et de communication Celsa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, les écoles normales supérieures de Paris et de Lyon n'ont guère que 250 places à offrir aux 5 000 jeunes qui sortent chaque année de khâgne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On ne pouvait plus s'en contenter, considère Olivier Faron, directeur général de l'ENS Lyon. Là, on passera à 600 ou 700 places."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Fleurons négligés"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, les étudiants littéraires n'ayant pas trouvé place à Normale-Sup pouvaient déjà passer les épreuves d'entrée de tous ces établissements, mais "il fallait jongler avec les concours", fait-on remarquer dans l'entourage de Valérie Pécresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Hypokhâgne et khâgne sont des fleurons négligés de notre système éducatif, regrette la ministre. Cette pépite, je veux la faire briller. Les très bons étudiants littéraires doivent pouvoir bénéficier de très bons débouchés." L'ouverture offrira, enfin, une meilleure visibilité en termes d'orientation à une filière qui prend l'eau de toutes parts au lycée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Pécresse espère que l'élargissement de la BEL sera effectif dès 2011. Mais, si l'accord est signé le 17 septembre 2010, tout ne sera pas réglé pour autant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il y a encore plein de petites questions techniques à aborder", souligne Gilles Pollet, directeur de l'IEP de Lyon. Si l'on se fie aux discussions qui avaient précédé le rapprochement des épreuves des deux ENS, cela pourrait prendre du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il n'y aura pas une formule unique et générale, avertit Thierry Debay, responsable de la BCE. Les modalités d'admission seront différentes selon les écoles. Cela fera l'objet de pourparlers." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Debay, qui se montrait très prudent sinon réticent avant l'été, précise : "Sur les coefficients, les notes à prendre en compte, les dates des jurys, le niveau auquel l'étudiant entrera dans l'école, etc., tout reste à faire. Le plus probable est que nous ne serons prêts qu'en 2012."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route est donc encore longue. D'autant que Mme Pécresse ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, rêvant déjà de mobiliser d'autres écoles de journalisme ou d'art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Floc'h&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-25894220476258572?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/25894220476258572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/25894220476258572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/09/valerie-pecresse-presente-le-concours.html' title='Valérie Pécresse présente le concours unique pour Normale-Sup, Sciences Po et HEC'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2876371165539420326</id><published>2010-08-26T00:24:00.000-07:00</published><updated>2010-08-26T00:25:28.478-07:00</updated><title type='text'>L'université reste une chasse gardée</title><content type='html'>A propos du livre "Les Classes populaires dans l'enseignement supérieur", Actes de la recherche en sciences sociales, Seuil, 16 euros. Le Monde, 26 août 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire de l'arbre qui cache la forêt. L'injonction faite aux classes préparatoires aux grandes écoles d'accueillir 30 % de boursiers - lancée par Jacques Chirac dès 2006 et relancée depuis par Nicolas Sarkozy - semble aujourd'hui la clef de la démocratisation de l'enseignement supérieur. La revue Actes de la recherche en sciences sociales s'emploie, dans sa dernière livraison, à dégonfler cette baudruche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La médiatisation de cette question " contribue à masquer les véritables enjeux de la démocratisation", écrivent les sociologues Stéphane Beaud et Bernard Convert. A leurs yeux, ce débat tend à faire croire que l'élargissement de l'accès à l'enseignement supérieur "passerait d'abord par un accès accru aux grandes écoles alors que les élèves des classes préparatoires ne représentent que 5 % d'une classe d'âge et qu'une infime minorité (2 à 3 %) des enfants de milieu populaire accède aux grandes écoles". Alors que "l'institution de masse par laquelle se fait l'essentiel de la promotion scolaire et intellectuelle des classes populaires reste l'université".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, si les étudiants, notamment issus de milieux populaires, ont afflué à l'université, cette dernière ne s'est pas réellement démocratisée. Une enquête de Sandrine Garcia en témoigne. Elle pointe les difficultés des universités à faire face à ce public issu des classes populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doté d'un bagage scolaire insuffisant, ces étudiants font en effet une découverte éprouvante de l'autonomie à l'université. Selon la sociologue, "l'absence d'obligation d'assister au cours n'est ni perçue ni vécue comme l'expression positive d'une liberté, mais comme quelque chose dont on peut se dispenser sans conséquences et qui n'implique nullement une activité alternative". Dans le même sens, les cours magistraux, facultatifs à l'université, apparaissent aux étudiants comme des moments de rencontre plus que comme des séquences de travail essentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rationalité propre de ces étudiants explique en particulier l'échec des dispositifs de soutien, le plus souvent facultatifs, mis en place depuis 1994 dans les universités. Pour les étudiants, "ce qui n'est ni obligatoire ni vérifié est facultatif". De même, augmenter les horaires, dans le cadre du plan de réussite en licence actuellement en place, risque de ne servir à rien pour aider les étudiants les plus fragiles si ceux-ci sèchent les cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre signe de l'échec de la démocratisation de l'université, la persistance des inégalités sociales entre étudiants. Dans une enquête sur l'emploi étudiant, Vanessa Pinto constate les trajectoires divergentes d'étudiantes travaillant pendant leurs études. Les mieux loties, qui utilisent les "petits boulots" pour se forger une expérience professionnelle ou se faire de l'argent de poche, réussissent à mener leurs études à leur terme, tandis que celles qui sont obligées de travailler pour vivre n'arrivent pas à utiliser l'université comme un tremplin professionnel et social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre menace pèse sur la démocratisation de l'université : la baisse des postes mis aux concours de la fonction publique. En effet, selon l'enquête de Cédric Hugrée, "si la fonction publique d'enseignement capte l'essentiel des aspirations professionnelles et des insertions des étudiant(e)s des milieux populaires diplômé(e)s (majoritairement féminines), ce n'est pas seulement parce qu'elle offre une sortie stable pour des milieux marqués par une profonde déstabilisation depuis trente ans. C'est aussi, peut-être, que ces professions aménagent des sorties honorables et raisonnables à des mobilités scolaires malgré tout notables du point de vue des familles".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, envoyer quelques bons élèves de banlieue dans une classe préparatoire ou une grande école huppée ne réglera pas l'ensemble des problèmes de la démocratisation de l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Classes populaires dans l'enseignement supérieur, Actes de la recherche en sciences sociales, Seuil, 16 euros&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2876371165539420326?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2876371165539420326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2876371165539420326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/08/luniversite-reste-une-chasse-gardee.html' title='L&apos;université reste une chasse gardée'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4697643904582222711</id><published>2010-08-25T02:48:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T02:50:28.727-07:00</updated><title type='text'>Le classement des meilleures universités américaines</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.washingtonmonthly.com/college_guide/rankings_2010/national_university_rank.php"&gt;The Washington Monthly's 2010 national universities rankings&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.washingtonmonthly.com/college_guide/rankings_2010/national_university_rank.php"&gt;http://www.washingtonmonthly.com/college_guide/rankings_2010/national_university_rank.php&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4697643904582222711?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4697643904582222711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4697643904582222711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/08/le-classement-des-meilleures.html' title='Le classement des meilleures universités américaines'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-9159588305463424092</id><published>2010-07-08T23:36:00.000-07:00</published><updated>2010-07-08T23:38:45.347-07:00</updated><title type='text'>Au 1er janvier, 90% des facs seront autonomes</title><content type='html'>Le Figaro, 8 juillet 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi sur l'autonomie des universités, qui leur permet de gérer leur budget, a trois ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi sur l'autonomie des universités fêtera bientôt ses trois ans d'existence. Voulu par Nicolas Sarkozy, ce texte leur permet de gérer leur budget comme elles le souhaitent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt-quatre nouveaux établissements seront autonomes au 1er janvier 2011, comme Toulouse-II (le Mirail) ou encore Paris-IV (la Sorbonne), dont les enseignants-chercheurs étaient l'an dernier en première ligne pour contester certains décrets d'application de la loi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette nouvelle vague, 75 universités seront autonomes l'an prochain, soit 90 % d'entre elles. Les neuf dernières devront passer à l'autonomie avant le 11 août 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les présidents des premières universités passées à l'autonomie ont présenté jeudi les conséquences de cette loi, en présence de Valérie Pécresse, au ministère de l'Enseignement supérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À les entendre, la réputation de l'université s'est améliorée à l'extérieur. En matière d'insertion professionnelle, la LRU «a fortement modifié notre image auprès du patronat. On devient un interlocuteur majeur», affirme Marc Gontard, président de l'université Rennes-II. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Medef local, avec qui les relations sont devenues plus fréquentes, a ainsi mis en place des actions pour référencer de façon lisible les diplômes universitaires, par compétences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Cela a conduit le Crédit agricole à recruter quelques étudiants en psychologie, en sport et en sciences de l'éducation pour les former en interne», explique-t-il. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les universités pratiquaient déjà des politiques incitatives, l'autonomie élargit leur champ d'action. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'université de Metz a une souplesse accrue dans la rémunération et la possibilité de primes pour les contrats à durée indéterminée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ce sont surtout les personnels administratifs et la présidence qui en ont profité car c'étaient les plus impactés», explique Luc Johann. Symbolique de cette souplesse, quelques universités ont aussi recruté cette année des chercheurs réputés à l'étranger comme Paris-VII qui a fait venir un professeur américain, Prix Nobel de physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un «stress important»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les établissements, le contrôle de la masse salariale et les services financiers ont dû être renforcés. Des cadres issus de la fonction publique territoriale ou hospitalière ont été embauchés, ainsi que des personnes issues du privé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des primes de quelques milliers d'euros ont par ailleurs été attribuées à des enseignants-chercheurs pour leur implication dans le fonctionnement administratif de l'université ou encore parce qu'ils étaient bien notés par leurs étudiants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit pour autant pas réellement d'une révolution, selon un maître de conférences parisien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Seule la recherche compte lorsqu'on veut progresser dans la carrière. Une prime c'est bien mais ça concerne une petite minorité et ça ne change pas les mentalités. L'enseignement et les tâches administratives sont toujours aussi peu considérées», estime-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs présidents sont tombés d'accord pour dire que l'application de la loi générait un «stress important» pour les personnels, soumis à de forts changements, tout en précisant qu'il fallait être vigilant sur «les concurrences parfois excessives entre universités». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mode électoral du conseil d'administration continue par ailleurs à provoquer des frustrations. Selon Vincent Berger, de Paris-VII, le mode de scrutin peut amener à des majorités écrasantes, sans alternative, qui «frustrent une partie des gens».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario, les deux listes principales (professeurs et enseignants-chercheurs) peuvent se neutraliser et laisser du coup le pouvoir aux étudiants ou aux personnels administratifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dans un conseil à dominante syndicale, comme le mien, il faut beaucoup discuter. Certaines de mes décisions sur la professionnalisation des formations ont été retardées», explique Marc Gontard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie Faucheux, à Saint-Quentin en Yveline, critique quant à elle la persistance de «bastions» qui s'opposent aux décisions du conseil d'administration, celui des UFR (unités de formations et de recherche), traditionnellement très soucieuses de leur propre autonomie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-9159588305463424092?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/9159588305463424092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/9159588305463424092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/07/au-1er-janvier-90-des-facs-seront.html' title='Au 1er janvier, 90% des facs seront autonomes'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5785928997045909451</id><published>2010-06-11T13:13:00.000-07:00</published><updated>2011-01-01T13:26:10.841-08:00</updated><title type='text'>Saclay invente l'université du XXIe siècle</title><content type='html'>Le Figaro, 11 juin 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le futur campus doit accueillir 30.000 étudiants et 12.000 chercheurs d'ici à 2019.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a promis d'en faire une «Silicon Valley» à la française, capable de concurrencer Cambridge ou le MIT. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, les bâtiments et les centres de recherche du plateau de Saclay (situé à 25 km de Paris, pour partie dans les Yvelines, pour partie dans l'Essonne), perdus au milieu des champs et très espacés les uns des autres, n'offrent guère un visage attrayant en dépit d'acteurs prestigieux comme le CEA, le CNRS ou Polytechnique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choyé par le gouvernement, qui rêve de transformer ces bâtiments en vitrine de la recherche française, le plateau a bénéficié d'un milliard d'euros, cette année, dans le cadre du grand emprunt, à additionner aux 860 millions d'euros attribués l'année précédente dans le cadre du plan campus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, et Pierre Veltz, le délégué interministériel chargé du projet, devaient présenter hier soir les premiers plans du futur campus aux élus et associations locales, qui craignent pour certains un «bétonnage» de Saclay au détriment de l'agriculture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au ministère de l'Enseignement supérieur, on se veut rassurant et on promet un «campus vert, écologique et vivant». «Nous allons créer beaucoup d'espaces verts, et les zones de nouvelles constructions seront très faibles sur le plateau.» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La zone de l'École polytechnique à Palaiseau, «qui nécessite un bon quart d'heure à pied pour aller d'un bout à l'autre», devrait être densifiée et dotée de commerces et de services. Elle sera traversée par un bus, au milieu, qui reliera aussi les autres pôles en attendant le métro automatique du Grand Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le campus sera découpé en six zones différentes autour d'établissements phares existants comme HEC et l'Inra à Jouy-en-Josas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question des transports&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'université Paris-XI Orsay devrait quitter ses locaux vétustes, dans la vallée, et occuper de nouveaux bâtiments dans la zone du Moulon, près de Supélec, l'École centrale et l'École normale supérieure, et dans la zone de Palaiseau, qui, elle, devrait récupérer entre autres les Mines de Paris, Télécom ParisTech et l'Ensta ParisTech. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rénovés, une partie des anciens bâtiments de l'université Paris-XI pourraient être utilisés comme logements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici à 2019, 23 institutions de recherche et d'enseignement seront donc rassemblées dans un souci de synergie et de mutualisation des installations. Aux 30.000 étudiants et 12.000 chercheurs s'ajouteront de nombreux salariés de centres de recherche privés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question des transports reste par ailleurs cruciale. Le métro du Grand Paris devrait desservir Saclay d'ici à 2020 mais, pour le moment, les élus locaux sont surtout partisans d'une amélioration de la desserte existante, car, aujourd'hui, se rendre dans les bâtiments éparpillés sur 9 kilomètres carrés implique de passer du temps dans les bouchons ou de patienter parfois une quinzaine de minutes pour prendre un bus dans les gares RER.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux centres de recherche, écoles et universités, ils devront favoriser des projets de recherche et d'enseignement dans l'électronique, le climat, l'informatique l'énergie, la santé, l'environnement, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Hervé Le Riche, chef de projet à la Fondation de coopération scientifique, chargée du volet académique du futur campus du plateau de Saclay, «l'innovation de demain naîtra de la transdisciplinarité. On ne peut pas se limiter aux sciences fondamen­tales, nous sommes très attachés à la dimension des sciences humaines et sociales». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La courroie de transmission entre la recherche et l'entreprise, affirme-t-il, c'est l'étudiant. L'objectif est de créer une centaine de start-up par an.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5785928997045909451?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5785928997045909451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5785928997045909451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/06/saclay-invente-luniversite-du-xxie.html' title='Saclay invente l&apos;université du XXIe siècle'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5175504514479225115</id><published>2010-06-08T23:48:00.000-07:00</published><updated>2010-06-08T23:49:35.692-07:00</updated><title type='text'>Valérie Pécresse veut noter les universités et les grandes écoles sur leur "performance sociale"</title><content type='html'>Le Monde, 8 juin 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement ajoute une nouvelle brique à la politique qu'il mène en faveur de l'ouverture sociale de l'enseignement supérieur. Mardi 8 juin 2010, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, a annoncé la création prochaine d'un "indicateur de performance sociale" qui permettra, dès 2011, de mesurer l'effort que réalisent les universités et les grandes écoles d'ingénieurs ou de management dans ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les universités, l'enjeu n'est pas tant d'accueillir davantage d'étudiants boursiers ou issus de milieux modestes que de les aider à réussir leurs études et à poursuivre celles-ci jusqu'en master au moins. Quant aux grandes écoles, elles doivent encore accroître la part de ces jeunes parmi leurs effectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, a souligné la ministre, "la proportion de boursiers dans les écoles d'ingénieurs a augmenté de 59 % entre 2007 et 2009 et les boursiers représentent désormais 23 % des admis en 1re année", mais l'objectif est de 30 %, "y compris dans les écoles les plus prestigieuses : tout le défi est là".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisant cette annonce lors d'une visite sur le campus de l'Ecole centrale de Paris (ECP), à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), Mme Pécresse a félicité l'ECP, "temple de l'excellence", pour sa politique en matière d'ouverture sociale. La part de boursiers est en effet passée de 11 % en 2007 à 17 % en 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le gouvernement, ces indicateurs doivent permettre d'évaluer ce qui est fait en matière d'égalité des chances depuis quelques années, mais également de "récompenser" les établissements vertueux. L'évaluation de chaque université ou chaque école sera publique. Surtout, elle sera prise en compte dans l'attribution des moyens ou des subventions aux établissements du supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste qu'entre des universités publiques et des écoles, dont beaucoup sont privées, l'impact financier sera variable. L'Etat, par exemple, ne concourt pas au budget de 100 millions d'euros d'HEC. La grande école de management perçoit juste 100 000 euros de subventions pour certaines actions liées à l'ouverture sociale. Pour le budget de l'Essec, autre école prestigieuse, la part émanant de l'Etat n'est que de 2 %, soit 2 millions d'euros sur 95 millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un indicateur est un élément intéressant, note Pierre Tapie, directeur de l'Essec et président de la Conférence des grandes écoles, mais ce ne peut être qu'un élément parmi d'autres." Mme Pécresse a annoncé qu'"un groupe d'experts sera réuni pour définir les critères" des indicateurs. Ceux-ci devraient prendre en compte l'accueil et la réussite des étudiants boursiers, l'efficacité des actions menées, l'accompagnement social mis en place (l'attribution de bourses, notamment), le recours à l'apprentissage, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Floc'h&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5175504514479225115?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5175504514479225115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5175504514479225115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/06/valerie-pecresse-veut-noter-les.html' title='Valérie Pécresse veut noter les universités et les grandes écoles sur leur &quot;performance sociale&quot;'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3996339041020993019</id><published>2010-06-08T09:49:00.000-07:00</published><updated>2010-06-08T09:51:57.015-07:00</updated><title type='text'>La Cour des comptes critique la politique de regroupement des universités</title><content type='html'>Le Monde, 8 juin 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique de regroupement universitaire en cours et son pilotage par l'Etat ont été critiqués mardi 8 juin 2010 par la Cour des comptes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le moment est peut-être venu de s'assurer que, dans ce paysage très évolutif, avec une succession d'annonces, la ligne stratégique du gouvernement est bien claire", a déclaré le président de la troisième chambre de la Cour des comptes, Jean Picq, devant la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, et des députés de la commission des finances de l'Assemblée nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2006, plusieurs initiatives de regroupements des universités et des organismes de recherche ont été adoptées par les gouvernements successifs, dont les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), l'Opération campus et le grand emprunt, sans compter l'autonomie de gestion des universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'interrogeant sur "l'impact encore faible" des PRES "en matière de formation et de recherche", la Cour des comptes, par la voix de M. Picq, a fait plusieurs recommandations au gouvernement pour y remédier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une mise en cohérence des diverses initiatives législatives et financières majeures qui se sont succédé depuis quatre ans est indispensable pour savoir où l'on va", a déclaré M. Picq, demandant notamment "quel est le rôle des PRES dans la mise en œuvre du grand emprunt ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"TOUT ÇA EST EXTRÊMEMENT COHÉRENT"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite la Cour a prôné de "donner plus de pouvoir aux PRES" mais aussi de "renforcer le pilotage stratégique de l'Etat" notamment via des contrats d'objectifs signés avec les PRES, alors que ces contrats sont signés aujourd'hui avec chacune des universités membres des PRES.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réponse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a assuré que "les PRES doivent être efficaces", jugeant qu'il fallait "aller plus loin" dans "la coordination de l'offre de formation", au niveau des doctorats et des masters surtout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a ajouté que la contractualisation avec les PRES était possible, mais pas en doublon avec celles des universités et qu'il appartenait aux différents membres d'un PRES, dans le cadre de leur autonomie, de dire s'ils souhaitaient que "la structure porteuse" du contrat soit le PRES.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le grand emprunt, Mme Pécresse a assuré que "le PRES sera choisi comme porteur du grand emprunt dans un très grand nombre de sites, mais il n'est pas impossible que le grand emprunt fasse apparaître la faiblesse intrinsèque de certains PRES". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogé par plusieurs députés sur la "cohérence" et la "lisibilité" de la politique de regroupements en cours, la ministre a répondu que "tout ça est extrêmement cohérent".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3996339041020993019?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3996339041020993019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3996339041020993019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/06/la-cour-des-comptes-critique-la.html' title='La Cour des comptes critique la politique de regroupement des universités'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2908270467449625798</id><published>2010-06-03T23:28:00.000-07:00</published><updated>2010-06-03T23:31:03.240-07:00</updated><title type='text'>Un nouveau Quartier latin va naître sur les friches industrielles du nord de Paris</title><content type='html'>Le Monde, 3 juin 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra attendre encore quelques années les bâtiments, mais une conférence sur le "campus dans la ville", à Aubervilliers, jeudi 3 juin 2010, doit donner un coup d'envoi symbolique du projet de "campus Condorcet". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici à 2016, c'est un nouveau quartier universitaire qui doit émerger des friches industrielles et ferroviaires du nord de Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lauréat en 2009 du Plan Campus (450 millions d'euros de dotation de l'Etat en capital), Campus Condorcet, initié par la région Ile-de-France, doit rassembler à terme sur près de 200 000 mètres carrés pas moins de 15 500 chercheurs, étudiants et doctorants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à ce Plan Campus et aux collectivités territoriales (Paris et Aubervilliers, département de Seine-Saint-Denis et région Ile-de-France), devraient progressivement sortir de terre dans les prochaines années une bibliothèque, un centre de conférences, des centres de recherche, des amphis, des logements, des lieux de vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, les responsables politiques espèrent reproduire l'expérience réussie du quartier-campus de l'université Paris-VII, à Paris-Rive gauche, dans le Sud-Est parisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA CRÈME DE LA RECHERCHE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De part et d'autre du périphérique parisien, entre la porte de la Chapelle, au sud, et Aubervilliers, au nord, ce nouveau haut lieu des sciences humaines et sociales doit attirer à terme la crème de la recherche en sciences humaines et sociales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de nombreux débats, notamment à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 2007, huit établissements ont accepté de relocaliser une partie de leur recherche ou de leur enseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de l'EHESS, les universités Paris-I - Panthéon-Sorbonne, Paris-VIII - Saint-Denis et Paris-XIII - Villetaneuse devraient se retrouver l'Ecole pratique des hautes études (EPHE), l'Ecole des chartes, le Centre national de la recherche scientifique et l'Institut national d'études démographiques (INED).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UNE AUTRE HYPOTHÈSE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'ensemble des établissements se retrouvera à Aubervilliers, seule l'université Paris-I doit pour l'instant occuper le site de la Chapelle. Cependant, les choses pourraient encore bouger. D'importantes discussions ont lieu actuellement pour envisager une autre hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'université Paris-I pourrait finalement rejoindre le site principal d'Aubervilliers, tandis que Paris-XIII installerait à la Chapelle son IUT de Villetaneuse dans la place laissée vacante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si beaucoup d'acteurs du dossier estiment qu'il est encore trop tôt pour annoncer cet échange, "il s'agit bien d'une hypothèse étudiée très sérieusement", explique Jean-Loup Salzmann, président de l'université de Villetaneuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Paris-XIII, l'intérêt est triple : s'installer dans la capitale, étendre son bassin de recrutement d'étudiants et offrir de meilleures conditions de travail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Paris, doter la ville d'un second IUT est tentant, et permettra de diversifier l'offre de formation universitaire dans le nord de la capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour passer de l'hypothèse à la réalité, le chemin reste tout de même long. Les collectivités territoriales (notamment la ville et la région, qui s'étaient engagées à financer l'installation de Paris-I) et l'Etat doivent en effet se mettre d'accord et amender le contrat de projet Etat-région. Un processus qui risque de prendre du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2908270467449625798?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2908270467449625798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2908270467449625798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/06/un-nouveau-quartier-latin-va-naitre-sur.html' title='Un nouveau Quartier latin va naître sur les friches industrielles du nord de Paris'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7970175677775532949</id><published>2010-05-31T23:51:00.000-07:00</published><updated>2010-05-31T23:53:22.982-07:00</updated><title type='text'>Les étudiants plus nombreux à partir à l'étranger</title><content type='html'>Le Figaro, 31 mai 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008-2009, la France a enregistré une augmentation de 9 % de ses jeunes hors des frontières. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les étudiants français se décideraient-ils plus facilement à effectuer une année à l'étranger ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a obtenu une augmentation de 9 % du nombre de ses étudiants partis en année Erasmus pour l'année 2009-2010, selon les chiffres de l'agence Europe éducation formation France. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année-là, 28.283 jeunes ont participé au programme européen, rendu célèbre par le film L'Auberge espagnole, contre 25.942 l'année précédente. La France passe ainsi devant l'Allemagne qui occupait jusqu'alors la première place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette augmentation est liée pour l'essentiel à la croissance des séjours effectués dans le cadre de stages : quelque 4723 jeunes sont partis un stage en poche, contre 3389 en 2007-2008, soit près d'un tiers d'augmentation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chiffre dont le ministère de l'Enseignement supérieur se réjouit alors que le nombre de jeunes partis dans le cadre d'un échange purement universitaire avait baissé l'an dernier. Il augmente légèrement cette année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce progrès, l'agence le met sur sa promotion accrue du programme Erasmus. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, on avance l'élargissement du nombre de bourses étudiantes et leur revalorisation depuis 2008. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'an dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur s'était à plusieurs reprises inquiétée du fait que «contrairement à l'idée reçue selon laquelle la mondialisation aurait un effet entraînant, les étudiants français sont de moins en moins mobiles» . Elle évoquait même «une absence de désir de mobilité chez les jeunes» . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de chiffres plus encourageants, des milliers de bourses prévues par le gouvernement ne trouvent en réalité pas preneur chaque année. Sur plus de 27 000 bourses mises à disposition en France, 4000 n'ont ainsi pas été utilisées en 2008. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compatibilité de diplômes  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chiffre de ces 28.283 jeunes reste par ailleurs bien modeste en comparaison du million trois cent mille étudiants inscrits dans les universités françaises. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, d'autres jeunes partent effectuer une année d'étude à l'étranger en dehors d'Erasmus, de leur propre chef ou grâce à des accords particuliers d'échanges signés, par exemple, entre leur école de commerce et telle ou telle autre institution de l'enseignement supérieur. Mais même avec l'aide d'une bourse, l'échange à l'étranger reste toutefois un luxe que beaucoup ne se permettent toujours pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre point noir, les problèmes de compatibilité de diplômes. En dépit du système européen LMD (Licence-master-doctorat), qui a pour intérêt de passer d'un établissement à l'autre sans perdre une année d'études, des étudiants se plaignent régulièrement de ne pas avoir réussi à faire reconnaître leur diplôme étranger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au point que certains ont encore à repasser des épreuves en rentrant en France. Plus rarement, ils se voient même dans l'obligation de «redoubler». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pleine mutation, le système Erasmus s'oriente depuis peu vers les stages plébiscités par les étudiants. L'envie d'exotisme portée par L'Auberge espagnole ne suffit plus. Les étudiants sont plus inspirés par des perspectives d'insertion professionnelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7970175677775532949?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7970175677775532949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7970175677775532949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/les-etudiants-plus-nombreux-partir.html' title='Les étudiants plus nombreux à partir à l&apos;étranger'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4418678432309904902</id><published>2010-05-31T05:41:00.000-07:00</published><updated>2010-05-31T05:42:35.290-07:00</updated><title type='text'>Le pilotage des universités autonomes : au service des universitaires, par Laurent Batsch</title><content type='html'>Le Monde, 31 mai 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gouvernance de l'université doit concilier deux logiques : celle de la science et celle du pilotage. La tension entre ces deux logiques est riche de progrès, elle est aussi porteuse de risques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La compétence appartient à la communauté scientifique : les recrutements, les axes de la politique scientifique, l'évolution des formations et l'évaluation des performances doivent relever des spécialistes. C'est la condition de la qualité, et c'est une règle en vigueur dans tous les systèmes universitaires, quels que soient leur gouvernance et leur financement. Si le débat a émergé sur la gouvernance des universités, c'est en raison de deux évolutions profondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu, la compétition entre les établissements internationaux a fait surgir la nécessité d'une dynamique collective au niveau de chaque établissement, qui a pu être ressentie comme une menace sur l'exercice des libertés académiques individuelles. Il est vrai que les choix individuels doivent s'inscrire dans un programme collectif, mais le projet d'établissement est élaboré et porté par la communauté universitaire. La dynamique de l'établissement élargit le champ des possibles pour les individus, en même temps qu'elle les invite à chercher une plus grande cohérence d'ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seconde évolution, celle du fonctionnement des universités, est venue percuter les modes traditionnels de gouvernance. Il y a belle lurette que la vie universitaire ne se réduit plus à mettre des bataillons d'étudiants dans un amphi devant un professeur qui lit son polycopié. Les formations ont été multipliées et professionnalisées. Les modalités pédagogiques se sont considérablement différenciées. Les prestations qui encadrent l'enseignement stricto sensu se sont étendues. Les attentes sur la qualité des services se sont accrues. La technicité des fonctions de support s'est élevée. Les sources de financement se sont diversifiées. Les échanges internationaux ont pris une place éminente. La valorisation de la recherche est entrée dans les mœurs. Et dans le même temps, les enseignants-chercheurs de plus en plus sollicités par les exigences de la recherche doivent arbitrer dans l'allocation de leur temps. Il s'ensuit que les fonctions de soutien et de pilotage de l'université se sont professionnalisées, alors que la disponibilité des universitaires pour les assumer s'est réduite. D'où la crainte de certains d'entre eux qu'une logique technocratique ne vienne s'imposer à l'exercice des prérogatives académiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA DIFFÉRENCIATION DES RÔLES LIBÈRE LES UNIVERSITAIRES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc la conjonction des deux facteurs : la promotion d'une dynamique collective d'établissement d'une part, et le recentrage des enseignants-chercheurs sur leur cœur de métier d'autre part. La loi LRU [portant sur l'autonomie des universités] et le décret sur les obligations de service des enseignants-chercheurs ont cristallisé une réaction à ces deux tendances longues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au nom de quoi faudrait-il récuser l'évolution ? Est-il attentatoire aux libertés individuelles qu'un établissement décide collectivement de ses priorités scientifiques et organise librement ses recrutements en fonction de ses objectifs ? Doit-on regretter que les enseignants-chercheurs mettent tous leurs efforts et tout leur temps sur l'enseignement et la recherche qui sont leur raison d'être et de travailler ? Faut-il déplorer la montée en puissance des fonctions de pilotage dont dépend de plus en plus la qualité des services rendus à tous ? Veut-on se réfugier dans les bras de l'Etat central au motif affiché qu'il est "le garant", à moins qu'on ne compte sur sa vacuité pour préserver le "chacun pour soi" ? Faut-il craindre la conduite collective des missions de l'université sur le terrain par ceux-là mêmes qui les assurent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'évolution de notre système universitaire conduit inexorablement à une différenciation accrue des rôles dans l'université, qu'il convient d'assumer et de maîtriser. Aux universitaires revient la direction de la politique scientifique, tant en matière de recherche que de formation. Et la centralité de cette mission justifie la primauté accordée à la représentation des enseignants-chercheurs dans les instances décisionnelles. Par ailleurs, le pilotage de l'organisation et la dimension stratégique de son projet ne peuvent plus reposer sur l'investissement des seuls enseignants-chercheurs. Ceux-ci ont besoin de s'adosser à l'activité de cadres administratifs et techniques de haut niveau et de s'appuyer sur le conseil de personnalités ouvertes sur l'évolution de l'environnement économique et social au niveau international. Si elle est bien pensée et codifiée, la différenciation des rôles ne réduit nullement l'espace des libertés académiques : au contraire, elle libère les universitaires de contraintes administratives et elle améliore les conditions d'exercice de leur métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est donc pas dans la réaction à l'autonomie de l'université qu'il faut chercher une voie d'avenir, mais plutôt dans l'accompagnement de l'évolution des conditions d'exercice du métier d'enseignant-chercheur, puisqu'il s'agit de cela. Parce qu'elle est un levier d'amélioration du pilotage des universités, l'autonomie est un excellent service rendu aux professionnels de l'enseignement et de la recherche : les universitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Batsch est président de l'université Paris-Dauphine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4418678432309904902?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4418678432309904902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4418678432309904902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/le-pilotage-des-universites-autonomes.html' title='Le pilotage des universités autonomes : au service des universitaires, par Laurent Batsch'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1390187282778970489</id><published>2010-05-20T07:24:00.000-07:00</published><updated>2010-05-20T07:27:01.355-07:00</updated><title type='text'>Valérie Pécresse lance la rénovation des sections de technicien supérieur</title><content type='html'>Le Monde, 20 mai 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles font rarement parler d'elles, si ce n'est, généralement, en bien. Les sections de technicien supérieur (STS), ces filières qui mènent au brevet de technicien supérieur (BTS), vont faire l'objet d'une modernisation à partir de la rentrée prochaine, a annoncé jeudi 20 mai 2010 Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur, lors de la remise du rapport du recteur Jean Sarrazin sur les formations technologiques courtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent, les BTS n'ont pourtant pas démérité, comme le souligne le rapport Sarrazin. Avec 20 % d'enfants d'ouvrier, les STS, qui accueillent cette année 234 000 étudiants,  jouent un rôle-clef dans la démocratisation de l'enseignement supérieur. De même, l'écrasante majorité des titulaires d'un BTS s'insèrent rapidement sur le marché du travail. Les trois quarts, qui plus est, trouvent un emploi à durée indéterminée. Dans ces conditions, pourquoi moderniser, au risque de le désorganiser, ce dispositif performant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour "favoriser la réussite de tous les étudiants" dans cette filière, assure la ministre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La réussite des étudiants reste encore très inégale selon leur voie d'origine", relève-t-elle : huit bacheliers généraux sur dix et sept bacheliers technologiques sur dix obtiennent leur BTS, quand seul un bachelier professionnel sur deux décroche ce diplôme. De plus, après la réforme de la voie professionnelle du lycée, réduisant de quatre à trois ans la longueur du cursus, le nombre de titulaires d'un bac pro devrait augmenter en BTS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dans un souci de rapprochement avec l'université, la ministre souhaite améliorer les coopérations et les passerelles entre les sections de technicien supérieur (STS), les instituts universitaires technologiques (IUT) et les universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DIX MESURES DE RÉNOVATION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réformer, la ministre avance une dizaine de mesures à soumettre à la concertation, avec notamment les organisations syndicales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus spectaculaire devrait être l'adaptation de certains ingrédients du plan "réussite en licence" aux STS. Afin de mieux aider plus particulièrement les bacheliers professionnels, un accompagnement personnalisé est proposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cet accompagnement pourrait par exemple prendre la forme d'un premier semestre préparatoire, avec des enseignements méthodologiques et un suivi individualisé, comme cela se pratique désormais dans beaucoup d'universités", précise la ministre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce même si la petite taille des classes de STS est déjà l'un des facteurs de réussite de cette filière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre mesure proposée, améliorer la poursuite d'études des étudiants de STS en favorisant des dispositifs réunissant STS, universités et écoles d'ingénieurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, la ministre souhaite la multiplication des passerelles avec les autres formations d'après-bac (IUT, licence) : "Notre objectif doit être de faciliter les réorientations d'étudiants de première année de licence vers les STS et les passerelles entre STS et IUT. Cela peut se faire grâce à la signature d'accords-cadres déclinés sous forme de convention entre les universités, leurs IUT et les lycées, qui accueillent les STS."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, la ministre souhaite une réorganisation de la formation de STS en modules, "pour permettre la validation de blocs de compétences convertibles en crédits ECTS", déjà utilisé dans les universités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela permettra non seulement  d'uniformiser le système d'enseignement supérieur, mais également, assure la ministre, d'"individualiser les parcours", de "proposer aux étudiants de licence qui le souhaitent une réorientation en STS sans allongement de la durée d'études" (dix-huit mois au lieu de vingt-quatre mois) et d'"offrir aux étudiants un accès plus progressif aux qualifications". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un étudiant quittant la STS avant l'examen final devrait à termes disposer d'un certain nombre de crédits ECTS, et pourra dès lors revenir finir son BTS quelques années plus tard. Et non repartir du début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DES BTS ADAPTÉS AU MARCHÉ LOCAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour s'inscrire dans le discours gouvernemental, Mme Pécresse souhaite doubler la part des étudiants de STS en apprentissage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Seuls 15 % des reçus au BTS en formation initiale empruntent cette voie. Je souhaite porter cette proportion à 30 % et pour y parvenir, je propose notamment de retenir un principe simple : la moitié au moins des nouvelles sections de BTS devront être en apprentissage."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la ministre souhaite "rendre les formations de STS plus souples et plus réactives pour répondre aux nouveaux besoins de l'économie et de la société, en prévoyant dans chaque référentiel de formation une part de modules métiers spécialisés. Ces derniers viendraient compléter des enseignements communs définis par grands champs professionnels : les BTS pourraient ainsi s'adapter aux besoins de l'économie locale et aux évolutions du marché de l'emploi". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de ces propositions, la ministre entend ouvrir une concertation cet été, avec la volonté d'une première application à la rentrée prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1390187282778970489?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1390187282778970489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1390187282778970489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/valerie-pecresse-lance-la-renovation.html' title='Valérie Pécresse lance la rénovation des sections de technicien supérieur'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1255833338679911218</id><published>2010-05-19T13:27:00.000-07:00</published><updated>2011-01-01T13:31:08.186-08:00</updated><title type='text'>Universités : Valérie Pécresse s'inspire du modèle allemand</title><content type='html'>Le Figaro, 19 mai 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les établissements français d'enseignement supérieur présenteront cet été leurs premiers projets dans le cadre du grand emprunt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce au projet d'excellence de l'enseignement supérieur allemand, né en 2005, l'université technique de Munich a réussi à faire revenir une dizaine de ses professeurs partis à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, aimerait que cette institution aux murs immaculés, forte de ses 24 400 étudiants, soit une source d'inspiration pour la quinzaine de présidents d'universités et de grandes écoles françaises qui l'accompagnaient ce mardi en Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers auront en effet bientôt à déposer leurs premiers projets dans le cadre du «grand emprunt» décidé par Nicolas Sarkozy et dont une large part sera accordée aux universités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier appel d'offres concerne les équipements d'excellence et les projets en santé pour 2,55 milliards d'euros. Il sera lancé cet été pour une sélection à l'automne. D'autres vagues de sélection suivront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Initiatives d'excellence» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Allemagne est décidément, pour Valérie Pécresse, le modèle à suivre. Elle affirme s'être «beaucoup inspirée de ce pays qui a pris de l'avance ces dernières années, surtout en matière d'innovation». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette inspiration a favorisé, en France, la création des pôles de compétitivité, l'agence nationale de la recherche, le plan campus et, plus récemment, les «initiatives d'excellence» du grand emprunt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Également labellisé «initiative d'excellence» à l'issue d'un comité de sélection international en 2005, le campus de Garching, visité ce mardi, a partagé avec neuf autres universités allemandes près de 2 milliards d'euros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ces dernières ont été primées, c'est principalement grâce à la visibilité internationale de leurs écoles doctorales et à leur projet de «clusters», ces structures qui englobent des laboratoires de recherche et des partenariats public-privé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ont aussi dû présenter des «concepts innovants». Pour Valérie Pécresse, ces trois critères «très intéressants» pourraient être retenus dans le cadre du grand emprunt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Main dans la main»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La directrice de l'École normale supérieure, Monique Canto-Sperber, a observé avec attention «le contact étroit entre la société et le monde universitaire». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La recherche privée et la recherche publique fonctionnent la main dans la main. Ce n'est pas le cas en France», souligne-t-elle. Elle se réjouit surtout du fait que le système allemand ait permis de primer des institutions très diverses par la taille, telle la petite université de Constance et ses 7 000 étudiants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il n'y a pas de conformisme intellectuel. L'idée de s'inspirer de l'excellence quelle que soit la forme qu'elle prend, c'est une bonne chose.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à ces moyens supplémentaires à venir, Bernard Ramanantsoa, le directeur de HEC, espère quant à lui pouvoir attirer de grands chercheurs supplémentaires. Avec diverses institutions du plateau de recherche de Saclay, dans les Yvelines, il présentera un projet axé sur les «sciences de la décision».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chercheurs de retour &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Pierre Finance, le président de l'université de Nancy, souligne que la preuve du succès allemand réside dans les recettes financières supplémentaires accordées aux universités d'excellence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ce système de sélection a permis de faire revenir des chercheurs allemands exilés. J'ai d'ailleurs perdu moi-même des professeurs d'informatique et de mathématiques repartis en Allemagne à cause de ce programme !» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il compte bien s'inspirer de certaines des idées glanées lors de ce voyage d'études en Bavière, telle cette salle de garderie placée au cœur de l'université pour initier les enfants de maternelles aux sciences : «Ce n'est pas anecdotique, d'autant plus que nous cherchons par tous les moyens à attirer les jeunes vers les sciences.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chiffres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 11 milliards d'euros du grand emprunt sont consacrés à l'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 5 milliards d'euros sont prévus pour financer le plan campus destiné à rénover les universités. Ils proviennent de la vente par l'État des actions EDF.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1255833338679911218?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1255833338679911218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1255833338679911218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/universites-valerie-pecresse-sinspire.html' title='Universités : Valérie Pécresse s&apos;inspire du modèle allemand'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3073873403806871375</id><published>2010-05-19T04:21:00.000-07:00</published><updated>2010-05-19T04:22:34.327-07:00</updated><title type='text'>Après les primes individuelles, Valérie Pécresse annonce des primes collectives pour les chercheurs</title><content type='html'>Le Monde, 5 mai 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les primes d'excellence individuelles tant décriées et refusées par une poignée de chercheurs, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche promeut des "primes collectives". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du cinquième anniversaire de l'Agence nationale de la recherche (ANR), mercredi 5 mai 2010, Valérie Pécresse a annoncé qu'"un dispositif d’intéressement collectif va être mis en place pour tous les agents des organismes de recherche et des universités grâce à un décret qu'[elle] vien[t] de prendre. Les contrats de l'ANR pourront bien évidemment entrer dans le calcul de l'intéressement".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présenté dès octobre 2008 dans le cadre du plan de revalorisation des carrières des personnels de recherche, et de suite oublié, ce nouveau dispositif a pour objectif de récompenser "tous les personnels qui travaillent ensemble dans une unité de recherche, quels que soient leur grade, leur statut, leur établissement de rattachement". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seront ainsi concernés par l'intéressement à un contrat de recherche des chercheurs, enseignants-chercheurs ou personnels administratifs et techniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"DÉCLOISONNEMENT"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le décret prévoit également que les bénéficiaires de cet intéressement pourront le cumuler avec leur prime individuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce texte contribue à un intéressement collectif de tous ceux qui ont participé à la préparation, la gestion et la réalisation d'un contrat de recherche", précise-t-on dans l'entourage de Valérie Pécresse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les universités pouvaient déjà mettre en place ce dispositif, le nouveau décret permettra d'en donner la possibilité aux organismes de recherche. Et par là même de "décloisonner" les régimes indemnitaires des personnels dépendant des deux types d'organismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, les conseils d'administration fixeront chaque année "les critères, les modalités et le montant maximal de cet intéressement. Le président ou le directeur de l'établissement arrêteront la liste des bénéficiaires et les attributions individuelles de l'intéressement en fonction des services rendus et de leur degré de participation aux projets".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette nouvelle possibilité, le ministère fait un pas en direction des chercheurs, qui définissent la recherche comme un effort avant tout collectif. Reste que sur le fond, cet intéressement collectif ne devrait pas trouver grâce aux yeux des syndicats et associations professionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers se disent opposés à la politique d'allocation des ressources sur contrat, qui est par définition ponctuelle, au détriment des financements récurrents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, ce sont les équipes de recherche qui attirent déjà le plus de contrats qui bénéficieront de cet intéressement. Le fossé entre équipes bien financées et bien rémunérées et les autres devrait dès lors se creuser encore plus, à rebours d'un traitement égalitaire prôné par les syndicats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3073873403806871375?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3073873403806871375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3073873403806871375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/apres-les-primes-individuelles-valerie.html' title='Après les primes individuelles, Valérie Pécresse annonce des primes collectives pour les chercheurs'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7019442551721016762</id><published>2010-05-19T04:18:00.000-07:00</published><updated>2010-05-19T04:20:17.924-07:00</updated><title type='text'>Des appels d'offres lancés "sous dix jours" pour financer les universités</title><content type='html'>Le Monde.fr | 19.05.10  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les investissements promis dans le cadre du grand emprunt devraient se matérialiser pour les chercheurs à l'automne. Les premiers appels d'offres, concernant la recherche dans les domaines de la santé et des biotechnologies (1,55 milliard d'euros) et les "équipements d'excellence" (1 milliard), seront lancés "sous dix jours", a annoncé la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, lors d'un déplacement à Munich, mardi 18 mai 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après validation des cahiers des charges de ces deux appels d'offres par le gouvernement, le 3 mai 2010, et bientôt le Parlement, les universités pourront déposer au mois de juillet 2010 leurs premiers projets à financer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la santé, sur 1,55 milliard, 350 millions d'euros seront destinés au financement de plate-formes technologiques, sur le modèle du génoscope d'Evry, 100 millions d'euros pour des démonstrateurs, 200 millions d'euros pour financer des études de cohortes et 900 millions pour financer des recherches en nanobiologie, bioinformatique, agronomie et sur la biomasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TROIS VAGUES SUCCESSIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ces 900 millions d'euros seront non consomptibles. Seuls les intérêts générés par leur placement serviront au financement des projets", précise Mme Pécresse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les équipements d'excellence, le milliard servira à financer essentiellement du matériel de recherche mi-lourd, dont le prix d'achat et d'entretien va de 1 million à 20 millions d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les financements ne devraient pas être alloués à l'automne 2010: trois vagues d'appels d'offres seront organisées successivement, afin de laisser une chance aux universités déboutées lors du premier appel d'offres d'améliorer leur projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces appels d'offres gérés par l'Agence nationale de la recherche et des jurys internationaux seront appointés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"N'étant pas juge, le ministère viendra en soutien des universités et organismes de recherche. Nous ne nous interdisons pas d'encourager certaines universités à monter des projets sur certains de leur point fort que nous avons identifié au niveau national", ajoute Mme Pécresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les appels d'offres pour le financement des instituts hospitalo-universitaires (IHU, 850 millions d'euros), les instituts de recherche technologique (IRT, 2 milliards) et les laboratoires d'excellence (1 milliard) devraient être pour leur part lancés un peu plus tard, mais encore avant l'été, avec des résultats attendus à la fin de l'année 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ministre organisera une présentation de l'ensemble des appels d'offres à la communauté universitaire le 1er juin 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7019442551721016762?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7019442551721016762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7019442551721016762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/des-appels-doffres-lances-sous-dix.html' title='Des appels d&apos;offres lancés &quot;sous dix jours&quot; pour financer les universités'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-8120483578891897503</id><published>2010-05-03T08:50:00.000-07:00</published><updated>2010-05-03T08:51:57.885-07:00</updated><title type='text'>"Grand emprunt" : le gouvernement franchit une étape supplémentaire</title><content type='html'>03/05/2010 à 16:46 - Le Point.fr &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement a franchi lundi une étape supplémentaire vers la mise en oeuvre du "grand emprunt" voulu par le président Nicolas Sarkozy en validant les premières conventions qui devraient permettre le déblocage de certains fonds dès le mois de juin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dix premières conventions, passées avec différents opérateurs publics chargés de sélectionner les projets et de les financer, représentent des investissements de 6,85 milliards d'euros, sur un total de 35 milliards prévu dans le "programme d'investissements d'avenir" adopté en mars par le Parlement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous avons calculé qu'ils génèrent, avec les financements privés qu'ils vont déclencher, 16 milliards d'euros d'investissements", a déclaré le Premier ministre, François Fillon, lors d'une conférence de presse organisée à Matignon à l'issue d'un comité interministériel sur le grand emprunt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, le gouvernement espère que les 35 milliards d'euros du programme aboutissent à une enveloppe globale de l'ordre de 60 milliards par "effet de levier" grâce aux participations privées, des collectivités locales ou des aides européennes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un "cercle vertueux" qui reste toutefois hypothétique, car, selon une source gouvernementale, "le privé ne va probablement pas participer de manière considérable à l'effort dans l'enseignement supérieur". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La convention adoptée lundi sur "les équipements d'excellence" destinés aux organismes d'enseignement supérieur et de recherche (un milliard) ou celle sur "la santé et les biotechnologies" (1,55 milliard) ne prévoient d'ailleurs aucun financement extérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'inverse, les 500 millions d'euros de "prêts verts" permettraient d'atteindre un total de 2,6 milliards par effet de levier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conventions signées à l'été 2010 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'été 2010, l'ensemble des conventions, une quarantaine en tout, devraient avoir été signées, de manière à ce que l'ensemble des 35 milliards puissent être affectés aux opérateurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les "prêts verts", qui ne sont pas soumis à des appels à projets, pourront être attribués dès le mois de juin, d'autres actions ne devraient toutefois pas commencer à être financées avant 2011. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Fillon veut "aller vite" pour doper la croissance française à moyen et long terme, mais en s'assurant de la "rentabilité pour le pays" de chaque projet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cet aspect du retour sur investissement sera fondamental. Sur un certain nombre de sujets, nous allons aider des entreprises privées à améliorer leur compétitivité. Nous allons prendre une part du risque qu'elles prennent, mais aussi des bénéfices qu'elles réaliseront", a précisé le Premier ministre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les projets seront mis en concurrence, avec une sélection par des jurys indépendants, et nous procéderons a posteriori à des évaluations systématiques", a-t-il ajouté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon René Ricol, le Commissaire général à l'investissement chargé par le Premier ministre de piloter ce programme, l'évaluation sera faite chaque année à partir du moment où l'argent aura été débloqué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fonds seront en outre débloqués "par tranches", de façon à ce que "quand ça ne marche pas, on sache arrêter pour redéployer sur d'autres projets", a souligné René Ricol. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans un contexte budgétaire difficile, il ne s'agit pas de dépenser d'un côté l'argent que nous économisons de l'autre", a ajouté François Fillon, rappelant que "les charges financières issues de l'emprunt seront intégralement couvertes par une diminution" des dépenses de l'État. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une charge évaluée à 500 millions d'euros en 2010, qui sera compensée par une diminution d'environ deux pour cent des dépenses de fonctionnement, hors salaires, de chaque ministère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-8120483578891897503?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8120483578891897503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8120483578891897503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/05/grand-emprunt-le-gouvernement-franchit.html' title='&quot;Grand emprunt&quot; : le gouvernement franchit une étape supplémentaire'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7118411126130444459</id><published>2010-04-26T09:25:00.000-07:00</published><updated>2010-04-26T09:28:43.402-07:00</updated><title type='text'>12 000 sans diplôme, 42 000 sans qualification</title><content type='html'>Le Monde, 26 avril 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre de jeunes qui quittent le système éducatif sans un niveau de qualification reconnu a considérablement baissé en trente ans. Il a été divisé par quatre en trente ans, passant de 170 000 en 1975 à 42 000 en 2005 (hors outre-mer). Les sans-qualification représenteraient quand même encore &lt;strong&gt;6 %&lt;/strong&gt; des 700 000 jeunes qui composent une génération, selon la dernière statistique connue, publiée en 2008, par le ministère de l'éducation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans qualification&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme "sans qualification" signifie une sortie du système sans être parvenu au minimum à une classe de niveau V, selon la nomenclature de la formation professionnelle. Ce niveau V correspond à l'année terminale de certificat d'aptitude professionnelle (CAP), de brevet d'études professionnelles (BEP), avec ou sans le diplôme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut aussi correspondre à une scolarité achevée en classe de seconde ou de première générale et technologique. Un jeune peut en effet ne pas avoir de diplôme mais être considéré comme qualifié s'il a, par exemple, fréquenté l'école jusqu'à la terminale et échoué au bac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans diplôme &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le nombre de 42 000 peut paraître "raisonnable", c'est au regard d'une autre statistique : celle des "sorties sans diplôme", un critère retenu en 2000 par l'Union européenne dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2005, ces sorties (sans diplôme du second cycle du secondaire ou sans diplôme professionnel) étaient au nombre de 120 000, soit cette fois &lt;strong&gt;17 %&lt;/strong&gt; d'une génération. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains diplômés du brevet des collèges en font partie, puisqu'il ne s'agit pas d'un diplôme de second cycle du secondaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon d'autres méthodes de classification, les "sans diplôme" sont tous ceux qui n'ont ni CAP ni BEP ni baccalauréat, soit 140 000 jeunes, environ &lt;strong&gt;20 %&lt;/strong&gt; d'une génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fonction des critères retenus, les statistiques varient donc du simple au triple. Mais tous les jeunes concernés ne sont pas pour autant des "décrocheurs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décrocheur &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce terme désigne en effet ceux qui partent avant la fin, à 16 ans, de l'obligation scolaire. La catégorie des "décrocheurs" est elle-même difficile à cerner. Certains élèves sont en rupture ou en conflit ouvert avec le système scolaire, d'autres décrochent en toute discrétion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le phénomène de décrochage, soulignait en 2005 un rapport des deux inspections générales de l'éducation nationale, "est particulièrement insidieux, parce que les sorties sans qualification se font au goutte-à-goutte : ce n'est jamais un phénomène massif ; il se compte par unité dans chaque établissement, à chaque niveau, dans une classe, et n'attire donc pas particulièrement l'attention". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souhaitant un meilleur "repérage" des jeunes concernés, ce rapport concluait à la nécessité d'une approche "au niveau de l'établissement" et préconisait la création d'un "système de suivi informatisé des élèves".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Objectifs de Lisbonne &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de décrochage scolaire, la situation nationale n'est pas brillante. &lt;strong&gt;11,8 %&lt;/strong&gt; des 18-24 ans quittent en effet le système scolaire avant la fin de l'enseignement secondaire, plaçant ainsi la France en quinzième position sur vingt-sept. Ce classement est extrait d'un rapport de la Commission présenté le 26 novembre 2009 et officiellement adopté par le Conseil européen en février. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2000, l'Union européenne a défini comme objectif qu'au moins &lt;strong&gt;85 %&lt;/strong&gt; des jeunes âgés de 22 ans aient terminé leurs études secondaires en 2010 (ils sont &lt;strong&gt;83 %&lt;/strong&gt; en 2005), et que pas plus de &lt;strong&gt;10 %&lt;/strong&gt; des jeunes âgés de 18 à 24 ans aient quitté l'école avant d'avoir obtenu un diplôme d'études secondaires ou un diplôme professionnel ou un diplôme accordé dans le cadre d'une autre formation (&lt;strong&gt;17 %&lt;/strong&gt; en 2005).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc Cédelle&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7118411126130444459?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7118411126130444459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7118411126130444459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/04/12-000-sans-diplome-42-000-sans.html' title='12 000 sans diplôme, 42 000 sans qualification'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5780758321547919361</id><published>2010-04-14T03:25:00.000-07:00</published><updated>2010-04-14T03:26:43.824-07:00</updated><title type='text'>Quand l'université refuse les factures d'un centre fantôme</title><content type='html'>Libération et &lt;a href="http://www.libelyon.fr/info/2010/04/quand-luniversit%C3%A9-re%C3%A7oit-les-factures-dun-centre-fant%C3%B4me.html"&gt;Libé-Lyon&lt;/a&gt;, 14 avril 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En recevant le 30 mars dernier deux pleins parapheurs de factures, le secrétaire général de l'université Lumière à Lyon a sursauté. Sous ses yeux, des dépenses de voyages, de restaurant, de cartes de voeux (etc.) pour le Centre Jacques Cartier, qui organise depuis près de vingt-cinq ans des échanges scientifiques entre Lyon et le Québec, mais ne dépend plus de son université depuis le 1er janvier dernier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a saisi le président de l'université, André Tiran, qui a alors écrit au responsable du Centre Jacques Cartier, Alain Bideau, universitaire et ancien élu barriste à Lyon, pour lui rappeler que l'université a voté à l'unanimité son départ le 10 juillet dernier. Il lui demande donc de rembourser, le prie de "cesser impérativement toute dépense engageant l'université", et le menace même de poursuites... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Centre Jacques Cartier a été "rattaché" à l'université Lyon II en 1984. Reconnu à Lyon et surtout au Québec pour la qualité des Entretiens qu'il organise chaque année, il s'agit du point de vue de l'université d'une sorte d'objet administratif non identifié. Il n'a en effet jamais eu aucune existence juridique. Il touche pourtant des fonds privés français et canadiens ainsi que de copieuses subventions publiques (lire), mais le tout est allé sur le compte de l'université Lyon II, devenant ainsi de l'argent public. Pour compliquer un peu l'affaire, Alain Bideau s'est discrètement constitué au fil des années une cagnotte, que la fac et le Centre se disputent à présent, depuis que le divorce est consommé (lire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que le départ ait été voté à l'unanimité le 10 juillet 2009, l'université a laissé cinq mois au Centre, jusqu'au premier janvier, le temps d'accueillir cet automne les 22èmes entretiens. Lyon II pensait en avoir fini, jusqu'à l'arrivée des fameux parapheurs. Il y avait au total pour un peu plus de 8.000 euros de factures. Essentiellement des voyages, à destination de Québec, Vancouver, Amsterdam, Montréal, Zurich, Munich, Francfort, Calgary, etc. L'université travaillant avec une agence de voyage, Selectour, Alain Bideau aurait tout simplement continué d'y commander ses billets, facturés ensuite à Lyon II, sans prévenir que son Centre ne dépendait plus de l'université depuis le 1er janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi des notes de restaurant. Elle permettent de vérifier que le directeur du Centre Jacques Cartier aime toujours autant les bonnes tables. Il a bon goût, fréquente, aux frais de l'université, En Mets fais ce qu'il te plaît, le Bistrot des Maquignons, et surtout Thomas,  où il revient six fois en deux mois, avec un jour 10 invités. Pour des montants qui restent cependant raisonnables, comparés aux festins que l'université finançait pour ses invités ces dernières années. En novembre dernier par exemple, Alain Bideau a laissé 1.389 euros chez la Mère Brazier, 1.200 euros chez Lassausaie. Toujours aux frais de Lyon II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fouillant dans les factures réglées pour le Centre Jacques Cartier ces derniers mois, l'université a eu des surprises. Elle a par exemple découvert qu'elle avait acheté en septembre dernier 50 exemplaires d'un "Essai de démographie historique et de génétique des populations". Un ouvrage passionnant, édité par l'Institut national d'études démographiques. Et écrit par un certain Alain Bideau, qui s'est ainsi fait acheter ses livres par la fac pour les offrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'yon II s'est aussi rendue compte qu'elle finançait des centaines d'abonnements à des revues lyonnaises, souscrits par le Centre Jacques cartier. Par exemple 200 abonnements à Acteurs de l'économie. "IL s'agit d'un partenariat que nous faisons depuis quelques années avec ces Entretiens qui sont de très bonne qualité et dont l'image correspond assez à celle de notre journal, explique Denis Lafay, directeur de la publication. Cette année, nous avions réalisé en échange des abonnements un numéro spécial sur les Entretiens. Il devait être distribué à 1.500 exemplaires aux participants, mais comme Alain Bideau était furieux du portrait que nous avions fait de lui à l'intérieur, je crois qu'il les a fait mettre au pilon". L'université aurait donc payé 5.000 euros d'abonnements, sans contre-partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a en revanche fait résilier 220 abonnements aux Petites affiches lyonnaises. Il s'agissait là encore d'un partenariat, pour 8.840 euros. "Nous leur avons fait un supplément de huit pages intégré dans le journal cet automne et ils devaient le payer sous forme d'abonnements, explique Antonio Mafra, rédacteur en chef du journal. Mais lorsque nous avons envoyé notre facture, l'université nous a répondu qu'ils se désabonnaient. C'est un peu cavalier."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les abonnements courant sur 2009 et 2010 et Lyon II refusait de payer à compter du 1er janvier. Surtout, l'université s'étonnait de constater que les abonnements étaient adressés à noms d'entreprises, des collectivités et de particuliers. Par exemple Dexia, Veolia, le Crédit agricole, Axa Investissements ou GL Events. Les conseils généraux du Rhône, de l'Ain, de l'Isère et de la Loire. Toutes les universités de la région. "Je vous rappelle, écrit le président de l'université, qu'il appartient à ces institutions, entreprises et collectivités locales de s'abonner sur leurs fonds propres".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les particuliers, certains noms d'abonnés apparaissent deux fois. Et celui d'Alain Bideau cinq fois. Généreux, le directeur du centre a aussi fait abonner sa secrétaire, et son ancienne secrétaire. "Compte tenu de la légèreté avec laquelle a été souscrit l'ensemble de ces 220 abonnements, qui ne correspondent en rien à l'intérêt général et aux missions de l'université et du Centre Jacques Cartier, j'ai demandé la résiliation de tous ces abonnements à compter de ce jour", prévient le président de l'université. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Tiran rappelle aussi à Alain Bideau que son Centre n'a "pas de budget" ni de "personnalité morale". Qu'il n'a "aucune existence juridique", aucune "délégation de signature", qu'il n'est "pas autorisé" à engager des dépenses au nom de l'université "ni à passer commande auprès d'un fournisseur". L'université refuse donc de payer les factures qu'il a déjà réglées, et annonce qu'elle va demander de remboursement des autres. Enfin, le président conclut en menaçant l'universitaire de poursuites "pour usage abusif d'une fonction publique" et "usurpation de titre". Il lui demande "de ne plus utiliser le nom de l'université Lumière Lyon II quels qu'en soient les circonstances et les supports". Pour couper définitivement les ponts, l'université a résilié les deux abonnements I-Phone d'Alain Bideau, et elle lui demande de quitter sans délai les locaux qu'il occupe encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en espérant récupérer la trésorerie accumulée à Lyon II (1,5 million d'euros tout de même) pour la transférer vers la fondation qu'il a créé, Alain Bideau cherchait ces derniers mois un nouveau point de chute universitaire. Sans succès pour l'instant. Contacté à plusieurs reprises à son domicile, il n'a pas donné suite à nos appels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olivier BERTRAND&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5780758321547919361?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5780758321547919361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5780758321547919361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/04/quand-luniversite-refuse-les-factures.html' title='Quand l&apos;université refuse les factures d&apos;un centre fantôme'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-842071242187448216</id><published>2010-04-12T05:18:00.000-07:00</published><updated>2010-04-12T05:19:19.631-07:00</updated><title type='text'>Pierre Bergé soutient l'université d'Avignon à hauteur de 500 000 euros</title><content type='html'>Il fait parti des hommes d'affaires les plus connus de France. Désormais c'est aussi le principal soutien de la fondation de l'université d'Avignon. Le célèbre collectionneur, ancien compagnon du couturier Yves Saint Laurent, va reverser un demi million d'euros à la fondation dont il est le Président d'honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Loi LRU permet aux universités de se doter d'un outil de levée de fonds. L'objectif est clair. Par un dialogue étroit avec ses partenaires économiques, l'université doit renforcer son ancrage local, amplifier ses actions à l'international et développer ses projets culturels. Emmanuel Ethis le Président de l'UAPV a insisté sur le fait que ces fonds ont pour mission de parfaire les capacités d'initiative de l'établissement dans le cadre de ces actions pédagogiques et non de substituer des fonds privés à des fonds publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambition de la fondation est de collecter 3 millions d'euros. Dans cet objectif l'université invite les mécènes interessés à la contacter à l'adresse : mission-fondation@univ-avignon.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Références&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.avignews.com/pierre-berge-soutient-l-universite-a-hauteur-de-500-000-euros-@/article.jspz?article=18405"&gt;http://www.avignews.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-842071242187448216?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/842071242187448216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/842071242187448216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/04/pierre-berge-soutient-luniversite.html' title='Pierre Bergé soutient l&apos;université d&apos;Avignon à hauteur de 500 000 euros'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2176985036798507036</id><published>2010-03-11T00:56:00.000-08:00</published><updated>2010-03-11T00:57:22.745-08:00</updated><title type='text'>Paris XIII-Villetaneuse: Des étudiants rackettés en plein cours</title><content type='html'>| AFP |10/03/2010 |&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre personnes ont menacé aujourd'hui avec des couteaux et racketté une trentaine d'étudiants qui étaient en cours dans un amphithéâtre de l'université Paris XIII-Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis, sans faire de blessés, a-t-on appris de sources concordantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les faits se sont produits vers 15h00. "Quatre jeunes ont pénétré dans l'amphithéâtre, où une trentaine d'étudiants suivaient un cours d'anglais, par l'entrée réservée aux handicapés, qui n'est pas visible par les gardiens de l'université", a expliqué le président de Paris XIII, Jean-Loup Salzmann.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les jeunes, cachés par des capuches et des foulards, ont sorti des couteaux et une réplique d'arme à feu, menacé les étudiants et l'enseignante puis les ont rackettés", a-t-il poursuivi. "Les faits ont duré quelques minutes, puis les agresseurs sont partis en courant, ont été poursuivis par les gardiens mais n'ont pu être rattrapés". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neuf portables et 40 euros ont été volés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neuf téléphones portables et 40 euros ont été volés, selon une source policière, qui précise qu'il n'y a pas eu d'interpellation. Des étudiants et l'enseignante ont été bousculés, mais il n'y a pas eu de blessé, selon le président de l'université. Les psychologues ainsi que la brigade anticriminalité sont ensuite intervenus. L'enseignante et les étudiants ont déposé plainte au commissariat d'Epinay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mi-décembre, un étudiant avait été blessé par arme blanche alors qu'il assistait à un cours dans un amphithéâtre de Paris XIII. L'auteur présumé, qui ne faisait pas partie des effectifs de l'université, avait été interpellé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Après cette agression, des contrôles d'entrée ont été mis en place dans une partie de l'université, mais trois amphithéâtres isolés n'ont pas de contrôle d'accès. Le racket s'est produit dans l'un des trois", a expliqué Jean-Loup Salzmann. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On avait prévu de clôturer le campus après cette agression en décembre mais on n'en a pas eu le temps", a-t-il ajouté. "A la rentrée de septembre, ce genre de chose ne pourra plus arriver puisque les clôtures auront été installées", a assuré le président de Paris XIII.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2176985036798507036?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2176985036798507036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2176985036798507036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/03/paris-xiii-villetaneuse-des-etudiants.html' title='Paris XIII-Villetaneuse: Des étudiants rackettés en plein cours'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-8938066448766024195</id><published>2010-03-11T00:35:00.000-08:00</published><updated>2010-03-12T00:36:41.417-08:00</updated><title type='text'>occupé par les syndicats</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-8938066448766024195?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8938066448766024195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8938066448766024195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/03/le-siege-de-lassistance-publique.html' title='occupé par les syndicats'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-76672906077716052</id><published>2010-03-04T01:14:00.001-08:00</published><updated>2010-03-04T01:16:27.332-08:00</updated><title type='text'>Opération Campus</title><content type='html'>Références&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_campus"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sur le &lt;a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid20637/l-operation-campus.html"&gt;site du MESR&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-76672906077716052?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/76672906077716052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/76672906077716052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/03/operation-campus.html' title='Opération Campus'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2037513629008176973</id><published>2010-03-03T03:38:00.000-08:00</published><updated>2010-03-04T01:13:17.998-08:00</updated><title type='text'>Le rapport Larrouturou sur l'immobilier universitaire à Paris</title><content type='html'>Le 6 octobre 2009, Valérie Pécresse a annoncé l’ouverture d’une concertation sur les recommandations du rapport de Bernard Larrouturou, au sujet de l'immobilier universitaire parisien, avec les collectivités locales concernées (Mairie de Paris et Région Ile-de-France, notamment) et avec les différents établissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ministre a retenu 7 propositions et champs d’action principaux  exposés par Bernard Larrouturou, à savoir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 1.  Le regroupement des universités et des écoles parisiennes au sein de Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) &lt;br /&gt;- 2. Un meilleur accueil des chercheurs étrangers à Paris  &lt;br /&gt;- 3. Une amélioration rapide de la qualité de vie des étudiants à Paris&lt;br /&gt;- 4. Un plan d’urgence pour la modernisation des bibliothèques universitaires parisiennes &lt;br /&gt;- 5. Un schéma directeur immobilier concerté pour préparer la dévolution du patrimoine aux universités parisiennes&lt;br /&gt;- 6. La création d’un établissement d’aménagement universitaire, à titre transitoire, pour accompagner les universités dans la mise en place de leur schéma immobilier&lt;br /&gt;- 7. Le renforcement de la coordination entre les académies d’Ile-de-France, avec la création d’un service inter-académique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réactions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=1&amp;document_type_id=7&amp;document_id=74500&amp;portlet_id=12780"&gt;Bertrand DELANOË&lt;/a&gt;, Mairie de Paris, 5 octobre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Références&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/02/v-p%C3%A9cresse-d%C3%A9voile-le-rapport-larrouturou.html"&gt;Valérie Pécresse dévoile le rapport Larrouturou&lt;/a&gt;, sciences2, 19 février 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Larrouturou"&gt;Bernard Larrouturou&lt;/a&gt; sur Wikipedia &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49135/faire-de-paris-la-plus-belle-metropole-universitaire-du-monde.html"&gt;Sur le site du ministère ESR&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le &lt;a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49138/rapport-de-bernard-larrouturrou-sur-l-immobilier-universitaire-parisien.html"&gt;rapport Larrouturou&lt;/a&gt; sur le site du MESR, en &lt;a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/files/rapport.pdf"&gt;PDF&lt;/a&gt; ou sur le site de la &lt;a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000476/index.shtml"&gt;Documentation française&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/b1568a0f2d/a/des-presidents-d-universite-mecontents-du-rapport-larrouturou.html"&gt;EducPros.fr, 3 novembre 2009&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.educpros.fr/politique-educative/politique-gouvernementale/detail-article/h/11c3763928/a/immobilier-universitaire-parisien-vers-la-creation-duniversites-confederales.html"&gt;EducPros.fr, 5 octobre 2009&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le site de l'ORS (abonnement)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Universites/6081-Immobilier-a-Paris-les-consequences-du-rapport-Larrouturou.html"&gt;Immobilier à Paris : les conséquences du rapport Larrouturou&lt;/a&gt;, ors.fr, 22 février 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Universites/5563-La-Sorbonne-les-deux-reves-et-le-cauchemar-de-Bernard-Larrouturou.html"&gt;La Sorbonne : les deux rêves et le cauchemar de Bernard Larrouturou&lt;/a&gt;, ors.fr, 19 octobre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Universites/5512-Rapport-Larrouturou-Paris-1-privee-de-PRES.html"&gt;Rapport Larrouturou : Paris 1 privée de PRES ?&lt;/a&gt;  ors.fr, 12 octobre 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2037513629008176973?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2037513629008176973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2037513629008176973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/03/le-rapport-larroutourou-sur-limmobilier.html' title='Le rapport Larrouturou sur l&apos;immobilier universitaire à Paris'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5059728008560061011</id><published>2010-03-03T03:25:00.000-08:00</published><updated>2010-03-03T03:35:46.495-08:00</updated><title type='text'>A propos des levées de fonds universitaires</title><content type='html'>Quelques références à propos des levées de fonds universitaires:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.lors.fr/article/Gestion/management/6067-Fundraising-les-erreurs-a-ne-pas-commettre-avant-de-se-lancer.html"&gt;A propos de Fundraising : les erreurs à ne pas commettre avant de se lancer&lt;/a&gt;, ors.fr, 22 février 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Officiels/5799-Creation-de-la-fondation-partenariale-de-l-Insa-de-Lyon.html"&gt;Création de la fondation partenariale de l’Insa de Lyon&lt;/a&gt;, ors;fr, 3 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Gestion/management/5302-Fundraising-de-Lyon-au-Quebec-les-plans-d-attaque-des-universites.html"&gt;Fundraising : de Lyon au Québec, les plans d’attaque des universités&lt;/a&gt;, ors.fr, 14 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Fiches-pratiques/5313-Bien-choisir-son-modele-de-fondation.html"&gt;Bien choisir son modèle de fondation&lt;/a&gt;, ors.fr, 14 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Ecoles-et-Instituts/5317-Gerer-une-fondation-en-temps-de-crise-le-cas-de-Reims-Management-School.html"&gt;Gérer une fondation en temps de crise : le cas de Reims Management School&lt;/a&gt;, ors.fr, 14 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="https://frodon.univ-paris5.fr/http/www.lors.fr/article/Gestion/management/5305-Fundraising-les-cabinets-de-conseil-specialises.html"&gt;Fundraising : les cabinets de conseil spécialisés&lt;/a&gt;, ors.fr, 14 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Rapports/5401-Fundraising-comment-conquerir-les-anciens-eleves.html"&gt;Fundraising : comment conquérir les anciens élèves ?&lt;/a&gt; , ors.fr, 14 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Multimedia/5381-La-carte-des-universites-et-de-leurs-fondations.html"&gt;La carte des universités et de leurs fondations&lt;/a&gt;, ors.fr, 14 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="https://frodon.univ-paris5.fr/http/www.lors.fr/article/Officiels/4728-Fundraising-le-decret-sur-les-fonds-de-dotation.html"&gt;Fundraising : le décret sur les fonds de dotation&lt;/a&gt;, ors.fr, 27 février 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http/www.lors.fr/article/Gestion/management/3447-Fundraiser-HEC-creer-et-entretenir-des-reseaux-de-genereux-donateurs.html"&gt;Fundraiser (HEC) : créer et entretenir des réseaux de généreux donateurs&lt;/a&gt;, ors.fr, 21 janvier 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5059728008560061011?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5059728008560061011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5059728008560061011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/03/propos-des-levees-de-fonds.html' title='A propos des levées de fonds universitaires'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5077818181655618886</id><published>2010-02-16T04:06:00.000-08:00</published><updated>2010-02-16T04:07:52.131-08:00</updated><title type='text'>Les leçons du recrutement d'un Prix Nobel américain à Paris-Diderot</title><content type='html'>, par Vincent Berger, président de l'université Paris-Diderot. LEMONDE.FR | 15.02.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le recrutement récent de George Smoot, Prix Nobel de physique, à l'université Paris-Diderot, n'a pas manqué d'alimenter le débat permanent sur l'enseignement supérieur et la recherche en France. Une idée reçue voudrait que la recherche française soit à la traîne de celle effectuée outre-Atlantique, à cause de la faiblesse de ses moyens, des rémunérations plus faibles des chercheurs, à cause de la dispersion de ses forces entre organismes et universités de taille sous-critique, à cause d'une gouvernance universitaire trop faible. Comment, dans un tel contexte, expliquer que l'un des esprits les plus brillants de la cosmologie, George Smoot, qui a effectué l'essentiel de sa carrière dans la prestigieuse université de Berkeley, puisse préférer les rives de la Seine à la baie de San Francisco ? Et plus, encore, quelle leçon tirer de ce choix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut commencer par une analyse comparative des structures de recherche entre les deux pays. Aux Etats-Unis, une culture très individualiste favorise le recrutement de professeurs avec des salaires élevés. Entourés de nombreux thésards et post-doctorants, ils disposent de financements importants. Les salaires et les moyens sont indéniablement moins élevés en France. Cela contribue incontestablement à la fuite de cerveaux français vers les Etats-Unis. George Smoot le dit lui-même : son salaire de professeur en France sera le salaire le plus bas qui lui aura été proposé depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant la recherche française réussit. Notre pays s'enorgueillit régulièrement aussi de Prix Nobel. Les laboratoires français et américains publient dans les mêmes revues internationales. Le laboratoire "Astroparticule et Cosmologie" (APC) de Paris-Diderot est un exemple du genre puisqu'il a réussi à convaincre Georges Smoot que c'est dans ses murs que s'écrivent les pages de la cosmologie contemporaine. Comment expliquer qu'avec des ressources si différentes, les universités françaises et américaines jouent néanmoins dans la même cour au niveau de la recherche ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est de reconnaître que le modèle français a aussi ses qualités, parmi lesquelles le fonctionnement en équipes soudées, dont les personnels partagent une ambition scientifique commune. Dans ces équipes, ce n'est pas l'individualisation de la rémunération qui motive les chercheurs. Ce sont avant tout la générosité et la passion. C'est bien l'esprit de découverte collectif qui constitue le moteur véritable de la recherche. George Smoot le dit lui-même : il a choisi le laboratoire APC parce qu'il est l'un des phares de la cosmologie mondiale à l'heure actuelle, parce qu'il rassemble des chercheurs de premier plan au sein d'une équipe remarquable. La grande leçon que nous devons tirer de la venue de George Smoot est que l'efficacité de la recherche française réside pour une immense part dans la qualité du travail collectif qui se fait dans ses laboratoires. Nombreuses sont pourtant les analyses qui mettent ce modèle français en danger en proposant d'individualiser les rémunérations des chercheurs "les meilleurs" – en développant une politique de primes très élevées – dans une logique de compétition exacerbée entre les personnes, au motif de récompenser le "mérite". Le progrès et l'excellence scientifique seraient fonction de cette mise en concurrence, comme semblerait le démontrer le système universitaire des Etats-Unis. La mise en concurrence des chercheurs, fondée sur une évaluation toujours plus rigoureuse de leurs performances, serait le nerf du progrès scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modèle français est tout autre. La force de la recherche française réside non pas dans une pratique individualiste, mais au contraire dans l'intelligence collective des équipes, dans la complémentarité des compétences que celles-ci mobilisent, dans la solidarité des énergies qui s'y investissent. Cela n'invalide en rien l'importance de l'émulation entre les chercheurs. Cette émulation constitue, cela va sans dire, une donnée princeps de la recherche ; elle enrichit cette intelligence collective et fait partie de notre culture scientifique. Contrairement à ce que d'aucuns tentent de nous faire croire, les équipes et les chercheurs qui les animent sont rompus à la logique quotidienne de l'évaluation. Pour autant, indexer trop fortement les rémunérations des chercheurs sur cette évaluation, en octroyant par exemple à un très petit nombre des primes très élevées, fait peser un risque sur la cohésion des équipes, sur la logique de synergie qui les fait avancer, et finalement sur cette efficacité même que l'on prétend améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'analyse technocratique ne doit pas faire l'impasse sur la compréhension en profondeur des motivations humaines qui sont au cœur de la recherche. Les indicateurs mesurant l'activité des uns ou des autres, aussi précieux soient-ils, ne sauraient jamais se substituer à la nécessaire écoute d'une histoire, d'une culture scientifique et de pratiques sociales qui continuent de faire leurs preuves. Importer à la hâte des méthodes en contradiction profonde avec notre intelligence collective ferait peser de sérieux risques sur nos laboratoires, sur notre capacité d'innovation, sur notre désir de penser ensemble les savoirs de demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vincent Berger est président de l'université Paris-Diderot.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5077818181655618886?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5077818181655618886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5077818181655618886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/les-lecons-du-recrutement-dun-prix.html' title='Les leçons du recrutement d&apos;un Prix Nobel américain à Paris-Diderot'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-9030406454164291954</id><published>2010-02-14T23:50:00.000-08:00</published><updated>2010-02-14T23:51:33.437-08:00</updated><title type='text'>Ces chercheurs qui ont refusé 15.000 euros de prime</title><content type='html'>Publié le 14/02/2010 à 17:34 - Modifié le 15/02/2010 à 08:24 Le Point.fr &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chercheur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a refusé une prime d'excellence scientifique de 15.000 euros ! La raison ? Protester contre la politique de différenciation salariale du gouvernement, sa lettre postée sur le site du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le biologiste, François Bonhomme, directeur de recherche à l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (ISE-M), a reçu en décembre un courrier lui annonçant le versement de la prime au titre de sa médaille d'argent du CNRS, obtenue pour ses travaux scientifiques en 1996. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne suis pas du tout partisan de la politique de différenciation salariale qui est en train de se mettre en place dans la recherche publique française", déclare le chercheur dans sa réponse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un précédent &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne me berce pas d'illusions d'un monde égalitaire", poursuit François Bonhomme, qui juge cependant que les scientifiques "apprécient aussi de ne pas se sentir en concurrence trop directe avec leurs collègues". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur refuse notamment un système dans lequel des "capitaines de recherche négocieront leur salaire à l'embauche tout en ayant à leur service une armée de contractuels taillables et corvéables à merci". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Bonhomme a demandé à ce que sa prime étalée sur quatre ans soit reversée à la Fondation de France, qui recueille des dons pour aider les personnes vulnérables, développer la connaissance et protéger l'environnement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'automne, un autre médaillé d'argent du CNRS, Didier Chatenay, avait aussi annoncé qu'il refuserait sa prime de 15.000 euros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin janvier 2010, cinq syndicats de chercheurs et le collectif "Sauvons l'Université" (SLU) ont adressé une lettre à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse demandant l'abandon de la prime d'excellence scientifique en échange d'une augmentation des possibilités de promotion et d'une "création massive de postes titulaires afin de résorber la précarité".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-9030406454164291954?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/9030406454164291954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/9030406454164291954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/ces-chercheurs-qui-ont-refuse-15000.html' title='Ces chercheurs qui ont refusé 15.000 euros de prime'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7065972106615555393</id><published>2010-02-10T00:41:00.000-08:00</published><updated>2010-02-10T00:43:25.248-08:00</updated><title type='text'>Le n°86 de l'Observatoire de la recherche et de l'enseignement supérieur</title><content type='html'>- Le n°86 de l'Observatoire de la recherche et de l'enseignement supérieur vient de paraître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sommaire de ce numéro :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Succès de la prime d'excellence scientifique chez les maîtres de conférences&lt;br /&gt;- Rapport d'activité des enseignants-chercheurs&lt;br /&gt;- Création d'une nouvelle organisation étudiante à partir de l'UNI&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7065972106615555393?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7065972106615555393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7065972106615555393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/le-n86-de-lobservatoire-de-la-recherche.html' title='Le n°86 de l&apos;Observatoire de la recherche et de l&apos;enseignement supérieur'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7256084815687942506</id><published>2010-02-08T23:52:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T23:53:09.446-08:00</updated><title type='text'>Le rapport Aghion sur les Universités en PDF</title><content type='html'>&lt;a href="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20100126/1297001_3412_missionaghionrapportd-etape.pdf"&gt;Le rapport Aghion&lt;/a&gt; sur les Universités en PDF&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20100126/1297001_3412_missionaghionrapportd-etape.pdf&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7256084815687942506?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7256084815687942506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7256084815687942506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/le-rapport-aghion-sur-les-universites.html' title='Le rapport Aghion sur les Universités en PDF'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7656578744187859603</id><published>2010-02-08T23:49:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T23:51:00.046-08:00</updated><title type='text'>Près de 50 000 précaires dans l'enseignement supérieur et la recherche</title><content type='html'>LEMONDE.FR | 08.02.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseignement supérieur et la recherche publics font travailler 45 000 à 50 000 précaires, soit environ 20 % des effectifs, et la précarité est plus forte pour les femmes, dans les universités et dans les sciences humaines et sociales (SHS), selon une enquête rendue publique lundi et disponible sur Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette enquête, lancée par une intersyndicale regroupant 19 organisations, s'appuie sur des recherches statistiques et surtout un questionnaire détaillé mis en ligne en octobre auquel ont répondu de façon anonyme 4 409 personnes précaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au CNRS, entre 2006 et 2008, le nombre de permanents a baissé de 1,5 % et celui de non-permanents a augmenté de 17,2 %, a précisé lors du colloque de présentation de l'enquête Charles-Antoine Arnaud, chercheur statisticien en géographie au CNRS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière l'hétérogénéité des situations de ces précaires qui peuvent être des chargés de cours vacataires ou contractuels, des doctorants, des docteurs sans poste ou des personnels non enseignants (dits Ita et Biatoss), il y a des points communs, a expliqué Isabelle Clair, chargée de recherche en sociologie au CNRS : "Une rémunération basse et irrégulière, déconnectée des diplômes et de l'expérience". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A titre d'exemple, en 2009, plus d'un quart des répondants non enseignants gagnait moins de 1 250 euros par mois, a détaillé la chercheuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l'enquête, les répondants réclament "un droit du travail au moins aussi protecteur que dans le privé" (ils n'ont par exemple pas de prime de précarité à la rupture d'un contrat précaire, contrairement aux CDD du privé) et en même temps, pour 70 % d'entre eux, "un plan de titularisation". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le ministère de l'enseignement supérieur, les "non-titulaires" sont actuellement 23 500 dans les universités.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7656578744187859603?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7656578744187859603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7656578744187859603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/pres-de-50-000-precaires-dans.html' title='Près de 50 000 précaires dans l&apos;enseignement supérieur et la recherche'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3791672423846613646</id><published>2010-02-07T01:08:00.000-08:00</published><updated>2010-02-07T01:10:58.246-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>LE MONDE | 06.02.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le crédit d'impôt-recherche (CIR) est une des dépenses fiscales les plus dynamiques. Il a coûté 1,5 milliard d'euros à l'Etat en 2008 et 5,8 milliards en 2009. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à peu près ce que le gouvernement prévoit d'économiser, d'ici à 2013, sur l'ensemble des niches fiscales et sociales, ces crédits d'impôts, réductions et autres exonérations, dont le coût annuel pour l'Etat dépasse désormais les 100 milliards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Créé en 1983, pérennisé et amélioré par la loi de finances de 2004, le CIR a été de nouveau modifié le 1er janvier 2008. Il vise à soutenir l'effort de recherche et développement des entreprises et consiste en un crédit d'impôt de 30 % des dépenses de R &amp; D jusqu'à 100 millions d'euros, et de 5 % au-delà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les entreprises entrant pour la première fois dans le dispositif, la proportion de dépenses retenues est de 50 % la première année et de 40 % la deuxième. Pendant cinq ans, ces entreprises ont la possibilité de bénéficier de la restitution immédiate du crédit d'impôt. Les jeunes entreprises innovantes et les PME dites de croissance peuvent aussi être dans ce cas de figure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La récession a, de plus, conduit l'administration fiscale à proposer, dès le début de 2009, un remboursement anticipé du CIR pour soulager la trésorerie des entreprises et soutenir leurs investissements. Le renchérissement du dispositif trouve probablement là une partie de son explication. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La commission des finances de l'Assemblée s'inquiète d'autant plus de cette évolution que les seules niches fiscales priveront l'Etat de 75 milliards de recettes en 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RABOTER TOUTES LES NICHES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a bon espoir de convaincre le gouvernement de la nécessité de toutes les raboter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une réduction de 5 points de l'ensemble des niches a le mérite d'être une solution simple", observe le rapporteur général UMP du budget, Gilles Carrez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'immédiat, la commission des finances a chargé les députés Alain Claeys (PS, Vienne) et Jean-Pierre Gorges (UMP, Eure-et-Loir) d'une mission d'évaluation et de contrôle sur le crédit d'impôt-recherche. Elle rendra de premiers travaux d'ici deux mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les députés n'excluent pas qu'un certain nombre de grandes entreprises profitent du CIR pour faire de l'optimisation fiscale et réduire leur impôt sur les sociétés (IS). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Carrez souhaite aussi éviter l'élargissement du crédit d'impôt aux dépenses d'innovation, en particulier aux prototypes et aux démonstrateurs. Le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, y est, lui, favorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claire Guélaud&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3791672423846613646?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3791672423846613646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3791672423846613646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/le-monde-06.html' title=''/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5034155513756264693</id><published>2010-02-05T23:54:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T23:56:57.307-08:00</updated><title type='text'>Le Nobel George Smoot à Paris-VII, un bon point pour l'université française</title><content type='html'>LE MONDE | 05.02.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un très beau "coup" que vient de réaliser l'université Denis-Diderot (Paris-VII). Mardi 2 février 2010, le Prix Nobel de physique 2006, George Smoot, a rejoint l'établissement parisien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spécialiste de cosmologie, cette science qui étudie la naissance de l'Univers, le physicien intègre le laboratoire astroparticules et cosmologie (APC) que partage l'université Paris-VII avec le CNRS, le CEA et l'Observatoire de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée d'un Prix Nobel signifie-t-elle que les universités françaises ont désormais les moyens d'attirer les meilleurs ? Si ces établissements sont bel et bien engagés dans la compétition mondiale, ils recrutent déjà assez régulièrement, à bas bruit, les meilleurs spécialistes. Et parfois sans débauche de moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour attirer George Smoot, Paris-VII n'a pas dû casser sa tirelire. A 64 ans, le Prix Nobel est recruté sur un poste de professeur de première classe (environ 4 500 euros brut mensuels), un salaire faible par rapport à ce qu'il pouvait gagner auparavant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur s'offre avant tout un dernier challenge scientifique, celui d'établir un centre de cosmologie, en lien avec celui de Berkeley, l'université où il a fait toute sa carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"George Smoot nous a rejoints l'an dernier comme professeur associé. Puis fin 2009, nous avons eu l'opportunité de le recruter. S'il vient, c'est que nous mettons à sa disposition des infrastructures de très haut niveau", explique Vincent Berger, le président de l'université Paris-VII. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"En plus de ses recherches, il souhaite enseigner tant en licence qu'en master. C'est extrêmement motivant pour les étudiants", ajoute M. Berger. Cependant, poursuit-il, "ce recrutement ne s'inscrit pas dans une stratégie globale de l'université".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, d'autres universités françaises mettent, elles, en place des stratégies pour recruter dans leurs disciplines phares des chercheurs de grande renommée. Pour les attirer, elles comptent non seulement sur la qualité de vie française (jamais négligeable) et le haut niveau de leurs équipes de recherche ; mais aussi sur les outils, mis à disposition par l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, les universités ont gagné en réactivité grâce à la loi d'autonomie. Si la venue d'un chercheur se planifie en général sur un ou deux ans, la LRU a permis aux établissements de répondre vite à une opportunité, comme celle que vient de connaître Paris-VII. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, le gouvernement finance des chaires d'excellence, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros via l'Agence nationale de la recherche (ANR), ainsi que des primes d'excellence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ces dernières sont contestées dans une partie de la communauté universitaire, elles peuvent être un argument financier supplémentaire dans une négociation. Les universités recourent enfin à des chaires d'entreprises ou des partenariats avec une fondation, qui pourront, si besoin, compléter le salaire des recrues...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que dans certaines disciplines comme l'économie, la physique, la biologie ou la médecine, la concurrence nord-américaine et, désormais, de plus en plus européenne, est féroce. Toute la différence pour attirer un enseignant confirmé ou prometteur se fait alors sur le "package" offert. Ici, le salaire ne fait pas tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les à-côtés comptent : décharge horaire d'enseignement, primes, logement, moyens du laboratoire, post-doctorants mis à disposition, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pointe ces dernières années, l'université Toulouse-I-Capitole, et son Ecole d'économie (Toulouse School of Economics, TSE), s'est dotée d'un arsenal complet pour être compétitif et recruter des "pointures" comme, dernièrement, l'Allemand Christian Hellwig qui viendra en septembre de Berkeley, ou les Français Augustin Landier, repris à la New York University, et Guillaume Plantin à la London Business School.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Notre ambition est de faire partie des meilleurs centres de recherche mondiaux en économie et donc de recruter de potentiels futurs Prix Nobel", rappelle Christian Gollier, directeur de la TSE. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, s'il n'est pas question de payer ces universitaires 150 000 à 200 000 euros annuels, comme certains de leurs concurrents le proposent, l'établissement avance d'autres avantages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Via sa fondation, aujourd'hui dotée de 77 millions d'euros, TSE mène une politique de primes à la publication des articles dans les meilleures revues scientifiques, l'un des nerfs de la compétition académique mondiale. Elle procure de même, grâce à l'institut d'économie industrielle (IDEI), des contrats de recherche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'école s'assure de la venue de ses chercheurs en les pré-recrutant sur contrat privé, "le temps qu'ils remplissent toutes les démarches pour devenir professeur ou directeur de recherche", complète M. Gollier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la majorité des universitaires ne sont pas convaincus par ces méthodes, le directeur de TSE justifie : "Sans cette politique, Toulouse ne serait pas sur la carte mondiale en économie. Ses chercheurs seraient aujourd'hui partout, sauf ici." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5034155513756264693?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5034155513756264693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5034155513756264693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/le-nobel-george-smoot-paris-vii-un-bon.html' title='Le Nobel George Smoot à Paris-VII, un bon point pour l&apos;université française'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2408081997600195946</id><published>2010-02-04T04:23:00.000-08:00</published><updated>2010-02-04T04:25:43.096-08:00</updated><title type='text'>Vincent Peillon: «C’est une injustice»</title><content type='html'>Libération, 2 février 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vincent Peillon prône la suppression des grandes écoles et plaide pour un «métissage» de l’enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’eurodéputé socialiste Vincent Peillon explique à Libération pourquoi il faudrait supprimer le modèle actuel des grandes écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le système universités-grandes écoles vous paraît-il dépassé ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Il a eu une vertu à une époque mais il faut le revoir. D’un côté, on a une multitude d’écoles où l’on investit beaucoup d’argent, et où s’orientent les meilleurs élèves et les mieux informés. D’un autre côté, on a une université qu’on a laissé s’appauvrir. C’est une injustice en termes de dépenses, de reproduction sociale, et en plus, c’est inefficace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les formations dispensées par ces grandes écoles n’ont pas conduit à de grandes réussites industrielles et économiques. On a par exemple raté le grand tournant technologique de ces dernières années (Internet, les énergies renouvelables). En plus, une trahison des élites s’est produite, marquée par l’endogamie du public, du privé et du politique. En effet avec des écoles comme l’ENA, il y avait l’idée de recruter une élite qui allait se mettre au service du pays. Dans l’esprit de l’opinion, ces écoles formaient des serviteurs de l’Etat. Mais il y a eu trahison depuis trente ans, et cela touche la droite comme la gauche. Après quelques années passées dans des cabinets ministériels, beaucoup sont allés faire des fortunes rapides dans le privé. Il y a eu un dévoiement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Faut-il supprimer les grandes écoles ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il faut intégrer cette excellence dans les universités. Cela permettra de renforcer nos capacités d’innovation et de recherche trop négligées par ces grandes écoles et qui pèsent sur des universités appauvries. Si on veut revaloriser les doctorats et les masters de l’université, il faut intégrer le potentiel enseignant, étudiant, ainsi que les moyens financiers de ces écoles. Mais c’est un sujet très lourd dont il faut discuter avec l’ensemble des partenaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Approuvez-vous l’objectif de 30 % de boursiers dans les grandes écoles ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est de la charité à la place de la justice. Cela permet à quelques-uns, tant mieux, qui n’y avaient pas droit jusqu’ici d’avoir accès au système gagnant. Mais cela prolonge et aggrave la dualité du système. Il faudrait assurer la justice et, pour cela, entièrement réformer le système. D’après moi, cette refondation doit être au cœur du projet de la gauche pour 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut parvenir à un nouveau contrat entre l’école, l’université et la Nation. Dans l’esprit de certains parents, l’université est aujourd’hui perçue presque comme une filière de relégation. C’est inacceptable. Comme pour les quartiers, il faut réinventer le métissage. Au lieu que la naissance, le capital culturel et financier soient aujourd’hui les principaux critères de la «réussite», il faut créer les conditions d’une égalité réelle des chances.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2408081997600195946?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2408081997600195946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2408081997600195946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/vincent-peillon-cest-une-injustice.html' title='Vincent Peillon: «C’est une injustice»'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3484352159195473139</id><published>2010-02-04T04:21:00.000-08:00</published><updated>2010-02-04T04:23:37.399-08:00</updated><title type='text'>Valérie Pécresse: «Ne pas faire de procès»</title><content type='html'>Par VÉRONIQUE SOULÉ &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Pécresse défend un système complémentaire avec des passerelles entre université et grandes écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, défend l’idée de nouveaux liens entre université et grandes écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le système dual français ne vous paraît-il pas dépassé ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non. L’idée de la réforme est justement de remettre l’université au cœur de l’enseignement supérieur avec, notamment, le doctorat qui devient le diplôme phare. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons bâtir un système autour d’universités fortes qui, grâce à la loi LRU [sur l’autonomie des universités], ont une autonomie pédagogique et de gestion, et qui concluent des alliances avec des écoles. On aura ainsi des universités fédérales [les PRES, pôles de recherche et d’enseignement supérieur]. Mais il n’y a pas l’un qui gagne contre l’autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On encourage les passerelles : les universités ouvrent des classes préparatoires aux grandes écoles, on peut venir d’une école puis passer à l’université ou l’inverse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux un enseignement supérieur de ponts et de portes ouvertes, et non plus d’impasses et de culs-de-sac, afin qu’à 17 ans tout ne soit pas joué, que lorsqu’on n’a pas le bac on puisse aller à l’université, et que si l’on échoue en première année, on puisse rebondir ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’université doit accueillir tous les bacheliers alors que les grandes écoles sélectionnent les meilleurs : le jeu n’est-il pas inégal ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une fausse question, une idée reçue. L’université aussi sélectionne. Les IUT [Instituts universitaires de technologie] sélectionnent. Il y a la sélection par l’échec à la fin de la première année. Il n’y a qu’à regarder aussi la première année de médecine où il y a 80 % d’échec. Les différences sont ailleurs, comme dans la qualité de la recherche, meilleure en université, ou dans la professionnalisation, plus avancée dans les écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème est qu’on a demandé à l’université de porter la charge de la massification sans lui en donner les moyens et sans réfléchir à de nouvelles missions. Mais nous avons accordé 20 % de moyens de fonctionnement en plus en moyenne aux universités, et nous avons lancé le plan Campus, un programme ambitieux pour rénover l’immobilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mais les grandes écoles n’assument plus leur rôle d’ascenseur social…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ont tout de même fait des efforts considérables, notamment avec les «cordées de la réussite», un réseau où les élèves des écoles et les étudiants d’universités aident les lycéens d’établissements défavorisés proches. Autre exemple, les écoles d’ingénieurs qui ont en moyenne 26 % de boursiers. Le fait d’avoir atteint les 30 % dans les classes prépas va avoir un effet en chaîne. Il ne faut donc pas faire le procès des grandes écoles : le taux de boursiers en deuxième année de médecine ou en master universitaire ne dépasse sans doute pas celui des grandes écoles. L’université doit aussi faire fonctionner l’ascenseur social.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3484352159195473139?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3484352159195473139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3484352159195473139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/valerie-pecresse-ne-pas-faire-de-proces.html' title='Valérie Pécresse: «Ne pas faire de procès»'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3509537914127575342</id><published>2010-02-04T04:20:00.000-08:00</published><updated>2010-02-04T04:21:01.413-08:00</updated><title type='text'>Les grandes écoles, chasse trop gardée</title><content type='html'>Par VÉRONIQUE SOULÉ &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libération | 2 février 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La signature d’une Charte de l’égalité souligne la fracture qui s’aggrave dans l’enseignement supérieur avec les universités de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un étranger, la récente polémique sur les 30% de boursiers dans les grandes écoles a dû être passablement illisible. Au même titre que la laïcité, le partage de l’enseignement supérieur entre de grandes universités parfois délabrées et des petites écoles plutôt prospères, est une spécificité nationale, une bizarrerie qui fait un peu sourire. Pourtant c’est bien ce système qui, aujourd’hui, fait débat : depuis plusieurs années, il assure de moins en moins bien la promotion sociale, tarde à s’ouvrir à la diversité et produit des élites très homogènes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symbole. Le gouvernement avance des chiffres magiques : 30 % de boursiers sont d’ores et déjà inscrits en classes préparatoires et autant se retrouveront dans les grandes écoles. C’est Jacques Chirac, le premier, qui avait brandi ce taux symbolique censé marquer le redémarrage de l’ascenseur social. Nicolas Sarzkoy l’a repris en fixant la date de 2010. «Un pays qui ne forme ses élites que dans environ 10% de la population [les couches les plus favorisées, ndlr] se prive de l’intelligence de 90 % de ses jeunes», répète-t-il dans ses discours sur la diversité, appelant à aller chercher les talents là où ils se trouvent, y compris dans les cités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En septembre, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a crié victoire: le seuil des 30 % a été atteint en classes prépas avec un an d’avance, preuve que quand on veut, on peut… Il faut toutefois relativiser. En 2008, une réforme des bourses a été mise en place et le plafond des revenus familiaux y donnant droit a été relevé, de façon à inclure la classe moyenne modeste à la limite des seuils sociaux et qui n’avait jusque-là droit à rien. Un nouvel «échelon zéro» a été créé, qui n’accorde pas d’allocation mais exempte des droits d’inscription, et 50 000 nouveaux boursiers sont alors apparus. Mécaniquement on a retrouvé cette hausse dans les prépas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kyrielle. Mais les «grandes écoles» recouvrent une réalité fort diverse. Une dizaine de très prestigieuses - Polytechnique, Centrale, HEC, les écoles normales supérieures - focalisent l’attention. A côté, il y a une kyrielle d’écoles plus ou moins réputées, dont certaines recrutent juste après le bac. D’ores et déjà, plus de la moitié des élèves des écoles d’ingénieurs ne sont pas passés par les fameuses grandes prépas : souvent publiques, elles ne sont pas chères et offrent des prépas intégrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de l’ouverture sociale se pose essentiellement dans les très grandes écoles où les taux de boursiers - et encore ne sont-ils pas dans les échelons les plus hauts - ne dépassent pas les 10 à 15 %. Elles craignent de perdre leur excellence si on les contraint à s’ouvrir trop vite. En même temps, ces établissements semblent se satisfaire de cet entresoi - entre fils de polytechniciens, fils d’énarques, etc. - et se considèrent comme les défenseurs de la «méritocratie républicaine», fiers de leurs concours difficiles. Ils ont en horreur le dispositif de Sciences Po qui a ouvert une voie d’accès aux lycéens de ZEP, avec laquelle le Président leur fait la leçon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agacement. Les universitaires regardent ces gesticulations avec un brin d’agacement et d’ironie. Eux qui accueillent tous les étudiants sans les choisir, ne sont-ils pas les vrais acteurs de la démocratisation ? Quelle est cette politique qui dirige les élèves «méritants» vers les «formations d’excellence», comprenez les prépas, excluant les facs ? Pour les universités, les armes ne sont pas égales. Mais avec leur masse critique et l’importance de leur recherche, elles savent aussi qu’elles sont incontournables. Et qu’un jour, elles pourront jouer de leurs atouts pour imposer des relations plus égalitaires et pourquoi pas rivaliser dans la formation des «élites».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3509537914127575342?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3509537914127575342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3509537914127575342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/les-grandes-ecoles-chasse-trop-gardee.html' title='Les grandes écoles, chasse trop gardée'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4304016440218831782</id><published>2010-02-03T09:18:00.000-08:00</published><updated>2010-02-03T09:27:44.902-08:00</updated><title type='text'>"Le système universitaire américain est moins inégalitaire que le nôtre"</title><content type='html'>LEMONDE.FR | 3 février 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jocelyn : Le système universitaire est-il en train de s'américaniser et de nous obliger à nous endetter pour payer les études de nos enfants ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilbert Béréziat : Actuellement, c'est la nation qui s'endette pour payer les études des riches. Donc la question est trop simple. On n'est absolument pas dans le système américain, pour une raison très simple, c'est que le système américain est une organisation en pyramide : il y a une base très large, avec les Community Colleges de deux ans et les Colleges habituels de 4 ans, et c'est à partir de ces collèges que se fait la sélection vers les formations plus longues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, la sélection se fait à 14 ans, j'exagère. Mais en tout cas, elle se fait avant le bac. Donc quelles que soient les tares du système américain, il est moins inégalitaire que le nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mirko :  Indexer les frais de scolarité sur le revenu des parents, comme le fait Sciences Po Paris qui exonère totalement les personnes les plus défavorisées, me paraît juste. Qu'en pensez-vous?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sciences Po fait mieux que cela, puisque non seulement il exonère les enfants d'origine les plus modeste, mais il fait des bourses aussi, de manière qu'ils aient des conditions de travail qui se rapprochent des autres. Dauphine, contrairement à Sciences Po, n'est pas une université autonome, ne dispose pas à ma connaissance d'une fondation bien financée. Et je ne pense pas qu'il ait aujourd'hui les moyens de faire des bourses pour les étudiants issus de milieux dont on dit aujourd'hui qu'ils sont des "quartiers difficiles".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Simon : Ce qui a créé le débat, c'est l'augmentation des frais d'inscription d'un diplôme d'université, mais cela reste impossible pour un diplôme national. La question est donc: combien de temps avant que les universités passent massivement aux diplomes non nationaux pour pouvoir augmenter leurs frais ? Qu'est-ce qui les en empêche ou les freine ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, dans les écoles de management et de commerce, peut-on imposer des frais d'inscription ? Tout simplement parce que le pays considère que ces écoles donnent des débouchés sur le marché du travail, alors que les diplômes nationaux traditionnels ne donneraient pas de tels débouchés. Donc en quelque sorte Dauphine fait jouer le marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut aussi trouver des arguments positifs pour Dauphine. Certains considèrent - et ils n'ont pas forcément tort - que dès lors qu'une formation est payante, l'établissement se doit de donner le diplôme qui suit. Donc les étudiants vont être plus exigeants vis-à-vis de leurs enseignants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais encore une fois, c'est dans un secteur où, à tort ou à raison, la population qu'il y a des débouchés importants. La question qui peut se poser est : la France va-t-elle devenir une nation de commerçants et plus une nation d'inventeurs, et une nation avec un potentiel industriel donnant des biens d'exportation, en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Joan.UK :  Bonjour, je suis actuellement étudiant à la London School of Economics et ancien de l'EHESS à Paris. J'ai dû quitter Paris car rien n'est fait en France pour promouvoir la recherche en sciences humaines. Ni bourse ni création de postes. En Angleterre, je suis certain de pouvoir trouver un emploi décent en tant que chercheur, mais pour cela je dois payer 11000 euros de frais d'inscription par an…. Selon vous, la France devrait-elle suivre un modèle identique, basé sur un élitisme injuste mais réaliste ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'en France l'élitisme existe déjà, car on peut considérer que les dix vraies grandes écoles fournissent l'essentiel des hauts cadres de la nation, c'est-à-dire, mettons, pas plus de 3 000 à 4 000 diplômés par an. Si vous comptez qu'un diplômé formé dans ces conditions a une activité professionnelle pendant trente ans, cela fait un bassin de 120 000 personnes, sur une nation de 60 millions d'habitants. Si vous comparez cela à la génération des 600 000 jeunes qui finissent chaque année la scolarité obligatoire, on est plutôt dans une monarchie que dans un système républicain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jérémy : On sait qu'un bon nombre d'étudiant en fac sont là un peu par défaut, ou parce qu'ils ont été mal orientés. Pensez vous qu'élever les frais de scolarité peut réduire la part de ces élèves à la fac ? De plus ne faudrait-il pas offrir plus de bourse au mérite pour les élèves réellement motivés à suivre une formation à la fac mais qui en auraient pas les moyens ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des questions de gens qui sont dans les secteurs sciences humaines et sociales. Le système français est incroyable, puisque les élèves les plus doués pour les sciences sont orientés vers des filières de management, de business, etc., et que les filières scientifiques, conduisant à la recherche, manquent de candidats. Donc on ne peut pas répondre à cette question de manière globale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends un exemple, celui du Canada. Dans ce pays, dans certaines grandes universités, on fait payer les étudiants assez fortement dans le cycle licence. Mais on les subventionne lorsqu'ils entrent en master dans les filières scientifiques. Aucune université en France n'a les moyens de faire cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième chose : dans le système anglo-saxon, il y a tout un dispositif de prêts à intérêts quasiment nuls ou à très bas taux d'intérêt, dont certains ne sont remboursés que lorsque l'étudiant commence à travailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est très difficilement comparable avec le système français où, sous couvert d'égalitarisme, en réalité, l'Etat subventionne les études de tout le monde mais, comme nous savons très bien que les couches les moins favorisées accèdent le plus difficilement à l'enseignement supérieur et acquittent l'impôt sous forme de taxe (TVA), puisqu'en France l'impôt direct ne représente pas les revenus principaux de l'Etat, sans trop de risque de se tromper, on peut dire qu'en France les moins favorisés financent les études des plus favorisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je rappelle que les élèves de polytechnique sont payés, et que les élèves normaliens sont payés. Et, cerise sur le gâteau, on leur procure un emploi quasiment à vie derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Hako :  De plus en plus d'étudiants se voient contraints de trouver un job étudiant pour payer les frais de logement, de nourriture..... ce qui contribue beaucoup à leur échec. Ne pensez vous pas qu'une augmentation des frais d'inscription aggraverait cela alors qu'il faut faire en sorte de limiter les jobs étudiants pénibles ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident qu'en France, ce qui coûte cher pour un étudiant, c'est ce que les Anglo-Saxons appellent le "housing". Comparons avec Manchester : l'université de Manchester, 35 000 étudiants, 6 000 logements pour étudiants, 42e au classement de Shanghaï. L'Université Pierre-et-Marie-Curie : 30 000 étudiants, aucun logement d'étudiant à sa disposition. Tout dépend du Crous, dont je ne suis pas sûr qu'il ait le meilleur rapport qualité-prix en matière de logement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, il est très difficile en France d'obtenir des syndicats d'étudiants et de personnel que l'on crée des jobs à l'intérieur de l'université destinés aux étudiants. Exemple : cela fait six ans qu'à l'UPMC nous bataillons pour obtenir que les bibliothèques soient ouvertes le soir tard, sous la surveillance d'étudiants. Ce qui se pratique couramment partout ailleurs dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Julien :  L'université Paris 6 a-t-elle prévue d'augmenter les frais d'inscription des Masters ? Si oui quel serait le montant ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est non. Pourquoi ? Parce que nous, nous voulons avoir des étudiants dans nos masters. D'ailleurs je vous signale qu'à l'UPMC, les stages dans les laboratoires sont rémunérés. Certes, modestement, mais au même niveau que les externes des hôpitaux de la faculté de médecine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Marc : Doit-on craindre que certains établissements (gros consortiums technologiques et management qui sont en train de se constituer) prennent les filières rentables et laissent à l'université le "reste" ? N'est-ce pas ce que les fusions-acquisitions en cours suggèrent ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, on peut faire ça. Mais ce n'est pas la voie que nous avons suivie à l'UPMC, puisque nous sommes en train de nous fédérer avec l'université Panthéon Assas (droit) et l'université Paris Sorbonne (sciences humaines et sociales). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ? Parce que dans l'avenir, nous pensons que les jeunes qui auront eu une double formation en sciences pures, bonnes, excellentes, et aussi une formation dans les disciplines qui donnent une ouverture culturelle plus large, auront plus d'opportunités d'affronter les difficultés à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc nous ne voulons pas du tout devenir une super-université technologique comme celle de Zurich ou de Lausanne. Je rappelle que le MIT possède un département de sciences humaines extrêmement riche et qui n'est pas destiné à former des businessmen ou businesswomen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Thomas : Pourquoi ne pas réformer en profondeur le système CPGE + grandes écoles en l'intégrant aux universités pour en finir avec cette dualité franco-française ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis plus radical que vous : pourquoi ne pas supprimer les classes préparatoires, qui ne sont que des lieux de training intense, de coaching intense, de dopage intellectuel destinés à faire réussir des élèves à un concours ? Je pense que le cycle licence devrait être un cycle d'orientation, et évidemment d'orientation sélective, permettant tout à la fois l'orientation vers des écoles d'ingénieurs, de management, etc. et vers les filières plus traditionnelles d'érudition ainsi que des filières de formation par la recherche et à la recherche. Je pense qu'à l'âge de 17-18 ans, les élèves doivent s'épanouir, et pas être formatés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;M.Siebert : Pourquoi ne pas faire payer uniquement les redoublements universitaires pour encourager l'investissement des étudiants?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire réussir des étudiants, il faut qu'ils comprennent que, inscrits dans un cycle, ils doivent faire le travail nécessaire pour avoir le minimum requis par le diplôme. L'Etat et les institutions doivent pouvoir leur en donner les moyens (bourses, prêts à taux zéro, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains n'auront pas la capacité d'aller dans le cycle master, il faut le reconnaître et les aider à s'insérer sur le marché du travail. C'est ce que beaucoup d'universités ont fait ces dernières années en développant les licences professionnelles. Dans beaucoup de disciplines, il est impensable d'avoir une formation à la recherche et de la cumuler avec un travail à temps complet ou même à mi-temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, par exemple, à l'UPMC, nous n'acceptons pas d'étudiants en doctorat si celui-ci n'est pas financé, c'est-à-dire s'ils n'ont pas une bourse, privée ou publique, leur permettant de consacrer tout leur temps à la recherche et à la préparation de leur doctorat. Il est vrai que de ce point de vue les sciences humaines et sociales sont défavorisées. C'est lié au fait que dans les disciplines littéraires, beaucoup de thésards se recrutent parmi les professeurs du second degré. Et on peut difficilement faire une thèse en trois ans et avoir une activité salariée à plein temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait peut-être s'interroger aussi sur la nécessité de fabriquer autant de thésards dans ce secteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Guest :  Est-ce que les montants doivent être fixés par la loi de l'offre et de la demande? Quelle régulation mettre en place pour s'assurer d'une certaine justice? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je n'ai pas très bien compris dans la décision de Dauphine, c'est si l'argent dégagé par le paiement des droits d'inscription par les plus "fortunés" était destiné entièrement à subventionner les moins fortunés. Si c'était le cas, je ne pourrais que m'en réjouir. Mais j'ai bien peur que ce soit aussi pour compenser la faiblesse du financement par l'Etat des universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;JR :  Si les frais universitaires n'augmentent pas, de quelle manière l'université peut-elle se procurer des revenus plus importants qu'actuellement ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien comprendre que dans les plus onéreuses, pour les étudiants, des grandes universités américaines, le revenu généré par les droits d'inscription ne dépasse pas 20 % du budget de l'université. Pourquoi ? Parce que dans ces universités, c'est d'une part les revenus de la capitalisation qu'elles ont réalisée depuis plus d'une centaine d'années qui financent l'université, et d'autre part, l'activité de recherche financée à presque 80 %, voire 90 %, par les différentes agences de l'Etat américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous prenez l'UPMC, 80 % de son budget sont liés à son activité de recherche, d'une manière ou d'une autre. Donc ce problème des droits d'inscription se pose d'abord dans les universités qui n'ont pas la force de frappe que procure la recherche scientifique dans les sciences dures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le problème des fondations dans notre pays est très compliqué. Parce que les grands donateurs potentiels (mécènes, grosses firmes du CAC 40, etc.) sont issus du système des grandes et des petites écoles. Donc ils donneront en priorité à Polytechnique. Certes, cela peut changer. Mais c'est un très long chemin. Nous y travaillons depuis trois ans à l'UPMC. Nous avons mis deux ans avant de créer notre fondation partenariale, et nous n'avons pas encore pu déclencher de campagne de levée de fonds d'un niveau comparable aux universités étrangères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut d'abord recréer un réseau d'anciens de l'université, qui n'existe pas en France. Et d'une certaine manière, cela nous ramène à la question de départ : l'université étant gratuite, le sentiment d'appartenance à cette université est faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les étudiants pensent que l'Etat leur a donné l'éducation supérieure et n'ont qu'une reconnaissance modérée pour l'université qui a fait le business. Et c'est le problème majeur de l'université française aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4304016440218831782?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4304016440218831782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4304016440218831782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/le-systeme-universitaire-americain-est.html' title='&quot;Le système universitaire américain est moins inégalitaire que le nôtre&quot;'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-8088187791755301923</id><published>2010-02-02T06:30:00.000-08:00</published><updated>2010-02-02T06:31:34.518-08:00</updated><title type='text'>L'université Paris-Dauphine augmente les frais de scolarité de ses masters</title><content type='html'>LE MONDE | 02.02.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'université Paris-Dauphine a décidé de mettre en place des frais d'inscription pouvant atteindre 4 000 euros par an (231 euros actuellement) pour certains de ses diplômes de master. Lundi 1er février, le conseil d'administration du prestigieux établissement a accepté, par 33 voix pour et 20 contre, le principe de "droits de scolarité applicables au master de Dauphine dans ses spécialités de gestion et d'économie internationale et de développement". En revanche, le montant des frais de scolarité des autres masters, ainsi que des licences, reste inchangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la rentrée 2010, explique l'université dans un communiqué, "les droits de scolarité de ces masters seront modulés en fonction des revenus de la famille. Les étudiants boursiers, les étudiants handicapés et les étudiants ayant le statut de réfugié seront exonérés. Pour les autres, les droits s'échelonnent entre 1 500 et 4 000 euros par an, selon les revenus de la famille, et seront réduits par des abattements de 500 euros si la famille compte plus d'un enfant étudiant, et de 500 euros lorsque la résidence de la famille est située en dehors de l'Ile-de-France."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un étudiant dont les parents disposent d'un revenu brut global inférieur à 40 000 euros par an devra s'acquitter de 1 500 euros en master de gestion. Un autre, dont les parents percoivent plus de 80 000 euros, paiera 4 000 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire remonte à 2008. Paris-Dauphine avait alors proposé de transformer l'ensemble de ses licences et masters en diplômes d'établissement afin d'introduire des droits d'inscription. Dans un avis demandé par Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, le Conseil d'Etat avait alors estimé que l'université "a vocation, à titre principal, à délivrer des diplômes nationaux", et qu'une décision d'université "qui requalifierait à l'identique (…) un diplôme national en diplôme propre, aux seules fins d'échapper à la réglementation des droits d'inscription, pourrait être regardée comme entachée d'un détournement de pouvoir de nature à justifier son annulation contentieuse". Les leçons de cette expérience ont été tirées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, Dauphine a décidé de n'augmenter qu'une quarantaine de masters nationaux que l'université a transformés en masters d'établissement. Ce changement a été validé, en juillet 2009, par le Conseil national supérieur de l'enseignement supérieur et de la recherche. "Transformer un diplôme national en diplôme d'établissement, c'est le signe que l'on est sûr de la qualité des diplômes de notre université", explique-t-on à Dauphine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"GHETTO DE RICHES"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, si la réputation de Paris-Dauphine en gestion n'est plus à faire en France, l'université estime qu'elle doit investir beaucoup plus pour partir à la conquête de l'international, et donc diversifier ses ressources financières. Quatre millions d'euros pourraient ainsi entrer dans les caisses grâce à ces droits d'inscription.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette décision, qui devrait toucher 1 400 des 9 000 étudiants de l'établissement, ressemble à celle de Sciences Po Paris, qui, malgré des frais d'inscription annuels atteignant jusqu'à 12 500 euros en master, continue d'attirer les étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette "évolution" a déjà été condamnée par l'Union nationale des étudiants de France (Unef), lundi 1er février. Le syndicat étudiant estime que cette politique risque de transformer Dauphine en "ghetto de riches". L'UNEF "exige" que le gouvernement fasse respecter la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Pécresse devrait, de son côté, demander au recteur de Paris de vérifier la compatibilité de cette décision avec l'avis du Conseil d'Etat de février2008. Le ministère devra, en outre, veiller à l'accompagnement social des étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-8088187791755301923?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8088187791755301923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/8088187791755301923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/02/luniversite-paris-dauphine-augmente-les.html' title='L&apos;université Paris-Dauphine augmente les frais de scolarité de ses masters'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2038955709566543806</id><published>2010-01-28T23:39:00.000-08:00</published><updated>2010-01-28T23:45:08.527-08:00</updated><title type='text'>Des établissements français parmi les premiers mondiaux ? C'est possible</title><content type='html'>, par Monique Canto-Sperber; LE MONDE | 28.01.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'investissement massif dans l'enseignement supérieur que permettra le grand emprunt a pour objectif de donner aux établissements français une meilleure visibilité internationale et de les placer parmi les premiers mondiaux (ce fameux "classement de Shanghaï" !). Pour y parvenir, il faut renoncer d'emblée à l'uniformité et aux idées préconçues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première erreur doit être dissipée. Le partage entre grandes écoles et universités qui a tant d'importance pour nous, Français, n'en a aucune à l'échelle du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nos collègues américains, britanniques ou japonais s'intéressent aux établissements d'enseignement supérieur français, lorsque les responsables du University Ranking de l'université Jiao Tong, à Shanghaï, ou ceux du Times Higher Education s'attachent à les classer, la différence entre grandes écoles et universités ne les occupe aucunement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus souvent ils l'ignorent. La seule chose dont ils se soucient, c'est de savoir quels sont les établissements français qui peuvent être ce que le monde entier appelle une "research university", une "université de recherche". Car seule une université de ce type peut nourrir la prétention de figurer dans ces classements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une "université de recherche", qu'est-ce donc ? C'est un établissement d'enseignement supérieur qui compte un pourcentage important d'étudiants en master et en doctorat (ce que beaucoup d'établissements dans le monde appellent "graduate students"). C'est un établissement qui abrite une importante recherche par rapport au potentiel de formation et où la grande majorité des étudiants de master entrent en doctorat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, quelques universités sont à l'évidence de ce type, ainsi que quelques grandes écoles qui sont, en raison de leur fort engagement vers la recherche, très comparables aux universités de recherche françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces "universités de recherche" françaises sont identifiées, pour certaines, parmi les premières des classements du Times et de Shanghaï. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mémoire, ce sont, dans le classement de Shanghaï 2009, l'université Pierre-et-Marie-Curie, l'université Paris-XI, l'Ecole normale supérieure et l'université de Strasbourg, et, dans le classement du Times, l'Ecole normale supérieure, l'Ecole polytechnique, l'université Paris-VI, pour l'essentiel des établissements de Paris ou de la région parisienne. Il y a, en France, d'autres universités de recherche que celles-là, mais ces classements donnent des indications utiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'objectif que veut atteindre la dotation en capital donnée à une dizaine de campus d'excellence dans le cadre du grand emprunt est, comme l'a dit le président de la République, de "créer des pôles de visibilité mondiale", la meilleure méthode est donc de miser sur ces établissements qui sont des "universités de recherche" et de leur permettre de façonner les groupements qui correspondent à leur projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les missions de l'université sont loin de se réduire à celles que poursuivent les universités de recherche. Elles sont d'abord de dispenser, à tous les étudiants, une formation aussi solide que possible et qui soit, pour eux, un atout réel dans la recherche d'un emploi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que cette mission de l'université soit reconnue, valorisée et considérablement soutenue n'empêche de considérer que quelques établissements d'enseignement supérieur, en France, ont aujourd'hui une pratique différente, qui les engage d'emblée vers la recherche et l'innovation et peut les rendre, pour cette raison, comparables aux meilleurs établissements mondiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour "créer des pôles de visibilité mondiale", plusieurs des critères habituellement utilisés pour évaluer les groupements universitaires doivent être repensés, en particulier le critère du nombre total d'étudiants, même s'il n'est pas le seul décisif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas parce qu'un groupement d'universités compte 100 000 étudiants qu'il a une chance de devenir un "pôle mondial". Ce qui importe surtout est qu'il compte, au moins, 4 000 à 5 000 "graduate students" de très bon niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc plutôt le pourcentage d'étudiants en master et doctorat, par rapport au nombre total d'étudiants, qui donne une bonne indication de l'orientation vers la recherche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'université Harvard compte 16 000 étudiants (dont 5 000 graduates), celle d'Oxford 16 000 (dont 6 000 graduates), celle de Princeton 5 500 (dont 3 000 graduates) et ce sont les meilleures universités du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre donnée peu pertinente a trait au statut des établissements, ainsi qu'à une règle de répartition entre Paris et la province. En revanche, les critères à retenir sont ceux qui mesurent les performances de recherche, de formation, ainsi que l'engagement dans la valorisation des résultats de la recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe des critères objectifs qui permettent d'évaluer l'importance et l'excellence de la recherche menée au sein d'une "université de recherche" française, ainsi que sa qualité de la formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont, pour la recherche, le pourcentage de laboratoires au meilleur niveau mondial, le taux de publication des chercheurs, le taux de succès des candidatures à l'Agence nationale de la recherche, à l'European Research Council, les distinctions internationales de chercheurs ; et, pour la formation, le pourcentage d'étudiants qui, après le master, s'orientent vers le doctorat, les débouchés professionnels des anciens élèves, le taux de réussite aux agrégations, le taux d'anciens élèves ayant reçu les plus prestigieuses distinctions nationales et internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques universités font une remarquable recherche, quelques grandes écoles aussi. Ce sont des "universités de recherche". Beaucoup de grandes écoles font moins de recherche, c'est le cas aussi de quelques universités. Au moment où les établissements français ont, pour la première fois, la possibilité de voir leur valeur reconnue et de se hisser parmi les premiers, il n'y a pas lieu de se laisser embourber dans les particularités françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire de nos institutions est ce qu'elle est, ce serait une perte d'efficacité de chercher à couler la diversité qui en résulte dans une uniformité qui, du reste, n'existe nulle part ailleurs, où les universités de recherche sont, indifféremment, des universités privées, des universités d'Etat, des écoles ou des instituts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour créer, en France, des pôles de visibilité mondiale, il faut miser, grâce à la dotation campus, sur les établissements qui sont les premières "universités de recherche" françaises, et s'assurer que le groupement que chacun propose permette une gouvernance solide et fiable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en retour, les exigences formulées à l'égard de ces campus doivent être précises et fortes : maintenir l'excellence de leurs laboratoires de recherche, ouvrir des voies nouvelles de recherche et de formation, diffuser leur modèle de formation auprès des établissements voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dotation campus d'excellence ne doit pas figer un état de choses pour toujours. Il faut que tous les établissements universitaires qui souhaitent se transformer progressivement en "université de recherche" puissent y parvenir et s'inscrire dans un campus d'excellence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on veut rapprocher grandes écoles et universités, il y a une chose à faire : donner à tous les établissements qui peuvent y prétendre la même qualification d'"université de recherche". La France serait alors en phase avec ce qui se pratique dans le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monique Canto-Sperber est directrice de l'Ecole normale supérieure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2038955709566543806?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2038955709566543806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2038955709566543806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/des-etablissements-francais-parmi-les.html' title='Des établissements français parmi les premiers mondiaux ? C&apos;est possible'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-376933630432804635</id><published>2010-01-26T23:39:00.000-08:00</published><updated>2010-07-08T23:40:17.695-07:00</updated><title type='text'>Le rapport Aghion pour mieux diriger les universités de demain</title><content type='html'>Le Figaro, 26 janvier 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'économiste Philippe Aghion remet à Valérie Pécresse une étude comparant les systèmes d'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le processus de transformation radicale que vivent les universités françaises, un rapport commandé par Valérie Pécresse viendra mardi préparer les nouvelles étapes de l'évolution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rédigé par l'économiste Philippe Aghion, professeur à Harvard et membre du Conseil d'analyse économique, il s'intéresse aux «différents systèmes d'enseignement supérieur étrangers» à travers une analyse comparative des modes de gouvernance des universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l'adoption en 2000 par les différents pays européens de la «stratégie de Lisbonne» et de ses objectifs en matière de performance des systèmes éducatifs, et le processus de Bologne visant à faire émerger un espace commun pour l'enseignement supérieur, les systèmes des différents pays développés n'ont cessé de converger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prochaine étape sera donc, avec le grand emprunt, le développement d'un mode de gouvernance qui permette de gérer au mieux les moyens alloués pour promouvoir l'excellence en matière d'enseignement et de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mener son étude, Philippe Aghion était entouré de huit experts internationaux, dont Michael Sohlman, directeur de la fondation Nobel, en Suède, Jo Ritzen, président de l'Université de Maastricht et ancien ministre de l'Éducation nationale des Pays-Bas, Andreu Mas Colell, président de l'European Research Council et professeur d'économie à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone… tous impliqués dans les réformes qui ont touché les systèmes d'enseignement supérieur en Europe et aux États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre axes principaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lettre de mission de l'économiste lui fixait quatre axes principaux : la spécialisation progressive des étudiants du 1er cycle, les outils facilitant l'insertion professionnelle et son évaluation, la conciliation entre autonomie et ouverture des universités sur leur territoire et la mobilité internationale des étudiants et des professeurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théoricien de l'éducation comme levier de la croissance, Philippe Aghion avait participé à la commission Attali pour la «libération de la croissance française». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est surtout l'auteur, avec l'économiste Elie Cohen, d'un rapport sur «Éducation et croissance», qui estimait que notre système, en 2004, était plus adapté à une économie en rattrapage par rapport à un pays leader qu'à une économie visant l'objectif fixé à Lisbonne par les chefs d'État européens de devenir «l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport qu'il doit rendre à la ministre, Valérie Pécresse, se situe dans la continuité de ces travaux, puisqu'il explore, selon son auteur, «les déterminants de la croissance universitaire» au prisme de trois facteurs «essentiels : les moyens, l'autonomie et l'émulation entre les établissements».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport devrait mettre en avant le modèle des «boards of trustees» anglo-saxons, c'est-à-dire des conseils de gestion ouverts à des personnalités extérieures à l'université et capables de promouvoir l'innovation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'heure où des critiques se font entendre sur les pouvoirs accrus des présidents d'université, un nouveau mode de gouvernance apparaîtrait comme un des critères de sélection, avec le développement de «clusters» (regroupements géographiques autour d'un domaine) pour attribuer les fonds du grand emprunt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-376933630432804635?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/376933630432804635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/376933630432804635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/le-rapport-aghion-pour-mieux-diriger.html' title='Le rapport Aghion pour mieux diriger les universités de demain'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1527188553855552404</id><published>2010-01-19T12:20:00.000-08:00</published><updated>2010-01-19T12:21:11.540-08:00</updated><title type='text'>Débat Valérie Pécresse et Bertrand Monthubert</title><content type='html'>Valérie Pécresse et Bertrand Monthubert répondent aux questions de Nicolas Demorand et des auditeurs dans Interactiv' sur France Inter (08h40 - 15 décembre 2009).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="389"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbi210&amp;related=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed 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href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1527188553855552404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1527188553855552404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/debat-valerie-pecresse-et-bertrand.html' title='Débat Valérie Pécresse et Bertrand Monthubert'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-2662132028128336079</id><published>2010-01-18T23:54:00.000-08:00</published><updated>2010-01-18T23:55:44.863-08:00</updated><title type='text'>L'ascenseur social ne démarre pas au 15e étage !...</title><content type='html'>&lt;em&gt;par Alain Cadix, ancien président de la Conférence des grandes écoles, est directeur de l'Ecole nationale supérieure de création industrielle&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur l'élitisme des grandes écoles est à nouveau ouvert. Depuis fort longtemps, en effet, les catégories sociales les plus modestes et défavorisées sont notoirement sous-représentées dans les grandes écoles, et de façon encore plus marquée dans les prestigieuses. Et cela ne s'est pas arrangé au cours des vingt-cinq dernières années. Un phénomène de même nature et d'une ampleur voisine touche les ex-troisièmes cycles universitaires (DEA et DESS, aujourd'hui master). Dès lors il faut se pencher sur les causes communes, nous y reviendrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à un réel et préoccupant déséquilibre social, la tentation a été grande, naguère, d'essayer de "casser" ou de "dissoudre" le système des grandes écoles, faute de trouver des voies alternatives pour y faire accéder plus de jeunes d'origine modeste. A défaut de faire fonctionner l'ascenseur social, n'était-il pas plus aisé d'étêter l'édifice éducatif ? Mais tirer vers le bas ne grandit pas une nation. Cette tentation n'épargne pas encore quelques milieux où l'on argue que les grandes écoles détournent les meilleurs éléments des voies qui conduisent à la recherche, occultant la contribution essentielle des grandes écoles et de leurs anciens élèves à la R &amp; D des entreprises mais aussi à la recherche publique ; que les grandes écoles ont une faible valeur ajoutée, seul le concours d'entrée ayant la valeur d'une certification, omettant de dire que tous les pays avancés mettent en place des procédures de sélection très sévères pour la part la plus en pointe de leur enseignement supérieur, etc. Beaucoup érigent alors Sciences-Po, avec sa filière ZEP (zones d'éducation prioritaire), en modèle républicain d'égalité des chances. C'est un succès sur le plan "microsocial " : l'institut s'enrichit incontestablement de l'apport de la mixité. Ce n'est pas satisfaisant au plan "macrosocial".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sciences-Po sélectionne, avec une procédure particulière, par un concours adapté, des élèves venant d'une soixantaine de lycées de zones d'éducation prioritaire avec lesquels l'institut a passé des conventions. La sélection se fonde sur la détection de capacités non académiques et d'un potentiel, à partir d'une composition d'un dossier de presse et du passage d'un oral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a en France environ 700 ZEP. On y trouve 180 lycées, d'enseignement général et technologique, professionnels, accueillant environ 100 000 lycéens. Ne s'intéresser qu'à eux, et même qu'à une partie d'entre eux, est restrictif et inéquitable. De plus, il ne faut pas laisser pour compte les dizaines d'établissements, parmi les 2 500 lycées hors ZEP, qui accueillent massivement, sans possibilité de convention avec Sciences-Po, les lycéens venus de nombreux collèges eux-mêmes en éducation prioritaire. Par ailleurs, on ne peut oublier les familles modestes, voire défavorisées, dont les enfants n'ont jamais fréquenté, pour des raisons territoriales, d'établissement en ZEP. On ne peut, par exemple, délaisser les trois départements (Cantal, Haute-Loire, Lozère) qui ne sont pas éligibles à l'éducation prioritaire. Pourquoi les enfants de milieu modeste du Massif central n'auraient-ils pas le "droit" à un accès adapté à Sciences-Po ? Où est l'égalité républicaine ? Fondamentalement, le système Sciences-Po qui est peut être satisfaisant localement, au sein de l'institut, n'est pas acceptable globalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, la raison de ce malaise et de ces débats vient du fait qu'on essaie de pallier en fin de parcours éducatif les dysfonctionnements majeurs de notre système scolaire. L'ouverture sociale des grandes écoles soulève polémiques et pose questions dans la sphère du ministère de Valérie Pécresse. Fondamentalement, c'est celui de Luc Chatel qui est concerné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les grandes écoles (et les formations universitaires de master), en bout de chaîne, puisant dans les viviers qui leur sont préparés en amont, c'est vers l'amont qu'il faut porter le regard pour essayer d'expliquer (en grande partie) cet élitisme du haut enseignement supérieur. Trois études, conduites au sein du ministère de l'éducation nationale, apportent des éclairages intéressants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Près de 80 % des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) étaient dans le quart supérieur à l'évaluation en 6e ; les jeux semblant ainsi quasiment faits dès l'entrée au collège. Cette proportion va peut-être évoluer avec le quota désormais atteint de 30 % de boursiers dans les CPGE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Il existe une corrélation très forte entre les résultats à l'évaluation en 6e et les résultats à l'évaluation en CE2, avec un avantage marqué aux enfants des catégories professionnelles intellectuelles et supérieures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Plus en amont encore, au début du CP, l'avantage des enfants de milieux favorisés est particulièrement net pour la pré-lecture, la reconnaissance des lettres, la maîtrise des concepts liés au temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On constate ainsi clairement un phénomène de transitivité et d'amplification de l'inégalité scolaire du CP aux CPGE. Ce qui est posé a priori comme un problème à résoudre par ou après les classes préparatoires devient un problème posé dès le cours préparatoire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grandes écoles ont fait de méritoires efforts ces dernières années pour s'ouvrir à la mixité. Mais l'ouverture sociale est bridée par la structure catégorielle des viviers en amont. Le taux de 30 % de boursiers en CPGE aura un effet mécanique sur la structure sociale des élèves entrant dans les grandes écoles, et cela ira dans le bon sens. Cependant, vouloir imposer un tel pourcentage à toutes, dans les flux entrants, risque de conduire à un déplacement de la sélection. Les grandes écoles vont probablement obtempérer aux directives du gouvernement. Elles vont probablement faire évoluer leurs concours pour permettre une plus grande mixité sociale à l'entrée. Mais il y a fort à parier qu'alors, pour garantir la qualité de leur diplôme principal, ce qui est essentiel, vital pour elles, certaines grandes écoles seront amenées à créer un diplôme à bac+3, une licence, comme du reste Sciences-Po récemment, transformant la première année d'études en leur sein (troisième et dernière année du cycle licence) en une année de sélection qui sera théorique par ses enseignements et draconienne par ses évaluations. Avec plus de 13 de moyenne (par exemple), l'élève continuera vers le diplôme de la grande école. Entre 10 et 13, il aura la licence et quittera l'établissement. En dessous de 10, il sera réorienté vers l'université. Et nous reviendrons peu ou prou à la case départ tant que le problème ne sera pas pris en charge très en amont, bien avant le baccalauréat, au cours des quinze années de scolarité, maternelle, primaire et secondaire. Car, décidément, l'ascenseur social de la République ne démarre pas au 15e étage de l'édifice éducatif !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alain Cadix, ancien président de la Conférence des grandes écoles, est directeur de l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI – Les Ateliers). Cet article n'engage pas la Conférence des grandes écoles.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-2662132028128336079?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2662132028128336079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/2662132028128336079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/lascenseur-social-ne-demarre-pas-au-15e.html' title='L&apos;ascenseur social ne démarre pas au 15e étage !...'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7697008870641859465</id><published>2010-01-15T00:25:00.000-08:00</published><updated>2010-01-15T00:26:00.935-08:00</updated><title type='text'>Université vs Grandes écoles : et si l'on parlait projet professionnel, orientation ?</title><content type='html'>par Jean Arrous - Le Monde, 15 janvier 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La récente controverse sur les quotas de boursiers dans les Grandes écoles n'est pas encore éteinte. Certes, il faut effectivement aider au maximum ceux qui désirent faire des études, mais il nous apparaît que cette controverse doit être insérée dans un problème beaucoup plus large, celui posé par la structure même de notre système d'enseignement supérieur. Ce système est, en effet, dualiste, marqué par la cohabitation de l'Université et des Grandes écoles. Système spécifiquement franco-français, car dans aucun autre pays de notre planète n'existe une telle cohabitation, et nous faisons ainsi figure d'"exception".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde actuel exige à notre avis un système d'enseignement supérieur structuré de façon différente du nôtre. Osons l'affirmer, mais nous ne sommes pas seul à l'écrire : la structure de notre système d'enseignement supérieur est dépassée. Dépassée par l'évolution même du monde dans lequel nous vivons, un monde en perpétuelle évolution, un monde extraordinairement complexe, dont chacun ne découvre pas instantanément la clef. Dans le cas français, s'ajoute à cela que l'obtention du bac focalise l'essentiel de l'attention de la plupart des lycéens : rares sont donc ceux qui, à ce stade de leurs études, disposent véritablement d'un projet professionnel et personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette question de l'élaboration de son projet par le jeune nous permet d'affirmer que le clivage français entre Université et Grandes écoles n'a plus de raison d'être. Car les étudiants de l'Université et les élèves des CPGE, les classes préparatoires aux Grandes écoles, se trouvent en fait confrontés à l'énigme de leur vie, à l'élaboration de leur projet professionnel et personnel. L'expérience prouve que cette élaboration n'est pas instantanée. De ce fait, dans notre système d'enseignement supérieur, nombre de jeunes bacheliers font un choix d'études supérieures qui est un choix de filières d'enseignement, plus qu'un choix guidé par un projet professionnel, ensuite traduit en projet de formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, les études de licence à l'Université présentent l'intérêt de ne pas insérer de façon précoce le jeune dans un carcan, alors qu'il ne dispose pas d'un véritable projet pour le guider dans son choix de formation : les études de licence sont, pour le jeune, le lieu de maturation de son projet. Une année qui débouche sur un changement d'orientation n'est pas une année "perdue". En cette matière, l'important est que la réflexion ne soit pas reportée au lendemain de l'obtention d'un diplôme, obtenu sans le projet qui devrait l'accompagner. L'orientation, tout comme la spécialisation, ne peuvent être que progressives. La spécialisation ne peut intervenir qu'au fur et à mesure de l'élaboration du projet professionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De leur côté, les CPGE, dont nous ne nions nullement les vertus formatrices, enferment le jeune dans un carcan doré, aux débouchés assurés et prometteurs, mais un carcan qui fait dépendre son avenir de la réussite à un concours, un tout ou rien qui n'a plus grand sens dans le monde actuel, où tout n'est qu'apprentissage tout au long de la vie. Qui plus est, un carcan qui est un choix de structure de formation, et non pas un choix de formation, lui-même découlant d'un projet professionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons un moment un système d'enseignement supérieur structuré par la question du projet du jeune et de son orientation. Des études de licence, généralistes à leur début. Une première spécialisation peut intervenir lors de la troisième année de licence, pour ceux qui désirent accéder à la vie active avec ce niveau d'études. Un pays tel que le nôtre a besoin d'un grand nombre de diplômés de niveau intermédiaire, en entendant par là des diplômés de niveau licence des universités. Une première expérience professionnelle conduira, le cas échéant, ces mêmes diplômés à approfondir leur formation et à la spécialiser encore plus, à travers une formation de master ou de Grande école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons encore. Une formation de master ou de Grande école : pourquoi ne pas supprimer ce choix spécifiquement français, pourquoi ne pas rejoindre le système standard en vigueur dans notre planète, en intégrant les Grandes écoles dans l'Université ? Sujet tabou, hautement polémique, lieu de résistances multiples, mais l'heure n'est plus à tergiverser, il y a urgence, car la mondialisation n'attend pas. Nous avons perdu beaucoup de temps : un tel sujet a été abordé, dès 1947, par le rapport Langevin-Wallon. Citons les recommandations de ce rapport, relatives aux Grandes écoles : "1. Les grandes écoles deviennent des instituts d'université spécialisés rattachés aux universités. 2. Les instituts spécialisés ne sont ouverts qu'à des candidats pourvus d'une licence qu'ils auront préparée dans une université."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résumons-nous. Tout est d'abord affaire de projet, projet professionnel qui est aussi un projet personnel, un projet de vie. De ce projet découle ensuite un projet de formation, le choix d'études, longues ou courtes. Et enfin, seulement, un choix de structure, BTS, IUT ou Université et, ultérieurement, Université ou "institut spécialisé". Nous sommes au regret de constater que le système français d'enseignement supérieur fonctionne à rebours de ce schéma théorique, qui devrait être le guide de la pratique de chacun. Dans le système actuel, on privilégie le troisième temps, le choix d'une structure d'enseignement, et l'on reporte les deux autres temps à une date ultérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, on peut toujours dire que c'est la vie qui décide. Mais si chacun n'est pas seulement tel une bouteille à la mer, si l'individu est d'abord un projet, alors sa vie est une valse à trois temps qu'il s'agit d'apprendre à danser, et non pas ce parcours de vitesse du choix d'une Grande école qui résoudra, une fois pour toutes, son choix de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en ce sens que l'orientation, pourtant si décriée, peut et doit devenir, constituer un véritable projet de société : tout faire pour que l'individu trouve sa place en fonction de son projet, et non pas fixer à l'avance les places pour des individus sans projet. Tel est, selon nous, l'enjeu du XXIe siècle pour le système français d'enseignement supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Arrous est professeur émérite à l'université de Strasbourg, et président de Projetpro.com.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7697008870641859465?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7697008870641859465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7697008870641859465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/universite-vs-grandes-ecoles-et-si-lon.html' title='Université vs Grandes écoles : et si l&apos;on parlait projet professionnel, orientation ?'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-7854417603341186949</id><published>2010-01-15T00:23:00.000-08:00</published><updated>2010-01-15T00:24:13.328-08:00</updated><title type='text'>Alain Fuchs, un nouveau patron pour le CNRS</title><content type='html'>LEMONDE.FR | 14.01.10 &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La rumeur enflait depuis le 11 janvier. Le ministère de l'enseignement supérieur a confirmé qu'Alain Fuchs, actuellement directeur de l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris, devrait bien être, dès la semaine prochaine, le futur président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chimiste a été préféré au mathématicien Antoine Petit, directeur du centre de recherche de l'Inria-Paris, et au spécialiste de la cryptologie Jacques Stern, président de l'Agence nationale de la recherche (ANR). Les actuels dirigeants du principal organisme de recherche français, la présidente Catherine Bréchignac, pourtant candidate à sa propre succession, et son directeur général, Arnold Migus, ne sont pas reconduits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de multiples auditions, fin décembre, M. Fuchs a été choisi pour mener à bien la transformation du CNRS en dix instituts thématiques nationaux, comme le prévoit le nouveau décret publié le 1er novembre 2009. Il devra aussi veiller à la mise en place des alliances thématiques nationales entre organismes de recherche et universités, qui se mettent en place depuis le printemps 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26 000 PERMANENTS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant de Chimie Paristech au CNRS, ce chercheur va surtout changer d'échelle. Le CNRS, ce sont en effet quelque 26 000 permanents et un budget de 3 milliards d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la force d'Alain Fuchs est de connaître parfaitement le système scientifique français et international. Formé à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, l'ingénieur chimiste a été directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Université d'Orsay (Paris-XI), où il a créé le laboratoire de chimie-physique en 2000. Il a également collaboré avec l'industrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En début de semaine prochaine, Alain Fuchs devrait être auditionné par les parlementaires et sa nomination pourrait intervenir officiellement dès le conseil des ministres du 20 janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-7854417603341186949?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7854417603341186949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/7854417603341186949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/alain-fuchs-un-nouveau-patron-pour-le.html' title='Alain Fuchs, un nouveau patron pour le CNRS'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4603338540273924899</id><published>2010-01-14T00:43:00.000-08:00</published><updated>2010-01-14T00:44:42.910-08:00</updated><title type='text'>Facs : un rapport pour en finir avec «la fabrique à chômeurs»</title><content type='html'>Le Figaro, 14 janvier 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En septembre 2009, Valérie Pécresse a mis en place pour un an un Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Que faire avec un doctorat d'archéologie ou d'ethno-psychologie ? Les filières de sciences humaines et sociales traînent cette image de «fabriques à chômeurs» qui formeraient des étudiants à des concours d'enseignement dont le taux de réussite tourne autour de 10 %. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce un hasard ? Elles étaient au cœur du mouvement universitaire du printemps 2009. Parce qu'elles incarnent à elles seules la crise identitaire d'une université massifiée, qui fonctionne toujours sur le modèle de la formation par les chercheurs de futurs chercheurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En septembre 2009, Valérie Pécresse mettait en place pour un an un Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales. Sous la présidence de Marie-Claude Maurel, directrice d'études à l'EHESS, il réunit quelques grandes figures des sciences humaines en France, d'Antoine Compagnon à Jean-Robert Pitte ou Alain Renaut, et quelques grands noms de l'entreprise ou de la presse, comme Franck Riboux ou Jacques Juillard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce conseil rend jeudi un premier rapport d'étape dont les préconisations entendent répondre à cet enjeu crucial de l'insertion professionnelle des étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développer des licences pluridisciplinaires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forts du constat que 56 % des 1 300 000 étudiants des universités sont inscrits dans des filières relevant des sciences humaines ou sociales (de la linguistique aux sciences politiques et de l'histoire à la démographie), les sages observent dans leur rapport que l'organisation disciplinaire de ces filières correspond à une époque où celles-ci ne débouchaient que sur l'enseignement et la recherche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles sont aujourd'hui le point d'atterrissage de nombre d'étudiants orientés par défaut, et dont bien peu passeront les concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première préconisation : les membres du conseil proposent de rétablir l'année de propédeutique, c'est-à-dire de remise à niveau, supprimée en 1967, et de développer des licences pluridisciplinaires qui permettront aux étudiants de multiplier leurs connaissances pour aller vers «une éducation générale» «de type arts libéraux». Dans un monde où la capacité d'adaptation est une force, les sciences humaines, qui nécessitent une «maîtrise de la langue», doivent être valorisées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre préconisation : «intensifier la formation à l'esprit de la recherche» en habituant les étudiants «à se constituer une information de première main», indispensable en ces temps de recours au «copier-coller» sur Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport s'appuie également sur le développement, dans le cadre du plan licence, des stages en entreprises et de l'orientation, pour suggérer d'«inclure dans les licences généralistes et les masters recherche, des temps d'initiation au monde du travail». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un encadré inséré dans le rapport évoque même, sur le ton de l'anecdote, un débat entre les membres du conseil issus de l'entreprise, sur l'art de l'exposé PowerPoint et la réhabilitation de la rhétorique. Mais le conseil s'interroge surtout sur le niveau des bacheliers qui accèdent à ces filières plus exigeantes qu'il n'y paraît.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4603338540273924899?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4603338540273924899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4603338540273924899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/facs-un-rapport-pour-en-finir-avec-la.html' title='Facs : un rapport pour en finir avec «la fabrique à chômeurs»'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5618986791890356325</id><published>2010-01-12T23:51:00.000-08:00</published><updated>2010-01-12T23:52:13.574-08:00</updated><title type='text'>Jamil Salmi : "Il existe beaucoup d'hypocrisie en France concernant la sélection"</title><content type='html'>LE MONDE DE L'EDUCATION | 12.01.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Washington, où il est installé, Jamil Salmi suit pour la Banque mondiale les questions liées à l'enseignement supérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel regard portez-vous sur les dernières réformes universitaires françaises et, notamment, sur la loi d'autonomie des universités votée en 2007 ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début des années 2000, et plus spécifiquement depuis la publication du classement de Shanghaï, un vrai débat mondial s'est ouvert sur les universités. Puis on a assisté à une accélération des réformes universitaires. A ce titre, la France ne fait pas exception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indépendamment de ce mouvement, la question de l'autonomie des universités est, à mon sens, fondamentale. Il me paraît en effet évident qu'un chef d'établissement puisse maîtriser le plus d'éléments possible de son établissement, que ce soit en matière de politique scientifique, de recrutement et de gestion des universitaires ou de recrutement des étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, les transferts de compétence de l'Etat aux universités sont positifs et permettent à chaque établissement de mener sa propre politique pour répondre à sa mission de formation des étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans plusieurs pays, comme le Brésil ou le Kazakhstan, à contraintes et moyens égaux, on peut observer que les universités autonomes répondent de manière différente... Demander à toutes d'être gérées de manière identique n'a donc pas de sens. Dans une classe, un enseignant ne considère pas que tous les élèves ou étudiants sont égaux. Certains ont besoin de plus d'aide mais les notes seront distribuées en fonction du rendu des étudiants... Ne pas vouloir reconnaître cela est étonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autonomie n'attise-t-elle pas une inutile concurrence entre les établissements ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle est fondée sur la qualité de la formation et de la recherche, la concurrence est souhaitable. Je reviens à mon exemple précédent. Les enseignants ne vont pas donner une même note à tous les élèves. Ce serait absurde, et cela ne ferait progresser personne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, en France, si l'on s'alarme d'inégalités entre les universités, pourquoi ne remet-on pas en question la concurrence existant entre grandes écoles et universités ? Où se trouvent les meilleurs étudiants ? Dans les grandes écoles ou les universités ? Ce sont aussi ces questions qu'il faut se poser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que vous inspire l'annonce du président de la République, en décembre 2009, d'une dotation de huit milliards d'euros à une dizaine d'ensembles universitaires, incorporant des grandes écoles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En promettant cette somme, la France rattrape son retard en matière de financement du supérieur. C'est une stratégie pertinente, si cet argent est distribué sur appel à projets, à des acteurs qui portent des dossiers cohérents. Regardez ce qui s'est passé avec le financement de la rénovation d'une douzaine de campus en 2008 (le plan Campus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les universités de province, généralement réunies, ont montré leur dynamisme, alors que les Parisiennes ont singulièrement raté le coche. Cela a permis de donner leur chance à des institutions un peu plus jeunes, quitte à casser l'image de certaines universités séculaires, comme la Sorbonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajouté à l'autonomie, cela ne risque-t-il pas de créer un système universitaire français à plusieurs vitesses avec, d'un côté, ces grands campus, et, de l'autre, le reste des universités ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambition de créer des universités de niveau mondial ne doit pas avoir pour seul objet de grapiller quelques places au classement de Shanghaï... Il ne faut pas se focaliser sur la seule recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, il faut rester raisonnable et ne pas encourager la création de mastodontes universitaires ingouvernables. Ces financements supplémentaires doivent permettre aux universités de répondre aux besoins des régions où elles sont installées. Qu'il s'agisse de la formation, de l'insertion professionnelle ou de la vie culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à un système universitaire à deux vitesses, un équilibre doit être trouvé. S'il y a des ressources supplémentaires, il ne faudrait pas privilégier les seuls grands établissements de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, il faut porter une vision plus large et ne pas oublier, par exemple, les formations supérieures courtes, représentées en France par les instituts universitaires de technologie (IUT) et les sections de techniciens supérieurs (STS), qui délivrent en deux ans des BTS. Ce sont des fleurons du supérieur français, moins prestigieux qu'une grande université de recherche, mais très utiles à la formation des jeunes et à leur insertion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour revenir à l'autonomie, vous soutenez l'idée d'une plus grande ouverture des universités aux financements privés. Ne risque-t-on pas une privatisation rampante ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut aller au-delà des préjugés. D'un côté, l'apport du privé est nécessaire. Qui, en dehors de la Suisse ou des pays scandinaves, a encore assez de moyens pour financer ses établissements exclusivement via des fonds publics ? Ce qui est important, c'est que les financements, via des entreprises ne détournent pas la politique de formation et de recherche des universités. Cela passe par des institutions fortes, à même de résister au privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré l'effort supplémentaire de 8 milliards d'euros de financements publics, les universités françaises devront recourir davantage au privé si elles veulent se maintenir au rang des pays voisins comme l'Allemagne, ou des pays émergents d'Asie du Sud-Est qui investissent depuis plusieurs années de manière impressionnante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes favorable à la sélection à l'entrée des universités, une question taboue en France... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe beaucoup d'hypocrisie en France concernant la sélection. Vu de loin, le système universitaire français est très sélectif. Ne sélectionne-t-on pas à l'entrée des grandes écoles, en médecine ou encore en master 2 ? Cela, tout le monde l'accepte. En revanche, personne ne le souhaite pour l'université dans son ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, en première année de licence, 50 % des inscrits sont condamnés à échouer, ce qui est très démotivant pour les jeunes en question et représente un gâchis de ressources au niveau national... Il faudra un jour choisir : soit on supprime toute sélection, soit on l'autorise à l'ensemble des établissements. Je ne comprends pas vraiment cet entre-deux bancal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vos yeux, la France doit-elle recourir à des frais d'inscription plus importants ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sélection et frais d'inscription sont deux questions différentes. Sur les frais d'inscription, j'aurais tendance à vous dire : si le pays est riche et dispose d'un système d'imposition équitable, alors que les études restent gratuites ! En cas de ressources réduites, l'Etat doit partager le coût de ses universités avec les familles et les entreprises...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne serait pas injuste que les enfants de familles privilégiées paient pour les enfants défavorisés. Les universités catholiques ont, par exemple, mis en place en Amérique latine un système où les étudiants paient leurs frais d'inscription selon les revenus de leurs parents. C'est une solution juste, à étudier éventuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5618986791890356325?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5618986791890356325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5618986791890356325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/jamil-salmi-il-existe-beaucoup.html' title='Jamil Salmi : &quot;Il existe beaucoup d&apos;hypocrisie en France concernant la sélection&quot;'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5314925121239635446</id><published>2010-01-08T00:02:00.000-08:00</published><updated>2010-01-08T00:05:10.195-08:00</updated><title type='text'>Les grandes écoles incitées à repenser leurs concours</title><content type='html'>LE MONDE | 07.01.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concours d'entrée aux grandes écoles est apparu ces derniers jours comme l'ennemi numéro un de l'égalité des chances en France. Depuis que les écoles de management et les écoles d'ingénieurs ont fait savoir qu'elles ne voulaient pas entendre parler d'un quota de 30 % de boursiers par école (Le Monde du 5 janvier 2010), les critiques tombent comme des hallebardes sur la citadelle de l'élitisme étudiant, et notamment sur la porte qui en protège l'accès : le concours d'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les contempteurs de celui-ci, le fait qu'il vérifie, notamment, la maîtrise des langues vivantes ou la culture générale rend ce concours trop discriminant socialement pour permettre une réelle ouverture des écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune, qui a pu effectuer des séjours linguistiques, fréquenter les musées ou la bibliothèque familiale, a plus de chances de réussir un concours de grande école que celui qui a grandi dans un milieu défavorisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un rapport rédigé en 2007, le sénateur Yannick Bodin (Seine-et-Marne, PS) rappelait que la démocratisation des grandes écoles s'est interrompue dans les années 1980. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors que 29 % des élèves de ces écoles étaient d'origine "populaire" au début des années 1950, ils ne sont plus que 9 % quarante ans plus tard", écrivait-il en se référant à une étude de 1995 portant sur les plus prestigieuses d'entre elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort du constat que "le contenu même des épreuves peut entraîner une certaine discrimination (sociale)", Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, et Valérie Pécresse, son homologue chargée de l'enseignement supérieur, assurent qu'il faut "réfléchir aux contenus des concours".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), il faut aller plus loin : "la sacro-sainte sélection à l'entrée des écoles, il faut aujourd'hui la faire voler en éclats", a affirmé Jean-Baptiste Prévost, président de la première organisation étudiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Conférence des grandes écoles (CGE), qui a signé le texte à l'origine de la polémique, se montre conciliante. Parallèlement à la mission confiée par le gouvernement, le 23 novembre 2009, aux deux inspections du ministère de l'éducation nationale sur cette même question, le CGE a lancé sa propre enquête pour établir un état des lieux des "épreuves supposées "socialement" sélectives". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un protocole d'analyse a été adopté avec les six principaux opérateurs de concours afin de décortiquer les palmarès des cinq années passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous attendons les résultats pour le deuxième trimestre, explique Pierre Aliphat, délégué général de la CGE. Ils serviront de base à la réflexion sur les concours : faudra-t-il modifier certaines épreuves, certains coefficients ? Faudra-t-il supprimer des épreuves, en ajouter de nouvelles ? Tout est ouvert." Tout, mais "sans sacrifier l'ambition intellectuelle", prévient la CGE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au reste, même si beaucoup d'écoles se contentent encore d'un recrutement classique, elles sont nombreuses à avoir bougé. L'INSA de Lyon, école d'ingénieurs réputée, fait passer des "entretiens construits". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dispositif qui avait été abandonné a été rétabli il y a quelques années malgré son coût (100 euros par entretien) parce qu'il permet de "mesurer autre chose que les résultats scolaires, explique Alain Storck, le directeur de l'INSA : la motivation, la capacité à exercer le métier d'ingénieur, etc.".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Franchir le premier cap"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces entretiens sont conduits par un psychologue, un industriel et un enseignant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'an dernier, 1 500 ont été organisés. Ils concernaient, notamment, la centaine de lycéens issus de milieux défavorisés qui postulent via les partenariats noués entre l'INSA et quelques lycées. L'institut a également mis en place une filière consacrée aux bacheliers technologiques. Un levier pour accroître son pourcentage de boursiers, puisque les filières les moins prisées du secondaire sont aussi celles qui accueillent le plus de jeunes défavorisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Ecole normale supérieure de Cachan a, elle, repoussé les épreuves de français et de langues étrangères de l'admissibilité à l'admission, afin de "donner plus de chance" aux jeunes qui n'ont pas bénéficié du "capital culturel qui dépend du milieu" de "franchir le premier cap" de la sélection. L'école a également mis en place une grande variété de concours d'entrée, selon l'origine scolaire des candidats et la formation qu'ils envisagent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous allons chercher les étudiants là où ils sont, explique Jean-Yves Mérindol, directeur. Cela entraîne de la diversité. Et évite un phénomène de concentration sur les seules prépas d'élite, où l'on retrouve peu de boursiers."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre approche, l'école de management de Bordeaux (BEM) conserve, à côté de son concours classique après prépa, un recrutement sur titres (brevet de technicien supérieur, diplôme d'institut universitaire de technologie...) accompagné de "tests de logique ou d'analyse de textes d'actualité, par exemple, afin de vérifier d'autres compétences que celles purement scolaires", explique Philip McLaughlin, directeur général de BEM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux tenir compte de la personnalité du candidat, tel est l'enjeu. "Il faudrait réfléchir à des épreuves qui valoriseraient l'intensité du parcours du jeune, son mérite réel, assure Valérie Pécresse au Monde. Le parcours accompli par un jeune qui n'a pu être aidé par ses parents, qui a été scolarisé en ZEP, est d'une intensité plus grande." Pour la ministre, cependant, ce sont les épreuves orales qu'il faut aménager, pas les épreuves écrites, "barrière académique importante". Selon elle, d'ailleurs, "toutes les matières sont socialement discriminantes". Qu'il s'agisse des mathématiques ou de la maîtrise de la langue. "Nous avons été trop laxistes sur l'orthographe, la grammaire ou les apprentissages de culture générale", regrette-t-elle. Et c'est donc dès le lycée ou le collège qu'"il faut repérer les talents, comme cela se faisait sous la IIIe République, et les faire grandir".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle promet également "une charte pour l'égalité des chances" qui sera signée avec les grandes écoles et un développement de l'apprentissage en leur sein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, l'évolution des concours ne suffira pas, prévient Jean-Yves Mérindol. "Le concours, c'est la cerise sur le gâteau, dit-il. C'est tout le système qu'il faut regarder et mettre en place un ensemble de mesures. L'élément le plus profond, c'est la concentration sociale : les grandes écoles les plus prestigieuses recrutent leurs étudiants dans un nombre limité de prépas d'élite, concentrant le plus souvent une population parisienne où l'on trouve peu de boursiers. Pour eux, le concours ne joue qu'un rôle de validation. Donc, si l'on se contente de changer le concours, les prépas d'élite s'y adapteront. Elles sont organisées pour ça. Et elles le font bien."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Floc'h&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5314925121239635446?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5314925121239635446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5314925121239635446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/les-grandes-ecoles-incitees-repenser.html' title='Les grandes écoles incitées à repenser leurs concours'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1312118257807122416</id><published>2010-01-07T09:49:00.001-08:00</published><updated>2010-01-07T09:49:48.755-08:00</updated><title type='text'>Boursiers : la réticence des grandes écoles est indigne !</title><content type='html'>par Alain Minc et François Pinault&lt;br /&gt;LE MONDE | 06.01.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons eu, l'un et l'autre, un haut-le-cœur en lisant la déclaration de la Conférence des grandes écoles sur les 30 % de boursiers. Que deux individus aussi différents – indépendamment de l'amitié qui nous lie – réagissent ainsi est peut-être révélateur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autodidacte et major de l'ENA, entrepreneur et intellectuel, capitaliste et technocrate – ce que nous sommes –, nous avons eu le même réflexe d'indignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on dans la société contemporaine être aussi réactionnaire ? Comment croire que le niveau des concours doit être intangible afin de fixer à jamais une hiérarchie entre jeunes Français à l'âge de 20 ans ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PROMOTION SOCIALE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas comprendre que l'équilibre de la société passe par le rétablissement de la promotion sociale et qu'à cette aune-là le respect absolu des modes de recrutement traditionnels est suicidaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle bonne conscience aveugle-t-elle les patrons de grandes écoles au point de leur faire croire que le système actuel de recrutement est la garantie absolue, pour la France, de disposer des meilleures élites ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne nions naturellement pas la réussite, pendant des décennies, d'un mode de sélection qui a fourni à l'économie française des gestionnaires et des ingénieurs d'un excellent niveau international. Mais, parce que justement ce système est solide et efficace, il n'est pas menacé par une inflexion à la marge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui peut imaginer que le rayonnement de l'Ecole polytechnique ou d'HEC disparaîtra parce que le recrutement aura été légèrement transformé à des fins de promotion sociale ? Ceux qui ont, en toute sérénité, signé ce manifeste méconnaissent le grondement qui vient du fond de la société. Ils ne mesurent ni les urgences ni les priorités du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils pourraient au moins faire leur, à défaut d'une réaction plus ouverte, la philosophie du prince de Lampedusa : "Il faut que tout change pour que tout reste pareil."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais s'ils acceptaient d'aller plus loin et de mettre leur incontestable intelligence au service d'un minimum de changement social, ils penseraient qu'il faut qu'un peu change afin que tout change vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Alain Minc, consultant et essayiste ; François Pinault, président d'honneur du groupe PPR.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1312118257807122416?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1312118257807122416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1312118257807122416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/boursiers-la-reticence-des-grandes.html' title='Boursiers : la réticence des grandes écoles est indigne !'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-413971774739356260</id><published>2010-01-07T06:46:00.000-08:00</published><updated>2010-01-07T06:47:17.749-08:00</updated><title type='text'>Cette droite qui ose secouer les établissements de l'élite</title><content type='html'>LE MONDE | 07.01.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle de champ de bataille. Dans l'arène s'affrontent, d'un côté, les représentants des grandes écoles, de l'autre, trois ministres d'un gouvernement de droite, dont l'un (ou plutôt l'une, puisqu'il s'agit de Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur) est issu de deux des plus prestigieuses écoles, HEC et l'ENA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, la gauche reste muette. C'est à croire qu'elle est mal à l'aise, elle qui est traditionnellement très attachée aux valeurs républicaines d'égalité. Quelle meilleure garantie, a priori, que le concours, fondé sur l'examen des connaissances académiques, pour assurer l'égalité entre tous les citoyens ? Le mérite républicain est tout entier fondé sur ce dogme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la gauche reste paralysée par cet héritage, la droite de Nicolas Sarkozy a singulièrement évolué sur ces questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le président de la République, l'égalité formelle (donc celle théoriquement assurée par les concours aux grandes écoles) ne peut plus suffire. C'est fort de cette idée qu'en 2003, il lançait, avec fracas, l'idée si peu française d'utiliser la discrimination positive. Parce que le modèle républicain d'intégration connaît des ratés, disait-il, il fallait prendre des mesures fortes, tels que l'instauration de quotas pour les minorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans "l'affaire" des 30 % de boursiers en grandes écoles, c'est cette même question qui refait surface. L'enjeu étant d'adapter le système pour qu'il reste juste. Ne pas mégoter sur l'équité pour assurer l'égalité. La position déplaît d'autant moins au président de la République qu'elle se concilie parfaitement avec ce mérite qu'il affectionne particulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout dans tout le système éducatif, le chef de l'Etat cherche le mérite pour le récompenser : celui des enseignants de l'éducation nationale, celui des étudiants, et celui des élèves. La suppression de la carte scolaire doit aussi permettre aux élèves méritants des cités défavorisées de continuer leurs études dans d'autres quartiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux yeux du gouvernement, les impératifs de cohésion et de promotion sociales rejoignent ceux de la compétition internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France ne peut se passer d'aucun de ses talents. En 2006, le Prix Nobel Georges Charpak soulignait que le pays ne sélectionne ses élites que dans des milieux sociaux représentant 10 % de la population totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pays de 65 millions d'habitants qui recrute ses têtes pensantes, ses dirigeants comme s'il n'en comptait que 6,5 millions... c'est une aberration économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure où la compétition internationale s'exacerbe, cette base trop étroite devient un problème. Les entreprises ne s'y trompent pas qui sont les premières à rappeler aux grandes écoles qu'elles ont besoin de plus de diversité dans leurs rangs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Floc'h&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-413971774739356260?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/413971774739356260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/413971774739356260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/cette-droite-qui-ose-secouer-les.html' title='Cette droite qui ose secouer les établissements de l&apos;élite'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4541542244577515383</id><published>2010-01-04T23:33:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T23:38:23.062-08:00</updated><title type='text'>Les grandes écoles opposées aux quotas de boursiers</title><content type='html'>LE MONDE | 04.01.10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colère gronde dans les grandes écoles. Dans un texte rédigé par l'instance qui les représente, la Conférence des grandes écoles (CGE), diffusé le 23 décembre 2009, elles disent ce qu'elles ont sur le coeur : elles craignent que si l'Etat leur impose à chacune un quota de 30 % de boursiers, le niveau baisse. La CGE indique très clairement qu'elle "désapprouve la notion de "quotas" et réaffirme que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, reconnaît-elle, "la démocratisation de l'enseignement supérieur est une exigence d'équité citoyenne", mais cela doit se faire à travers "des soutiens individualisés (...) apportés aux candidats issus de milieux défavorisés pour les aider à réussir des épreuves qui peuvent leur sembler plus difficiles parce que leur contexte familial ne les y a pas préparés".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une position ancienne adoptée après la signature par Sciences Po Paris - qui ne fait pas partie de la CGE -, en 2001, de ses premières "conventions ZEP" destinées à "recruter", grâce à une voie d'accès spécifique, parmi les meilleurs élèves des quartiers défavorisés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grandes écoles, elles, préfèrent aider les jeunes de milieu modeste à préparer les concours ordinaires. En 2003, l'Essec lançait un programme de tutorat et d'ouverture culturelle appelé "une prépa, une grande école, pourquoi pas moi ?", qui, depuis, a essaimé. Ces dispositifs sont aujourd'hui labellisés "cordées de la réussite" par l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la CGE, "toute autre politique amènerait inévitablement la baisse du niveau moyen" ; les employeurs considéreraient "que toutes les voies d'entrée dans la même école ne se valent pas". Et la CGE de rappeler son attachement au "véritable mérite républicain".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sociologue Patrick Weil (CNRS, Paris-I Panthéon-Sorbonne) conteste pourtant toute baisse de niveau. Citant les établissements américains qui pratiquent une politique d'ouverture sociale (5 % à 10 % des meilleurs lycéens ont un droit d'accès aux filières sélectives), il assure que "les études montrent que cette crainte est infondée. Celle-ci reflète, en réalité, un grand conservatisme des grandes écoles".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux quotas, "il n'en a jamais été question, s'étonne-t-on dans l'entourage de Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur. Les 30 %, c'est un objectif, pas un quota." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, à l'occasion de la signature en novembre du contrat d'établissement de Sciences Po Paris dans lequel l'institut s'engage à accueillir 30 % de boursiers en 2012, Valérie Pécresse s'était contentée de dire : "Je souhaite que nous puissions porter à 30 % le nombre de boursiers dans l'ensemble de nos grandes écoles."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, souligne Pierre Tapie, directeur général de l'Essec, président de la CGE et cosignataire du texte, "dans certains textes, certaines déclarations de hautes autorités de la République, les mots qui sont dits et répétés sont "30 % de boursiers dans chacune des écoles". Cela implique une politique de quotas et ce serait absurde".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte de la CGE, destiné en priorité aux 220 écoles membres, surprend plus d'un observateur. Grâce à la réforme des bourses sur critères sociaux en 2008 (relèvement du plafond de revenu parental de près de 5 000 euros), le nombre de boursiers a bondi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le ministère de l'enseignement supérieur a pu annoncer en septembre 2009 que "30 %" des 42 000 élèves inscrits en première année de prépa étaient boursiers, en avance d'un an sur l'objectif fixé par le président de la République en 2008. Donc, dans deux ans, la proportion globale de boursiers parmi les nouveaux étudiants de grandes écoles sera mécaniquement de 30 % (contre 23 % aujourd'hui). Quotas contraignants ou objectifs facultatifs, le résultat sera donc de toute façon atteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les grandes écoles refusent de se voir imposer une part de 30 % de boursiers dans chacune d'entre elles, c'est sans doute parce que certaines en sont loin (Polytechnique, Centrale ou HEC comptent entre 10 % et 15 % de boursiers). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, l'Etat, qui lance une vague de contractualisation avec une soixantaine d'établissements privés d'enseignement supérieur (Le Monde du 14 décembre 2009), ne manquera sans doute pas de leur demander une plus grande ouverture sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grandes écoles craignent peut-être aussi que l'Etat ne bouscule trop leur modèle sélectif de formation. En octobre 2009, la ministre de l'enseignement supérieur ne déclarait-elle pas : &lt;em&gt;"L'ascenseur social est bloqué, justement parce que nous ne savons pas faire évoluer nos concours, notamment ceux des grandes écoles où s'opère une hypersélection par le biais d'une incroyable batterie d'épreuves (...) Si les grandes écoles se penchaient sur le problème de la reproduction sociale qui est la leur, sans doute auraient-elles un travail à faire sur les épreuves de sélection."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Mme Pécresse, ces concours devraient prendre en compte "la personnalité, la valeur, l'intensité du parcours" du candidat. Parallèlement, le comité interministériel à l'égalité des chances a lancé le 23 novembre 2009 "une mission sur le caractère socialement discriminant ou non" de ces concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait beaucoup. Jean-Pierre Helfer, directeur général de l'école de management Audencia Nantes et cosignataire du texte, ne le cache pas : "Derrière la critique sur la diversité sociale, il y a une attaque du modèle même de la grande école française, dit-il. Utiliser des pourcentages, donner des oukases, c'est facile, mais cela masque la réalité de ce qu'est l'enseignement supérieur en France. Nous sommes un peu facilement pris comme boucs émissaires d'une réalité sociale qui nous dépasse largement." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les grandes écoles de rappeler que la trop grande homogénéité sociale qu'on leur reproche se retrouve... à l'université, au niveau master.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Floc'h&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nota Bene: Les étudiants en chiffres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répartition. Sur les 2 200 000 étudiants français, 55 % d'entre eux sont inscrits à l'université ; 31 % suivent leurs études au sein de formations telles que les sections de technicien supérieur (STS), les écoles paramédicales et sociales ou les instituts universitaires de technologie (IUT) ; 14 % étudient en classe préparatoire ou en grande école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les boursiers. En 2008-2009, 526 600 étudiants bénéficient d'une bourse sur critères sociaux. 390 000 sont inscrits à l'université. Il existe sept échelons. L'échelon 0 permet d'être exonéré de droits d'inscription (15 % des étudiants). L'échelon 6 correspond à une bourse de 4 019 euros (20 % des étudiants).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4541542244577515383?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4541542244577515383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4541542244577515383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2010/01/les-grandes-ecoles-opposees-aux-quotas.html' title='Les grandes écoles opposées aux quotas de boursiers'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1541442321872995480</id><published>2009-12-30T23:26:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T23:28:26.379-08:00</updated><title type='text'>M. Sarkozy tranche pour un emprunt à 22 milliards d'euros</title><content type='html'>Le Monde, 14 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attendu sur sa politique de sortie de crise, Nicolas Sarkozy a choisi un exercice qu'il n'affectionne guère – une conférence de presse, la deuxième de son quinquennat – pour en dévoiler les grandes lignes et rendre publics ses arbitrages sur l'emprunt et le financement des priorités d'avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les dernières semaines le laissaient présager, le chef de l'Etat a choisi de suivre, pour l'essentiel, les recommandations de la commission Juppé-Rocard, dont il a salué le travail, et de donner aux marchés, aux agences de notation et à la Commission européenne des signes de sa volonté de redresser les finances publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Etat investira donc 35 milliards d'euros – dont 22 milliards seront levés sur les seuls marchés – dans cinq, et non plus sept, priorités d'avenir: enseignement supérieur et formation, recherche, industrie et PME, numérique et développement durable. Le volet industriel du plan d'investissement a été musclé et sera articulé avec les Etats généraux de l'industrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE BAS DE LA FOURCHETTE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suivi du dispositif est confié à un commissaire général à l'investissement placé sous l'autorité du premier ministre. Ce poste a été proposé à René Ricol, qui fut le premier médiateur du crédit. Enfin, pour respecter l'engagement du gouvernement d'une "parité absolue des efforts de recherche entre le nucléaire et les énergies renouvelables", le CEA va devenir le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 35 milliards d'investissement de l'Etat comportent les 13 milliards déjà remboursés par les banques. L'Etat n'aura qu'à emprunter 22 milliards. Soit le bas de la fourchette évoquée par le chef de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le message adressé aux marchés et à l'Union européenne est clair: le président a donné raison dans son entourage à tous ceux qui s'inquiétaient de l'état des finances publiques et plaidaient pour une opération d'ampleur bien plus limitée que les 100 milliards un temps rêvés par Henri Guaino. Le premier ministre, François Fillon, et les deux colocataires de Bercy, Christine Lagarde (économie) et Eric Woerth (budget), ont obtenu gain de cause sur toute la ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"MOINS DE DÉPENSES COURANTES"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'emprunt, levé sur les marchés et non souscrit auprès des particuliers – "solliciter le public à hauteur de 10 milliards nous aurait coûté un milliard de plus", a précisé le chef de l'Etat dans son discours introductif – devrait être relativement anodin à financer. L'Agence France-Trésor étant en train d'effectuer des rachats de titres arrivant à échéance en 2010 pour une dizaine de milliards, ce sont en réalité un peu moins de dix milliards supplémentaires qui devront être levés. Une telle opération n'est pas de nature à menacer la qualité de signature de la France ni sa capacité à emprunter. La durée de vie moyenne de la dette (six ans et sept mois) n'a pas bougé et le risque de remontée des taux apparaît pour l'heure limité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la seconde partie de son intervention préliminaire, Nicolas Sarkozy est longuement revenu sur la compatibilité de l'emprunt avec la stratégie globale de rétablissement des comptes publics. Il a aussi indiqué, comme le souhaitait M.Woerth, que "les intérêts de l'emprunt seront immédiatement gagés par des économies supplémentaires sur les dépenses courantes de l'Etat". "Plus d'investissements d'avenir, moins de dépenses courantes: c'est notre ligne d'action", a-t-il affirmé. "La solution n'est pas d'augmenter les impôts. Il faut donc dépenser moins et dépenser mieux", a-t-il ajouté, en rappelant la tenue, en janvier, d'une conférence sur le déficit de la France qui réunira les représentants de l'Etat, la Sécurité sociale et les associations d'élus locaux.&lt;br /&gt;Le chef de l'Etat a également exprimé le souhait qu'un débat ait lieu en France, comme il a eu lieu en Allemagne, sur la nécessité de se doter de règles budgétaires contraignantes pour revenir à l'équilibre des comptes publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il est félicité de la résistance de l'économie française dans la crise, le chef de l'Etat n'en a pas moins souligné les difficultés du moment. "La situation reste très difficile pour nos concitoyens: les destructions d'emplois se poursuivent, le chômage touche beaucoup de famille", a-t-il insisté, sans dissimuler certaines de nos faiblesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;60 MILLIARDS D'INVESTISSEMENTS AU TOTAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France, a-t-il ainsi relevé, a sacrifié l'investissement, alors que c'est de lui que "naît le progrès technique, moteur de la croissance", et elle a vu sa compétitivité s'éroder. Pour qu'elle "puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu'elle soit plus forte, plus compétitive, pour qu'elle crée plus d'emplois", 35 milliards seront donc mobilisés par l'Etat pour financer cinq priorités d'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par effet de levier vis-à-vis des financements privés, locaux et européens, le président en espère 60 milliards d'investissements au total. Soit un montant global supérieur à celui du plan de relance (39,1 milliards en 2009 et 7,1 milliards en 2010). L'effort de soutien à l'économie est poursuivi en 2010: il apparaît d'autant plus nécessaire que la sortie de crise est incertaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accent est donc mis sur tout ce qui pourra relever la croissance potentielle de la France, en particulier la recherche et l'innovation. Onze milliards seront consacrés à l'enseignement supérieur et à la formation, dont huit serviront à "faire émerger cinq à dix campus d'excellence ayant les moyens, la taille critique et les liens avec les entreprises qui leur permettront de rivaliser avec les meilleurs universités mondiales". Un système de dotation permettra aussi aux universités de disposer de ressources pérennes non soumises aux aléas des arbitrages budgétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"PRÉPARER L'AVENIR"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Etat investira aussi 500 millions dans la rénovation les centres de formation, le développement de l'apprentissage et la création d'internats d'excellence. En matière de recherche (8 milliards), deux priorités sont avancées: une politique de valorisation visant à "amener les travaux de nos laboratoires vers les applications industrielles" (3,5 milliards) et la santé et les biotechnologies (2,5 milliards).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 6,5 milliards serviront à soutenir l'industrie et les PME, qu'il s'agisse d'aider "nos filières d'excellence à préparer l'avenir" – en particulier l'aéronautique, le spatial, l'automobile, mais aussi le ferroviaire et la construction navale – ou d'aider à l'émergence d'une nouvelle politique industrielle. Le développement durable bénéficiera de 5 milliards supplémentaires en plus de ce qui est déjà prévu dans le cadre du Grenelle de l'environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, 4,5 milliards serviront à accélérer le passage à l'économie numérique, avec un plan "comparable à l'effort que fit notre pays dans les années 1970 pour le téléphone", et qui sera présenté par le gouvernement "dans les prochains jours". "Je souhaite que ces priorités d'avenir, nous les partagions avec nos partenaires européens pour qu'elles constituent notre contribution à une nouvelle stratégie de croissance européenne après la crise", a conclu le chef de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claire Guélaud&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1541442321872995480?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1541442321872995480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1541442321872995480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/m-sarkozy-tranche-pour-un-emprunt-22.html' title='M. Sarkozy tranche pour un emprunt à 22 milliards d&apos;euros'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4644504110016903860</id><published>2009-12-30T23:11:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T23:14:03.484-08:00</updated><title type='text'>La communauté universitaire est divisée sur les milliards du grand emprunt</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Monde, 18 décembre 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coup de pub pour les uns, marque de confiance aux universités pour les autres, le "grand emprunt" de Nicolas Sarkozy divise la communauté universitaire. L'annonce faite par le président de la République, lundi 14 décembre, d'un investissement de 19 milliards d'euros, dont 8 destinés à une dizaine de pôles d'excellence universitaire, a été reçue différemment par les syndicats et les présidents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premiers à monter au créneau, les syndicats d'enseignants-chercheurs estiment que cette annonce est d'abord un "terrible aveu du pouvoir" : "Aveu que l'Etat depuis non seulement 2007, mais au moins 2002, n'a pas investi dans l'avenir", souligne le SGEN-CFDT. L'intersyndicale FSU-CGT-UNSA juge de plus que ces sommes ne servent qu'à "illusionner nos concitoyens", car "une bonne part de (ces milliards) seront des dotations en capital pour les universités, qui devront les placer et ne pourront en utiliser que les intérêts."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les huit milliards d'euros, une partie, non encore déterminée, devrait être tout de suite consommable par une dizaine de campus sélectionnés, a pourtant assuré Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, le 15 décembre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre partie sera effectivement gérée par les fondations des établissements et pourrait rapporter jusqu'à 50 millions d'euros par an. A mettre en relation avec le plus important budget d'université (celui de Paris-VI) qui atteint aujourd'hui 470 millions d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cet effort inédit est exceptionnel, salue Lionel Collet, président de la Conférence des présidents d'université (CPU). Obtenir chaque année, en plus de notre budget, 50 millions d'euros, changera notre quotidien." Enfin, celui de la dizaine d'établissements ou de regroupements retenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attribution de cette manne par appel d'offres à quelques "happy few" risque d'entraîner la création d'"un système universitaire à deux vitesses", dénonce l'UNEF, principale organisation d'étudiants. "Ce choix, en rupture complète avec le principe d'égalité républicaine, entérine la création de déserts de recherche et d'enseignement supérieur", s'insurge l'intersyndicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les présidents d'université ne veulent pas croire à ce scénario. "Aujourd'hui, l'Etat va aider dix campus multidisciplinaires à entrer dans la compétition mondiale. Dans le même temps, il financera, via d'autres appels d'offres également annoncés par le chef de l'Etat, des établissements sur leurs spécialités tant en matière de recherche que de formation", souligne M. Collet. Ainsi, le grand emprunt devrait-il largement irriguer. "Nous n'avons pas la capacité de répondre à l'appel d'offres "grand campus", reconnaît Christian Lerminiaux, président de l'université technologique de Troyes. Mais nous pouvons concourir sur des appels d'offres annexes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méga-universités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les présidents demandent que les projets de campus d'excellence puissent se faire à des échelles différentes selon les régions. "A Lyon, nous souhaitons candidater au niveau de la métropole, qui regroupe les établissements de Lyon et Saint-Etienne", explique Michel Lussault, président du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de l'université de Lyon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Bretagne et pays de la Loire, est évoquée l'idée d'une "université fédérale du Grand Ouest", tandis que Dijon et Besançon se présenteront unies comme les universités normandes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les réticences sur la mise en place de ces méga-universités, les syndicats, marqués par la crise financière de 2008, craignent les risques inhérents aux placements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, explique Patrick Llerena, directeur de la fondation de l'université de Strasbourg, "le risque n'est pas tant de gérer des sommes importantes, que de savoir les dépenser ! Chaque université aura les moyens, hors soutien de l'Etat, de mener sa propre politique scientifique ou d'investissement. L'autonomie, c'est faire des choix, bons ou mauvais, et les assumer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4644504110016903860?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4644504110016903860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4644504110016903860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/la-communaute-universitaire-est-divisee.html' title='La communauté universitaire est divisée sur les milliards du grand emprunt'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-3493654693583071163</id><published>2009-12-16T03:50:00.000-08:00</published><updated>2009-12-16T03:58:50.754-08:00</updated><title type='text'>Universités : pourquoi il faut proposer 50 milliards d’euros de dotation en capital</title><content type='html'>Universités : pourquoi il faut proposer 50 milliards d’euros de dotation en capital&lt;br /&gt;24/11/2009 |&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogs.lesechos.fr//article.php?id_article=3254"&gt;http://blogs.lesechos.fr//article.php?id_article=3254&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par &lt;a href="http://blogs.lesechos.fr//auteur.php?id_auteur=27327&amp;id_rubrique=79"&gt;Jacques Delpla&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est probablement dans ce domaine que la Commission Grand Emprunt doit faire face à l’Histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 UNIVERSITES : POURQUOI IL FAUT PROPOSER 50 Md€ DE DOTATION EN CAPITAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une grande ambition pour nos universités : des dotations de 50 Md€ pour nos universités (sous conditions). La Proposition pratique est en page 3. &lt;br /&gt;C’est probablement dans ce domaine que la Commission Grand Emprunt doit faire face à l’Histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Histoire ne repasse les plats ou pour être plus élégant, saisissons aujourd’hui le KAIROS : nous avons été mandatés pour investir dans l’avenir et il n’y a pas plus bel et meilleur investissement que celui dans l’intelligence et l’éducation supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la dernière chance avant la grande austérité budgétaire. Si la France ne fait pas un effort massif aujourd’hui en dotant significativement les universités avec le Grand Emprunt, alors la rigueur budgétaire à venir (avec ou sans règle budgétaire, il faudra revenir à l’équilibre budgétaire à moyen terme) risque d’étouffer l’université. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous n’affichons pas la nécessité de doter aujourd’hui massivement les universités, notre commission n’aura pas su saisir la dernière occasion historique de rattrapage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, la crise actuelle promet des lendemains de rigueur budgétaire, sans dotation massive des universités aujourd’hui, l’université restera pauvre pendant au moins 2 générations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’université est l’une des priorités du quinquennat du Président de la République. Saisissons cette impulsion. Le/la prochain/e Président/e aura nécessairement une autre priorité : la réduction des déficits. L’université passera alors au second ou Nème plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant on peut trouver des arguments pour / contre des investissements publics dans certains marchés / secteurs que nous envisageons par ailleurs, autant pour les Universités tout plaide pour un effort massif de la Commission Grand Emprunt : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retard de l’enseignement supérieur français, pris dans son ensemble -même s’il y a des pôles d’excellence- est là pour nous le rappeler [1] . Si nous ne faisons pas un effort aujourd’hui, l’université française aura du mal à rattraper son retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Faiblesse des budgets en faveur de l’enseignement en France, comparé aux États-Unis notamment (cf. les travaux de Philippe Aghion et Elie Cohen au CAE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, les financements ne viendront pas du privé avant très longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dotations en capital&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, pas besoin de réinventer la roue. Le bon modèle existe ailleurs : l’université (ou l’établissement d’enseignement supérieur) autonome avec une &lt;strong&gt;dotation en capital&lt;/strong&gt;. Cela existe et fonctionne avec succès aux USA, à Oxford, Cambridge, LSE… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la différence avec l’investissement en technologies X ou Y, ici il n’y a pas de risque financier significatif. Les dotations aux universités sont investies sur les marchés (avec prudence), et seuls les rendements de ces dotations sont distribués à la recherche et enseignement supérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La distribution de ces revenus des dotations serait faite selon des critères d’excellence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux États-Unis, les revenus privés (essentiellement issus des dotations) financent 35% des budgets des universités ; l’État (directement pour les Universités publiques ou via des contrats pour toutes les universités) finance 50% ; les frais d’inscription des étudiants financent le reste (15%). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux États-Unis, les dotations en capital des principales Universités sont de 300 Md€ au total (les 76 ayant une dotation &gt; 1Md€), avec une forte inégalité (150 Md€ pour les 10 premières, 56 Md€ pour les 10 suivantes, 28 Md€ pour les 10 suivantes)  [2]. Ces chiffres n’incluent pas les dotations hors universités (NSF, Institute of Advanced Studies). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, il y a dans aux USA et en GB des &lt;strong&gt;agences de moyens&lt;/strong&gt; avec de larges budgets annuels : ESRC en GB, NSF aux USA et les 30 Md$ de financement annuels de financement de la recherche en santé du National Institutes of Health (ce qui prorata en PPP ferait 4,5 Md€ pour la France, alors que le budget de l’INSERM est de 0,750 Md€ en 2009 ! )  [3]. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, une dotation équivalente à celle des US serait au moins de 50 Md€ (pro rata PIB en PPP). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la différence des déficits publics actuels (surtout des dépenses de fonctionnement et de transferts), une levée massive de fonds pour les universités (50 Mds) n’endette pas le pays de manière économique. En face de la dette brute de 50 Md€, il y a des actifs financiers de 50 Mds€, tangibles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cas de crise de financement, l’État pourrait toujours en dernier ressort vendre ces actifs. Les marchés le sachant comprendront l’utilité de cet endettement et ne s’en émouvront pas (surtout si les actifs sont vendables). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, les revenus des dotations ne doivent pas financer de dépenses permanentes (de type dotations budgétaire inconditionnelle ou contrat de la fonction publique), afin de ne pas créer d’irréversibilité dans les dépenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 UNIVERSITES : PROPOSITIONS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre commission doit proposer des objectifs de Grand Emprunt qui soient endogènes aux engagements du gouvernement par ailleurs et endogènes à la qualité des investissements : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Proposons un Montant qui serait souhaitable en cas de vertu budgétaire (ou au moins de convergence vers). Quel devrait être le niveau de dotation souhaitable des universités françaises ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Et un Scénario faible : si le Gouvernement n’est pas capable de s’engager crédiblement à restaurer la vertu budgétaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment faire ? Comment le présenter ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dotation de 50 Md€ est souhaitable pour les Universités Françaises pour les ramener à la frontière d’efficacité mondiale. À long terme, l’investissement dans l’éducation supérieure est le meilleur levier sur la croissance (voir les excellents rapports d’Elie Cohen et al. au CAE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’État ne sent pas capable de lever autant de dette (parce qu’il penserait que sa crédibilité budgétaire en serait réduite), alors ce devrait être moins. Combien ? La réponse à la cette question n’est pas du ressort de notre Commission, mais du Gouvernement et du Parlement à qui il revient d’apprécier la situation budgétaire d’ensemble ainsi que la dynamique de notre dette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet argent serait géré directement par l’État (Trésor ou Banque de France pour le compte du Trésor  [4] ). Les universités n’ont aucune compétence en la matière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les universités géraient le capital en direct, à la première erreur de gestion ou fraude, le système global s’effondrerait sous les critiques externes. Par ailleurs, je présume que jamais le Parlement et/ou Bercy n’accepteraient des dotations massives aux universités s’ils savaient que celles-ci les géreraient en propre. Si Bercy et le Parlement savent qu’un jour ils peuvent reprendre le capital, ils seront moins réticents aujourd’hui à doter les universités de 50 Md€. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en gestion d’actif, les frais sont importants, il y a des rendements d’échelle, même s’il faut éviter les monopoles (je suggérerais 3 ou 4 fonds différents logés au Trésor ou la BdF, pour favoriser la concurrence par comparaison et éviter l’effet FRR  [5]).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui devrait recevoir ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meilleurs lieux dans les établissements d’enseignement supérieurs en termes d’excellence dans la recherche : départements, labos, chercheurs… Il faut que ce soit à l’échelle de la revue des pairs : ceux-ci peuvent juger un chercheur, un labo, un département, mais pas une université dans son ensemble. Toujours avec des critères d’excellence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre comme récipiendaire essentiel l’université ou établissement supérieur, les fonds pourraient être ciblés sur les départements, mais affectés financièrement aux universités, qui garderaient un % de la dotation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’emploie ci après le terme d’« Université » pour établissement d’enseignement supérieur et de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dotations non consomptibles. Seuls les revenus du capital iraient aux Universités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Universités se verraient attribuer un capital notionnel, dont elles percevraient les revenus. Comme il faut toujours laisser la possibilité (théorique) aux majorités futures de revendre ce capital (condition pour avoir aujourd’hui une dotation de 50 Md€), les universités ne doivent recevoir que le revenus du capital et ne se voir attribuer que du capital notionnel (la vraie propriété du capital demeure celle du Trésor).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette attribution des revenus du capital doit se faire selon les meilleurs principes d’excellence et de gouvernance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une université qui ne remplirait plus ces critères d’excellence se verrait retirer son capital notionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Schéma du système de financement des universités &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suggère la proposition suivante dans le rapport : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Notre Commission estime qu’en quelques années, la France devrait doter son système d’enseignement supérieur et de recherche de 50 Milliards d’euros en capital. Une dotation de 50 Md€ mettrait enfin les établissements d’enseignement supérieur et de recherche au niveau notamment des grandes universités américaines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le standard mondial des meilleures universités repose sur le tryptique ‘autonomie’, ‘règles d’excellence et de concurrence dans l’attribution des crédits et dans la gouvernance’, ‘dotations en capital’. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les universités françaises ne sont pas dotées en capital, elles seront entravées dans la concurrence scientifique internationale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« 50 Md€ peut paraître énorme, mais seuls les revenus financiers de ces dotations seraient consacrés à l’enseignement supérieur / recherche, soit de 1,5Md€ à 3Md€ par an. Ce capital ne seraient ainsi pas du tout consommé, rassurant à la fois la Nation, les générations futures, nos partenaires européens et nos créanciers sur le fait que cette partie du Grand Emprunt demeurera toujours intacte et pleinement à l’actif de l’État. Ce capital pourrait toujours être revendu, soit en cas de crise, soit si une majorité future estimait que la priorité d’alors ne serait plus le financement d’universités de rang mondial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En pratique, le Trésor (ou, de préférence, la Banque de France) gérerait financièrement cette somme, avec appels d’offre après décisions stratégiques d’allocations d’actifs, selon les meilleures pratiques et critères du marché, en diversifiant les risques. Ainsi, les universités ne géreraient pas cet argent, car ce n’est pas leur avantage comparatif. Chaque récipiendaire recevrait une partie notionnelle de ce capital et les revenus bien réels qui en découlent. L’attribution de ce capital notionnel ne serait pas définitive, mais soumise à revue pluri-annuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Cette attribution des revenus du capital se ferait selon les meilleurs principes d’excellence et de gouvernance. Il ne s’agit pas de reconstruire une nouvelle administration de la Recherche, mais d’attribuer les fonds aux universités en fonction du jugement des pairs (en prenant les meilleurs), selon des procédures simples, légères et rapides. Plutôt que de multiplier les contrôles bureaucratiques, il vaut mieux se fier au jugement des meilleurs chercheurs internationaux de chaque discipline (ou de ceux qu’ils auraient désignés). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Une université qui ne remplirait plus ces critères d’excellence se verrait retirer son capital notionnel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Une évaluation de ces procédures d’allocation doit se faire ex post, en y consacrant [0,1]% du capital géré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« 50 Md€ est-ce trop ? Si l’État ne sent pas capable de lever autant de dette (parce qu’il penserait que sa crédibilité budgétaire en serait réduite), alors ce devrait être moins. Combien ? La réponse à la cette question n’est pas du ressort de notre Commission, mais du Gouvernement et du Parlement à qui il revient d’apprécier la situation budgétaire d’ensemble ainsi que la dynamique de notre dette publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Annexe : dotations des universités US, 2009&lt;br /&gt;Source : National Association of College and University Business Officers &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;| |Endowment(2007) billion USD| Endowment (2008) billion USD|Somme De 1 à N|Rang|&lt;br /&gt;|Harvard University|34.635|36.556|36.6|1|&lt;br /&gt;|Yale University|22.53|22.87|59.4|2|&lt;br /&gt;|Stanford University|17.165|17.2|76.6|3|&lt;br /&gt;|Princeton University|15.787|16.349|93.0|4|&lt;br /&gt;|University of Texas System |15.614|16.111|109.1|5|&lt;br /&gt;|Massachusetts Institute of Technology|9.98|10.069|119.2|6|&lt;br /&gt;|University of Michigan|7.09|7.572|126.7|7|&lt;br /&gt;|Northwestern University|6.503|7.244|134.0|8|&lt;br /&gt;|Columbia University|7.15|7.147|141.1|9|&lt;br /&gt;|Texas A&amp;M University System |6.59|6.659|147.8|10|&lt;br /&gt;|University of Chicago|6.204|6.632|154.4|11|&lt;br /&gt;|University of Pennsylvania|6.635|6.233|160.6|12|&lt;br /&gt;|University of Notre Dame|5.977|6.226|166.9|13|&lt;br /&gt;|University of California (system-wide)|6.439|6.217|173.1|14|&lt;br /&gt;|Duke University|5.91|6.124|179.2|15|&lt;br /&gt;|Emory University|5.562|5.473|184.7|16|&lt;br /&gt;|Cornell University|5.425|5.385|190.1|17|&lt;br /&gt;|Washington University in St. Louis|5.658|5.35|195.4|18|&lt;br /&gt;|Rice University|4.67|4.61|200.0|19|&lt;br /&gt;|University of Virginia|4.37|4.573|204.6|20|&lt;br /&gt;|Dartmouth College|3.76|3.66|208.3|21|&lt;br /&gt;|University of Southern California|3.715|3.589|211.8|22|&lt;br /&gt;|Vanderbilt University|3.487|3.524|215.4|23|&lt;br /&gt;|University of Minnesota|2.804|2.751|218.1|24|&lt;br /&gt;|Brown University|2.781|2.747|220.9|25|&lt;br /&gt;|Johns Hopkins University|2.8|2.525|223.4|26|&lt;br /&gt;|New York University|2.162|2.475|225.9|27|&lt;br /&gt;|Univ of North Carolina at Chapel Hill|2.164|2.359|228.2|28|&lt;br /&gt;|University of Pittsburgh|2.254|2.334|230.6|29|&lt;br /&gt;|University of Washington|2.184|2.262|232.8|30|&lt;br /&gt;|Ohio State University|2.338|2.076|234.9|31|&lt;br /&gt;|Rockefeller University|2.144|2.021|236.9|32|&lt;br /&gt;|California Institute of Technology|1.86|1.892|238.8|33|&lt;br /&gt;|Williams College|1.892|1.808|240.6|34|&lt;br /&gt;|Pomona College|1.761|1.794|242.4|35|&lt;br /&gt;|Case Western Reserve University|1.841|1.766|244.2|36|&lt;br /&gt;|Purdue University (system-wide)|1.787|1.736|245.9|37|&lt;br /&gt;|University of Wisconsin–Madison|1.645|1.735|247.7|38|&lt;br /&gt;|University of Rochester|1.726|1.731|249.4|39|&lt;br /&gt;|Amherst College|1.662|1.705|251.1|40|&lt;br /&gt;|University of Richmond|1.655|1.704|252.8|41|&lt;br /&gt;|Boston College|1.67|1.631|254.4|42|&lt;br /&gt;|Wellesley College|1.657|1.611|256.0|43|&lt;br /&gt;|Indiana University (system-wide)|1.557|1.546|257.6|44|&lt;br /&gt;|Pennsylvania State University|1.59|1.545|259.1|45|&lt;br /&gt;|Grinnell College|1.718|1.472|260.6|46|&lt;br /&gt;|University of Illinois (system-wide)|1.515|1.46|262.1|47|&lt;br /&gt;|Tufts University|1.452|1.446|263.5|48|&lt;br /&gt;|Swarthmore College|1.441|1.413|264.9|49|&lt;br /&gt;|Southern Methodist University(SMU)|1.328|1.368|266.3|50|&lt;br /&gt;|Smith College|1.361|1.366|267.7|51|&lt;br /&gt;|Yeshiva University|1.41|1.345|269.0|52|&lt;br /&gt;|Georgia Institute of Technology|1.281|1.344|270.3|53|&lt;br /&gt;|University of Delaware|1.397|1.34|271.7|54|&lt;br /&gt;|Michigan State University|1.248|1.282|273.0|55|&lt;br /&gt;|Texas Christian University|1.187|1.26|274.2|56|&lt;br /&gt;|George Washington University|1.147|1.256|275.5|57|&lt;br /&gt;|Wake Forest University|1.249|1.254|276.7|58|&lt;br /&gt;|Univ of Florida (UF Foundation only)|1.219|1.251|278.0|59|&lt;br /&gt;|University of Nebraska (system-wide)|1.277|1.221|279.2|60|&lt;br /&gt;|University of Kansas (system-wide)|1.239|1.218|280.4|61|&lt;br /&gt;|University of Oklahoma|1.114|1.155|281.6|62|&lt;br /&gt;|Boston University|1.101|1.145|282.7|63|&lt;br /&gt;|Lehigh University|1.086|1.127|283.9|64|&lt;br /&gt;|University of Cincinnati|1.185|1.099|284.9|65|&lt;br /&gt;|Baylor College of Medicine|1.278|1.091|286.0|66|&lt;br /&gt;|Carnegie Mellon University|1.116|1.068|287.1|67|&lt;br /&gt;|Baylor University|1.278|1.06|288.2|68|&lt;br /&gt;|Georgetown University|1.059|1.059|289.2|69|&lt;br /&gt;|UCLA|0.975|1.054|290.3|70|&lt;br /&gt;|Tulane University|1.009|1.036|291.3|71|&lt;br /&gt;|Trinity University (Texas)|0.931|1.035|292.4|72|&lt;br /&gt;|University of Missouri (system-wide)|1.098|1.025|293.4|73|&lt;br /&gt;|Berea College|1.102|1.023|294.4|74|&lt;br /&gt;|Princeton Theological Seminary|1.109|1.018|295.4|75|&lt;br /&gt;|Syracuse University|1.086|0.985|296.4|76|&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Delpla&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] On notera que la Californie, avec une population (38 Mn vs 62 mn) et un PIB inférieur à celui de la France (1847 Md$ vs 1900 Md€) a beaucoup plus d’universités de rang international que la France. D’après le classement de Shangaï 2009 (même s’il est très contesté…), parmi les 50 premières universités, on en compte 10 en Californie, contre 2 en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Source NATIONAL ASSOCIATION OF COLLEGE AND UNIVERSITY BUSINESS OFFICERS &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[3] Certes il faut rajouter à l’INSERM, le dépt des sciences du vivant du CNRS et celui du CEA… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[4] Le choix de la Banque de France serait astucieux à plusieurs titres : 1) La BdF a une meilleure expérience de gestion d’actifs sur les marchés (gestion des réserves de changes et de l’or) que le Trésor, qui gère soit des passifs, soit des participations dans entreprises publiques, qui ressortissent à la gestion de holding et non à la gestion de marché. 2) il rassurerait les marchés pour qui la BdF est une institution respectable, prudente et conservatrice financièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[5] Le FRR, seul, a fait récemment de très mauvaises allocations stratégiques d’actifs en réduisant son exposition aux actions au T1 2009, au plus bas du marché !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-3493654693583071163?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3493654693583071163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/3493654693583071163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/universites-pourquoi-il-faut-proposer.html' title='Universités : pourquoi il faut proposer 50 milliards d’euros de dotation en capital'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1667505072917525053</id><published>2009-12-16T03:49:00.001-08:00</published><updated>2009-12-16T03:49:57.162-08:00</updated><title type='text'>Universités : une dizaine de « campus d'excellence » vont rafler la mise</title><content type='html'>Universités : une dizaine de « campus d'excellence » vont rafler la mise - Les Echos - 15/12/09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 11 milliards d'euros seront dévolus aux universités, dont près de 8 milliards, non consomptibles, dévolus à la constitution de campus d'excellence. L'appel à projets sera bouclé en 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 11 milliards d'euros, soit près du tiers de l'enveloppe globale. Comme le recommandait la commission Juppé-Rocard, l'enseignement supérieur se taille la part du lion dans le grand emprunt. « La vérité, c'est que la France a trop longtemps négligé son enseignement supérieur, alors que c'est la clef de la compétition future », a asséné le chef de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a annoncé hier la constitution d'une dizaine de « campus d'excellence », qui se verront octroyer 7,7 milliards d'euros. L'objectif : « Rivaliser avec les meilleures universités mondiales », a-t-il insisté. Pour obtenir ce label, les projets « devront réunir sur un site ou une grande région, les meilleures écoles doctorales et les équipes de recherche d'excellence, les meilleures écoles, et ce dans un partenariat étroit avec l'environnement économique », précise l'Elysée. La gouvernance s'appuiera sur des « exécutifs resserrés, ouverts et équilibrés par des instances académiques collégiales délibératives ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En « pleine propriété »&lt;br /&gt;Ces campus seront sélectionnés par un jury international, après appel à projets qui sera bouclé « en 2010 », précise le ministère de l'Enseignement supérieur. Les dossiers devront comporter objectifs et suivis de résultats, et recevront une dotation en capital qui pourra aller jusqu'à 1 milliard d'euros. Ces enveloppes seront dévolues en « pleine propriété »aux établissements, évitant ainsi les aléas des arbitrages budgétaires. Outre les intérêts produits, les établissements pourront s'appuyer sur leurs dotations pour attirer d'autres investisseurs, créant ainsi un effet de levier. En outre, 500 millions d'euros seront dévolus à l'égalité des chances via, notamment, la construction de nouvelles places d'internat d'excellence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, la même somme sera réservée au développement de l'apprentissage, tandis que 1 milliard d'euros sera investi « tout de suite »pour constituer un « gigantesque campus » à Saclay (Essonne), regroupant sur un seul site les écoles de Paris Tech aujourd'hui dispersées dans la capitale, ainsi que l'Ecole centrale de Paris (aujourd'hui à Chatenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine), l'Ecole normale de Cachan et l'université Paris-XI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accélération des disparités&lt;br /&gt;Massif, l'effort doit pourtant être relativisé. Outre le fait que l'enveloppe ne bénéficiera pas à l'ensemble du système universitaire -accélérant de fait les disparités entre établissements -, la non-consomptibilité des dotations limite de fait les financements octroyés. Selon Bertrand Monthubert, secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche du PS, le placement de l'ensemble de l'enveloppe dévolue aux campus d'excellence rapportera, placée à un taux optimiste de 5 %,« moins de 400 millions d'euros d'intérêts seulement par an », un montant « insuffisant », selon lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un « effet d'affichage » que l'on retrouve, selon le responsable, dans le déblocage de 1,3 milliard d'euros, intégré dans le grand emprunt, et destiné à finaliser l'opération campus, complétant ainsi les 3,7 milliards d'euros déjà débloqués par la vente par l'Etat d'actions EDF. « Ce montant avait déjà été annoncé et promis », rappelle Bertrand Monthubert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MAXIME AMIOT, Les Echos&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1667505072917525053?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1667505072917525053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1667505072917525053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/universites-une-dizaine-de-campus.html' title='Universités : une dizaine de « campus d&apos;excellence » vont rafler la mise'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5883526976100281338</id><published>2009-12-16T03:37:00.000-08:00</published><updated>2009-12-16T03:42:03.113-08:00</updated><title type='text'>Grand emprunt: CNRS, contrat d'objectifs, décret, recours...</title><content type='html'>&lt;a href="http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/12/16/cnrs-contrat-d-objectifs-decret-recours.html"&gt;http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/12/16/cnrs-contrat-d-objectifs-decret-recours.html&lt;/a&gt; La Science au XXI SiècleBlog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » (France)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 16 décembre 2009, les médias continuent à commenter les décisions de l'Elysée concernant le « grand emprunt », ainsi que la présentation publique par Nicolas Sarkozy de cet emprunt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une interview datée d'hier et publiée par Les Echos, le président de Terra Nova et rapporteur de la Commission Juppé-Rocard, Olivier Ferrand, estime cette opération « très insuffisante ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parle entre autres d'un « sous-investissement chronique » mais s'abstient d'évoquer la stratégie permanente de privatisations et de délocalisations sans précédent des dernières décennies, que tous les gouvernements français ont cautionnée et publiquement défendue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olivier Ferrand garde également le silence sur la poursuite de la politique de privatisation du secteur public et de casse institutionnelle que l'usage prévu de cet emprunt aggravera. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le cas, par exemple, du démantèlement des organismes publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) ou l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), ou encore de la privatisation des universités publiques et de l'éducation en général. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît indispensable de riposter par tous les moyens à cette politique de casse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrat d'objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l'Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y compris, par des recours contre le contrat d'objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l'Etat, le décret 2009-1348 « modifiant le décret n° 82-993 du 24 novembre 1982 portant organisation et fonctionnement du Centre national de la recherche scientifique »... sans oublier les mesures analogues prises par le gouvernement dans l'enseignement supérieur, l'éducation nationale et d'autres services publics. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rappelons ici nos recours récents ou à l'étude, ainsi que les dates limites associées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contrat d'objectifs entre le CNRS et l'Etat, dans sa version définitive, a été signé le 19 octobre 2009. Il est donc encore possible d'introduire un recours gracieux cette semaine, à l'adresse du Premier Ministre et de la présidence du CNRS. Ou un recours contentieux, au plus tard lundi prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le recours contentieux déjà évoqué dans notre article du 10 septembre 2009 (dossier 331862 auprès du Conseil d'Etat), nous avons introduit le 26 octobre 2009 un nouveau recours (dossier 333233 de la Section du Contentieux du Conseil d'Etat, dont la jonction avec le dossier 331862 est demandée), tendant à l'annulation des actes et décisions suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nouvelle version du contrat d’objectifs quadriennal 2009-2013 entre le CNRS et l’Etat, datée du 1er octobre 2009 et signée le 19 octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et portant diverses dispositions relatives aux enseignants-chercheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Décret n° 2009-461 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 92-70 du 16 janvier 1992 relatif au Conseil national des universités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 relatif aux règles de classement des personnes nommées dans les corps d'enseignants-chercheurs des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Décret n° 2009-464 du 23 avril 2009 relatif aux doctorants contractuels des établissements publics d'enseignement supérieur ou de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Arrêté du 23 avril 2009 fixant le montant de la rémunération du doctorant contractuel et la circulaire du 30 avril de Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche relative aux décrets précités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Décision de rejet opposée à notre recours gracieux contre les quatre décrets et l’arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos du contrat d'objectifs, nous écrivons notamment :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la nouvelle version du contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS, l’ensemble des moyens développés dans le dossier 331862, y compris pour la version précédente du « contrat », s’applique également ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais de surcroît, l’absence de consultation préalable du Conseil Scientifique et du Conseil d’Administration du CNRS (et, par là, de mandat spécifique de ce dernier) nous semble constituer une violation de la loi et des formes substantielles, et par là, invalider cette nouvelle version datée du 1er octobre qui nous apparaît nulle de droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, cette nouvelle version du contrat d’objectifs 2009-2013 est, encore plus que la précédente, un texte réglementaire et para-réglementaire de fait : autant sur le plan des priorités et du soutien aux programmes de recherche où les projets à financer sont pratiquement désignés d’avance et, ensemble, les résultats des concours d’accès aux corps de chercheurs ; que vis-à-vis des unités de recherche dont la plupart devront être transférées aux universités ou désassociées, et celles qui ne suivront pas ce sort sont pratiquement désignées d’avance ; que sur la mise en place d’un vaste programme de licenciements et de mobilités forcées de chercheurs via le programme dit de « suivi des difficultés professionnelles » qui, par l’intervention de « managers » en dehors de tout cadre réglementaire et générant un contexte de pressions, court-circuite les protections normales découlant du statut des chercheurs. Ce ne sont que des exemples, le texte ayant été globalement rédigé d’après les mêmes critères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(fin de citation)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre nouveau recours plaide également l'inconstitutionnalité de la loi LRU par rapport au principe de la liberté académique, et rappelle le moyen tiré du défaut d'apparence d'impartialité et d'indépendance de Valérie Pécresse déjà exposé dans la précédente requête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'agissant des décrets sur l'enseignement supérieur, il ajoute un moyen tiré du défaut d'apparence d'indépendance du président de la Section de l'Administration du Conseil d'Etat, qui est en même temps président du CREDOC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est encore possible d'introduire un recours contre le contrat d'objectifs 2009-2013 du CNRS signé le 19 octobre, mais aussi des interventions volontaires soutenant nos recours 331862 et 333233.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au décret 2009-1348 sur le CNRS, paru au Journal Officiel le 1er novembre, il est possible d'introduire un recours jusqu'au 2 janvier inclus. Nous préparons également une saisine du Conseil d'Etat contre ce décret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jours, nous n'avons connaissance d'aucune prise de position d'organisations syndicales concernant une éventuelle saisine de l'Organisation Internationale du travail (OIT) contre la Loi n° 2009-972 « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique », comme nous l'avions proposé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5883526976100281338?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5883526976100281338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5883526976100281338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/grand-emprunt-cnrs-contrat-dobjectifs.html' title='Grand emprunt: CNRS, contrat d&apos;objectifs, décret, recours...'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-1472737498290583750</id><published>2009-12-16T01:53:00.000-08:00</published><updated>2009-12-16T01:54:04.036-08:00</updated><title type='text'>Avec le grand emprunt, Nicolas Sarkozy veut réussir l'après-crise</title><content type='html'>lesechos.fr | 15/12/09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenant l'essentiel des recommandations de la commission Juppé-Rocard, le président de la République a décidé de consacrer un effort public de 35 milliards d'euros sur cinq axes prioritaires : enseignement supérieur, recherche, industrie et PME, numérique et développement durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin avait été bien balisé. Reprenant la quasi-totalité des recommandations de la commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt, Nicolas Sarkozy a annoncé, au cours d'une conférence de presse à l'Elysée, hier, un investissement public de 35 milliards d'euros« exclusivement consacrés aux priorités d'avenir ». Les cinq chantiers retenus sont l'enseignement supérieur et la formation (11 milliards d'euros), la recherche (8 milliards), l'industrie et les PME (6,5 milliards), le numérique (4,5 milliards) et le développement durable (5 milliards). La présentation diffère de celle du rapport de la commission Juppé-Rocard (qui comportait sept axes), mais l'essentiel des actions recommandées vont être suivies, à l'exception du développement de villes durables (enveloppe un peu rabotée) et de l'accélération de la rénovation thermique des logements sociaux (les aides iront aux propriétaires et non aux offices HLM). Cela a permis au chef de l'Etat de consacrer un peu plus à l'industrie, en réservant notamment 1 milliard aux états généraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le virage du XXI e  siècle »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprochant aux gouvernements successifs des trente dernières années d'avoir « constamment sacrifié l'investissement », le président de la République a justifié ces nouvelles dépenses « pour que le pays puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu'il soit plus fort, plus compétitif, pour qu'il crée davantage d'emplois ». ll ne s'agit pas « d'un plan de relance bis », a-t-il insisté, mais d'investissements à long terme devant permettre à la France « de prendre le virage du XXIe siècle ». « Cela peut contribuer à la relance, mais nous ne sommes pas dans une affaire conjoncturelle. »Et même sans la crise, « il aurait fallu faire ce plan ». Le chef de l'Etat inscrit le grand emprunt dans la lignée du plan Marshall, du plan « électro-nucléaire » du général de Gaulle ou encore du développement du TGV. Il a néanmoins admis l'absence, regrettable, de dimension européen-ne aux projets et aux financements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saluant la reprise des propositions Juppé-Rocard, l'un des rapporteurs de la commission, Olivier Ferrand, prévient déjà : « Il faut investir pour l'avenir, non pas juste cette année, mais tous les ans » (lire ci-dessous), en rappelant que les investissements réalisés resteront « très insuffisants ». De fait, le calibrage des projets a été contraint par les capacités d'emprunt de la France. Concrètement, l'effort public sera financé par un emprunt de 22 milliards d'euros, les 13 milliards restants provenant du remboursement par les banques des fonds prêtés pendant la crise. Nicolas Sarkozy a donc arbitré en faveur des tenants d'un minimum de discipline budgétaire, au détriment de ceux qui, derrière Henri Guaino, conseiller spécial du chef de l'Etat, appelaient à un emprunt de 50 à 100 milliards. « L'investissement public est un levier pour mobiliser les initiatives privées »,a justifié le président, qui table sur un total de 60 milliards d'investissements publics et privés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même veine, il a également décidé que l'emprunt serait exclusivement levé sur les marchés et non auprès des particuliers. « Solliciter le public à hauteur de 10 milliards nous aurait coûté 1 milliard d'euros de plus. » Quand aux intérêts de l'emprunt,« ils seront immédiatement gagés sur des économies supplémentaires dans les dépenses courantes de l'Etat ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« De la dette supplémentaire ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'efforçant d'expliquer que le grand emprunt était compatible avec « une stratégie globale de rétablissement des finances publiques »(lire ci-dessous), le chef de l'Etat a insisté sur le fait qu'il allait porter sur des actifs « qui vont enrichir les pays ». Mais si les dépenses nouvelles sont actées, la réduction du déficit est renvoyée à la conférence des finances publiques de janvier. Et le président a clairement indiqué que la priorité restait au soutien d'une croissance hésitante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s'il a jugé que ce plan allait « au-delà des clivages politiques », Nicolas Sarkozy n'a pas échappé aux critiques de l'opposition. Les Verts ont ainsi estimé que les choix « sont loin de satisfaire à la conversion écologique » de l'économie. Le PS a, de son côté, contesté les modalités de financement : « Un emprunt, c'est de la dette supplémentaire !, a souligné Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée. On peut craindre que le grand emprunt ce soit les allégements d'impôts d'hier et surtout les impôts de demain. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FREDERIC SCHAEFFER, Les Echos&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-1472737498290583750?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1472737498290583750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/1472737498290583750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/avec-le-grand-emprunt-nicolas-sarkozy.html' title='Avec le grand emprunt, Nicolas Sarkozy veut réussir l&apos;après-crise'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-6436409688184708427</id><published>2009-12-14T05:29:00.000-08:00</published><updated>2009-12-14T05:30:08.086-08:00</updated><title type='text'>L'Etat s'apprête à contractualiser avec des établissements privés du supérieur</title><content type='html'>LE MONDE | 12.12.09 | &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont quelque cinquante-huit établissements privés d'enseignement supérieur qui sont en passe de contractualiser avec le ministère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste comprend des poids lourds du secteur : les cinq instituts catholiques de Paris, Lille, Angers, Lyon et Toulouse avec leurs 35 000 étudiants, ainsi que les réputées Essec, Edhec ou Esca. L'ensemble de ces écoles représente quelque 60 000 étudiants, soit 3 % de l'ensemble des effectifs du supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 18 septembre 2009, les directions de chacun de ces établissements ont remis un rapport au ministère dans lequel elles évaluent leurs forces et faiblesses et où elles s'engagent sur des objectifs à atteindre à moyen terme. En retour, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche leur assure un financement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le ministère, la démarche s'inscrit dans sa stratégie globale de recomposition de l'enseignement supérieur, engagée dans le public avec la mise en place de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). "Nous financions déjà ces 58 établissements. Ils recevaient une somme moyenne de 1 000 euros par étudiant préparant un diplôme reconnu par l'Etat. Mais ils n'avaient aucune obligation en retour. La contractualisation va permettre de leur fixer des objectifs en cohérence avec la stratégie gouvernementale et avec leur mission de service public. Au bout de quatre ans, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) en évaluera les résultats avant une nouvelle contractualisation", explique-t-on rue Descartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le secteur privé de l'enseignement supérieur, cette nouvelle politique n'est rien d'autre que le prolongement d'un protocole d'accord conclu en 2002 par Jack Lang, alors ministre de l'éducation nationale, avec l'Union des établissements d'enseignement supérieur catholiques (Udesca) et la Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres (Fesic). L'accord visait à "engager une politique claire et équitable de contractualisation et de pleine association de l'enseignement supérieur privé".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le système actuel ne finançait pas la recherche, remarque Michel Quesnel, recteur de l'Université catholique de Lyon et président de l'Udesca. Avec une contractualisation pluriannuelle, nous pourrons engager les moyens qui lui sont nécessaires, sans négliger la pédagogie et l'accompagnement des étudiants. Des points qui restent les marqueurs de nos établissements."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les présidents d'établissement y voient aussi l'opportunité de contenir dans des limites raisonnables les frais d'inscription, actuellement variables, de 3 000 à 6 500 euros suivant les filières dans les cinq instituts catholiques. Pierre Tapie, président du groupe Essec, de la Fesic et de la Conférence des grandes écoles, souhaite, lui, développer le taux d'encadrement de ses étudiants : "Selon les standards français, il est acceptable ; selon les critères internationaux, il ne l'est pas. Il est indispensable de l'étoffer pour être en accord avec la politique nationale de l'enseignement supérieur, dégager du temps pour les activités de recherche et accueillir les meilleurs étudiants étrangers."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers contrats seront signés dès le premier semestre 2010. Ils devraient se matérialiser par l'augmentation de 4,5 millions d'euros d'une subvention qui s'élevait à 62 millions en 2009. Devraient être concernées à terme toutes les écoles de quatre fédérations : l'Union des établissements d'enseignement supérieur catholiques, les 20 écoles d'ingénieurs de la Fesic, les 6 établissements de l'Union des nouvelles facultés libres et les 20 écoles de l'Union des grandes écoles indépendantes (UGEI) qui, elle, regroupe des privées non catholiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vue du camp laïque, l'affaire est plus ennuyeuse. Pour Luc Bentz, secrétaire national du syndicat UNSA-éducation, membre du Comité national d'action laïque (CNAL), "le ministère allume la guerre universitaire". "C'est inacceptable, c'est autant d'argent qui ne va pas dans les universités publiques", assène-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Bonrepaux&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-6436409688184708427?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/6436409688184708427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/6436409688184708427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/letat-sapprete-contractualiser-avec-des.html' title='L&apos;Etat s&apos;apprête à contractualiser avec des établissements privés du supérieur'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5283543379808573854</id><published>2009-12-14T01:14:00.000-08:00</published><updated>2009-12-14T01:15:04.458-08:00</updated><title type='text'>L'Agence nationale de la recherche révolutionne la vie des scientifiques dans les laboratoires</title><content type='html'>Le Monde / 27.11.09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les préconisations de la commission de l'emprunt sont suivies, l'agence créée en 2005 gérera 5,5 milliards d'euros de plus. Son rôle central, critiqué par les syndicats, sera ainsi renforcé  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2005, l'Agence nationale de la recherche (ANR) a distribué 2,3 milliards d'euros pour financer 4 500 projets de recherche. Si le président de la République suit les recommandations de la commission de l'emprunt national (Le Monde du 20 novembre 2009), elle pourrait se voir dotée de près de 5,5 milliards d'euros supplémentaires. De quoi renforcer largement son poids au sein de la recherche publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le scientifique, qui veut financer ses recherches, doit passer par un de ses appels d'offres thématique ou « blanc » (non thématique). Une véritable « révolution culturelle », confirme Jacqueline Lecourtier, directrice générale de l'ANR. Mais une pratique qui agace syndicats et militants de l'association Sauvons la recherche. L'augmentation de ces financements va en effet de pair avec une stagnation, voire une baisse, des crédits traditionnels de fonctionnement des laboratoires. Or, l'ANR, elle, est sélective et ne sélectionne qu'un dossier sur cinq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans l'esprit, l'ANR est une bonne chose, souligne le généticien Laurent Ségalat, directeur d'un laboratoire mixte CNRS-université Lyon-I. Avant, chaque ministère ou organisme lançait son appel d'offres. C'était la zizanie. Aujourd'hui, l'agence est un guichet unique pour tout le monde. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le commun des chercheurs critique l '« usine à gaz » du dossier de candidature, la brièveté des contrats (trois ans, désormais renouvelables) et se demande toujours sur quels critères leurs dossiers sont sélectionnés, le lauréat, lui, salue les montants alloués. Les financements ANR « permettent de travailler dans de bonnes conditions », confirme M. Ségalat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moyenne, les projets sont dotés de 400 000 euros (essentiellement en sciences dures), mais peuvent monter jusqu'à 800 000 euros pour trois ou quatre ans. « En sciences sociales, j'ai obtenu un financement à hauteur de 100 000 euros pour un travail sur l'industrie pharmaceutique. Cela équivaut à la dotation du CNRS pour l'ensemble de mon laboratoire », constate Cédric Lomba, sociologue au CNRS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est problématique »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les financements ANR sont en train de modifier radicalement les équilibres au sein des laboratoires. Tout chercheur peut « candidater » et certains décrochent des financements en marge de la politique de son laboratoire. « L'ANR fait exploser le système traditionnel. Avant, les demandes étaient débattues en conseil de labo, puis le directeur négociait avec le CNRS et distribuait les fonds. Aujourd'hui, le lien entre le chercheur et la source de financement est direct », explique Arnaud Saint-Jalmes, physicien CNRS-université de Rennes-I. Et les chercheurs qui obtiennent un financement aident les autres. Du coup, « la ligne intellectuelle se redéploie dans le labo en fonction des chercheurs qui attirent des financements », analyse M. Lomba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, ce système transforme les hommes qui « décrochent une «ANR» » en véritables manageurs, qui recrutent des personnels (docteurs, post-doctorants), signent les chèques, voire assurent la comptabilité... « On devient des nouveaux mandarins. On passe d'un modèle de coopération à un modèle d'allégeance au sein de nos équipes », poursuit M. Lomba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En marge, ces subventions ont soutenu le développement d'un marché des « post-docs », poussant les docteurs en quête d'expérience à tourner d'un labo à l'autre pour décrocher un contrat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la science dans tout ça ? L'ANR aide-t-elle la recherche publique à progresser ? « J'ai été étonné de la légèreté des comptes rendus à fournir dans le cadre de ma recherche et du peu d'échange avec nos financeurs », explique M. Lomba. La liste des publications ou des brevets doit en effet tenir sur cinq pages. « Ce n'est pas l'ANR qui évalue, répond Jacqueline Lecourtier. Si un chercheur publie un article dans une revue, il est validé par un comité de lecture. Pour ses recherches, il est régulièrement évalué par les organismes ou l'agence de l'évaluation... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fond, M. Ségalat s'inquiète d'une politique scientifique à courte vue. « Les comités de sélection de l'ANR sont extrêmement prudents et conservateurs dans leur choix. Ils soutiennent très peu de projets risqués. Si un scientifique propose une recherche qui va à l'encontre d'un dogme bien établi dans la communauté, il ne sera pas financé. C'est problématique, car souvent les grandes découvertes sont fortuites... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2010, répond Mme Lecourtier, « nous souhaitons consacrer de 10 à 15 millions d'euros pour financer des projets en rupture » sur 850 millions d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5283543379808573854?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5283543379808573854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5283543379808573854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/lagence-nationale-de-la-recherche.html' title='L&apos;Agence nationale de la recherche révolutionne la vie des scientifiques dans les laboratoires'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5500137434911255952</id><published>2009-12-14T00:14:00.000-08:00</published><updated>2009-12-14T00:15:10.523-08:00</updated><title type='text'>Sarkozy va dévoiler les grands investissements de la France</title><content type='html'>LEMONDE.FR avec AFP | 14.12.09 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président Nicolas Sarkozy doit annoncer, lundi 14 décembre 2009, ses décisions sur le grand emprunt, sur la base du rapport Juppé-Rocard qui recommande à l'Etat d'investir 35 milliards d'euros, essentiellement dans "l'économie de la connaissance et l'économie verte". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les arbitrages ont été finalisés au cours du week-end par le chef de l'Etat, qui tiendra une conférence de presse à 11 heures. Juste avant ces derniers réglages, une source gouvernementale a confié à l'AFP que le montant des "investissements d'avenir" se situerait "peut-être un peu en dessous de 35 milliards". Un montant qui alourdira, quoi qu'il en soit, le déficit déjà record de la France, attendu pour l'instant à 8,5 % du produit intérieur brut en 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il suivrait, dans les grandes lignes, les priorités fixées par la commission pilotée par Michel Rocard et Alain Juppé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux anciens premiers ministres font la part belle à l'enseignement supérieur et à la recherche, avec 16 milliards d'investissements préconisés, notamment pour la création de "campus d'excellence". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suivent la "ville de demain" (4,5 milliards), la "société numérique" (4 milliards), le développement des "énergies décarbonées" et "l'efficacité dans la gestion des ressources" (3,5 milliards), la "mobilité du futur" (3 milliards), les "sciences du vivant" (2 milliards) et les "PME innovantes" (2 milliards).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La commission estime que, par un "effet de levier", ces dépenses publiques entraîneront d'autres financements, notamment privés, permettant d'atteindre au total "plus de 60 milliards" d'investissements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5500137434911255952?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5500137434911255952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5500137434911255952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/sarkozy-va-devoiler-les-grands.html' title='Sarkozy va dévoiler les grands investissements de la France'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-5223520114563514701</id><published>2009-12-09T23:15:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T23:21:45.436-08:00</updated><title type='text'>Les non-dits du "grand emprunt"</title><content type='html'>par Michel Sapin, Bertrand Monthubert, Guillaume Bachelay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Monde, 9 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture attentive du rapport Juppé-Rocard 'Investir pour l'avenir' prouve combien la question fondamentale des grands investissements pour la France du futur méritait mieux que l'opération de communication baptisée "grand emprunt". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun sait bien – et d'abord au sommet de l'Etat – que, dans le contexte de déficit massif des finances publiques et d'endettement record, parler d'un emprunt supplémentaire est à la fois irresponsable sur le plan budgétaire et critiquable sur le plan politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrainte de répondre malgré ses objections de fond à l'injonction présidentielle, la commission s'est trouvée prise au piège : dégrader un peu plus encore la situation de la maison France sans imaginer les solutions à la hauteur des enjeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en va ainsi de l'enseignement supérieur et de la recherche. Voilà bien un domaine qui fait consensus : tout le monde s'accorde sur le retard d'effort de la France accumulé au cours des dernières années et sur l'importance de ce pilier pour notre avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les délibérations de la commission Juppé-Rocard, qui suggère d'affecter la moitié du grand emprunt à l'enseignement supérieur et à la recherche, sont l'aveu cruel de l'abandon dont ont fait l'objet ces deux secteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'était pas nécessaire de mettre en place une commission pour découvrir que l'université, et les chercheurs sont les grands oubliés des budgets UMP. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, la recherche représentait 2,02 % du PIB, en baisse constante depuis 2002 (2,23 %), alors que la stratégie de Lisbonne, adoptée voilà une décennie, fixe l'objectif des 3 % au sein de l'Union européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un effort massif dans ce secteur clé pour notre avenir est indispensable. Encore faut-il le faire de façon adaptée. Malheureusement, les propositions contenues dans le rapport Juppé-Rocard sont en décalage avec les besoins de notre pays et compromises par les engagements non tenus de l'actuel gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif affiché du rapport est de faire entrer deux groupements universitaires dans les dix premiers du désormais fameux classement de Shanghai, et quelques autres dans les cinquante premiers. Comment ? En finançant les universités par des dotations en capital pour les universités et en privilégiant quelques établissements. Mais cela bénéficiera-t-il réellement à tous nos étudiants ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif d'une politique d'enseignement supérieur est de permettre d'élever au maximum le niveau de formation à travers le pays. En France, les universités ont une mission d'accueil large, d'égalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles contribuent à l'attractivité des territoires en formant des salariés qualifiés, en particulier dans les secteurs industriels (automobile, technologies de l'information et de la communication, biotechnologies et pharmacie, ingénierie de l'environnement…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que souhaitent les citoyens ? avoir quelques universités qui brillent dans le classement de Shanghai ou bien avoir accès à une bonne formation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre comme référence les universités américaines, qui dominent ce classement, c'est oublier qu'il y a, à côté de Harvard et de Stanford, des centaines d'établissements universitaires américains où la qualité de formation est nettement inférieure à celle que nous délivrons dans les universités françaises. Est-ce cela que nous voulons ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au financement, le cadre imposé par l'emprunt rend les propositions pour le moins surprenantes. Le rapport prévoit la constitution d'une nouvelle strate, l'Agence nationale des campus d'excellence, dans un paysage dont la complexité n'est plus à démontrer. Cette agence serait chargée de gérer des fonds placés auprès du Trésor. Bref, l'Etat va emprunter, prétendument pour les universités, mais celles-ci ne bénéficieront que des revenus du capital qu'elles devront replacer auprès de l'Etat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La proposition de faire reposer les financements universitaires sur des dotations en capital ressemble à une mauvaise farce à l'heure où la situation financière des universités américaines, qui reposent pour partie sur ce système, est très dégradée. Il n'est pas interdit de tenir compte des échecs de certaines expériences étrangères pour éviter de les reproduire en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développer les industries du futur – biotechnologies médicales, écotechnologies – nécessite une vraie politique industrielle. Cela implique aussi d'augmenter très fortement le nombre de scientifiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Union européenne avait évalué à sept cent mille le nombre de chercheurs supplémentaires nécessaires pour atteindre les objectifs de Lisbonne. Mais la politique conduite ces dernières années a produit une baisse importante du nombre d'étudiants intéressés par la recherche. Nous assistons impuissants à un effondrement des effectifs. Des laboratoires qui comptent parmi les meilleurs au monde ont vu le nombre de thèses délivrées divisé par deux. Notre tissu économique, en particulier nos PME innovantes, pâtiront de cette pénurie organisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En supprimant des emplois scientifiques dans les universités et organismes de recherche, en refusant de donner tous les moyens nécessaires à une vraie politique industrielle, Nicolas Sarkozy a sacrifié une génération de chercheurs et menace gravement la pérennité de notre outil industriel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins d'un changement complet de politique, la France risque de continuer à glisser sur la mauvaise pente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, "investir pour l'avenir" est une priorité ; mais cela suppose de vrais crédits, de vrais emplois scientifiques et industriels, une vraie volonté politique. Une politique inscrite dans la durée a besoin d'un effort budgétaire constant. Apparaît ainsi en toute clarté l'absurdité du choix de l'emprunt, alors qu'existent d'autres solutions de financement plus efficaces et plus vertueuses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a fait le choix d'accorder, dans la loi de finances pour 2010, 12 milliards d'euros de baisse d'impôts pour les entreprises par le biais de la suppression de la taxe professionnelle, et 3 milliards d'euros de baisse de TVA pour les restaurateurs, sans aucun effet ni pour le pouvoir d'achat ni pour l'emploi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une somme dont la France aurait besoin année après année, dixit la commission Juppé-Rocard, pour financer une autre politique d'investissements et d'innovation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cherchez l'erreur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guillaume Bachelay, secrétaire national du PS à l'industrie et aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bertrand Monthubert, secrétaire national du PS à l'enseignement supérieur et à la recherche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-5223520114563514701?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5223520114563514701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/5223520114563514701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/les-non-dits-du-grand-emprunt.html' title='Les non-dits du &quot;grand emprunt&quot;'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-690090865158478100</id><published>2009-12-03T04:37:00.000-08:00</published><updated>2009-12-03T04:38:30.125-08:00</updated><title type='text'>Sarkozy et les universités: bobards, mention très bien</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Libération, 3 décembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le Président, les Universités françaises ont progressé pour la première fois depuis 25 ans au classement de Shanghaï, du fait de la réforme de l'autonomie. Gros culot et triple intox.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/0101606346-sarkozy-bobards-mention-tres-bien"&gt;Lien&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-690090865158478100?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/690090865158478100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/690090865158478100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/12/sarkozy-et-les-universites-bobards.html' title='Sarkozy et les universités: bobards, mention très bien'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-6069005367149677351</id><published>2009-11-30T00:07:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T00:09:35.898-08:00</updated><title type='text'>Les universités européennes en manque d'autonomie</title><content type='html'>LEMONDE.FR | 30.11.09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Europe, "les universités ne bénéficient souvent pas de réelle autonomie dans certains domaines essentiels". Le constat émane de l'Association européenne des universités (EUA) – c'est-à-dire l'équivalent, au niveau européen, de la Conférence des présidents d'université (CPU) en France. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tiré d'un "panorama" inédit de l'autonomie des universités européennes que l'EUA vient de rendre public, lundi 30 novembre 2009, et pour lequel l'association, a "ausculté" 33 pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soulignant "que de nombreux gouvernements, le secteur de l'enseignement supérieur et la Commission européenne reconnaissent qu'une autonomie accrue pour les universités est une étape essentielle vers la modernisation du secteur au XXIe siècle", l'EUA estime dans son rapport qu'"en pratique, les autorités publiques jouent toujours un rôle central dans la réglementation des systèmes universitaires, et, dans de nombreux pays, conservent un contrôle direct sur le secteur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"MENACE POUR LA VIABILITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Malgré le passage à un système de pilotage 'à distance' dans un certain nombre de pays en Europe, les universités ne bénéficient souvent pas de réelle autonomie dans certains domaines essentiels, et en particulier en termes de gestion financière", poursuit le rapport. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'EUA se dit "convaincue que ce manque d'autonomie est une réelle menace pour la viabilité et le développement des quelques 5 000 universités d'Europe". Et ce "alors que les fonds publics dédiés à l'enseignement tendent à stagner partout en Europe, et que les universités sont appelées à explorer de nouvelles voies de financement". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, Thomas Estermann, l'auteur de ce rapport, a analysé une trentaine de "critères" au total en matière d'autonomie des universités européennes. Il s'est attaché à les classer en quatre grands thèmes : autonomie organisationnelle (quel degré d'autonomie ont les universités pour organiser leur gouvernance ?), autonomie académique (sélection des étudiants, définition des programmes, etc.), autonomie financière (capacité à lever des fonds, à disposer de leur immobilier, à mettre en place des droits d'inscription, etc.) et autonomie dans la gestion des ressources humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans l'ensemble, les universités ont obtenu un certain degré d'autonomie. Mais, il ne faut pas s'arrêter à la surface des choses. Par exemple, en Italie, les universités disposent d'une grande autonomie financière, cependant leur gouvernance est tellement complexe, qu'elles ne peuvent utiliser cette autonomie", explique Thomas Estermann.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, selon les pays, la faiblesse des financements publics ne permet pas d'assurer l'autonomie financière promise par l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, si dans certains pays les universités bénéficient d'une grande flexibilité en matière de gestion des ressources humaines, elles sont contraintes d'appliquer des règlementations imposées par leur Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MISE EN PLACE D'UN "TABLEAU DE BORD"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, précise Thomas Estermann, cette analyse de l'autonomie ne doit pas être faite au détriment des traditions universitaires nationales. En clair, l'EUA ne présente pas "de modèle idéal de l'autonomie, mais plutôt une série de principes de base qui constituent les éléments cruciaux de l'autonomie. Mis en place, ces éléments permettraient aux universités de mener leurs missions", tant auprès des étudiants que de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ce panorama, l'Association européenne des universités prépare pour 2011 un "tableau de bord" permettant d'évaluer l'autonomie des universités (au niveau national) en Europe. Ce tableau de bord pourra servir de référence aux gouvernements souhaitant évaluer les progrès de leurs réformes par rapport aux autres systèmes. Il permettra également aux universités de prendre conscience des écarts qui existent en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Jacqué&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-6069005367149677351?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/6069005367149677351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/6069005367149677351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://enseignants-chercheurs.blogspot.com/2009/11/les-universites-europeennes-en-manque.html' title='Les universités européennes en manque d&apos;autonomie'/><author><name>Blog</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5683373471801822763.post-4543907322309837129</id><published>2009-11-24T09:43:00.000-08:00</published><updated>2009-11-24T09:46:11.771-08:00</updated><title type='text'>Recherche : le petit pas du grand emprunt</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le Monde, 24 novembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La priorité donnée à la recherche et à l'innovation par le rapport Juppé-Rocard sur l'utilisation du grand emprunt, remis jeudi 19 novembre au président de la République, rappelle que l'injection massive de liquidités dans le système bancaire et les plans de relance soutenant les industries les plus frappées par la crise relèvent plus du sauvetage en mer que de la stratégie de sortie de crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qu'une croissance solide et pérenne revienne, économistes et politiques s'accordent autour de l'idée que de nouvelles technologies, de nouvelles façons de produire et consommer, moins gourmandes en énergie et ressources naturelles, plus riches en intelligence et en services, doivent remplacer le modèle économique actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grandes puissances de la planète ont, dès avant la crise, investi massivement dans la recherche et développement (R &amp; D) et le soutien à l'innovation technologique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2000, l'Union européenne avait défini la stratégie dite de Lisbonne, qui devait faire de l'Europe "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010", et fixait pour objectif une dépense de R &amp; D de 3 % du produit intérieur brut (PIB) européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix ans après, l'objectif est loin d'être atteint (1,85 % en 2007, contre 1,7 % en 2000). L'écart avec les Etats-Unis et le Japon s'est creusé, et va continuer à se creuser, tant le grand emprunt paraît, à l'échelle française, sans commune mesure avec ce qui se passe aux Etats-Unis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama "a injecté dès 2009 162 milliards de dollars (109 milliards d'euros) de subventions fédérales dans la recherche, et en a programmé 142 autres pour 2010. C'est le plus gros effort de l'histoire américaine", explique Albert Teich, directeur des Science &amp; Policy Programs de l'American Association for the Advancement of Science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan de relance (Recovery Act, 17 février) offrait déjà 20 milliards supplémentaires à la recherche. La National Science Foundation - NSF, chargée de financer les laboratoires universitaires - a vu ses moyens augmenter de 50 %, les National Institutes of Health (NIH, recherche médicale) de 36 %. Dans le budget 2010, les hypothèses les plus hautes ont été retenues : 10,4 milliards pour les NIH en deux ans, 3,5 milliards pour le Department of Energy, 3 milliards pour la NSF, 830 millions pour la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 400 millions pour la NASA, etc. L'objectif, à un horizon plus lointain, est d'atteindre 3 % du PIB (2,7 % en 2008) en 2012, et de doubler en dix ans les retombées (brevets, publications, soutiens aux PME) des agences fédérales de recherche technologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, pour la communauté scientifique américaine, l'acte politique le plus important a peut-être été le Memorandum on Scientific Integrity (9 mars), par lequel la Maison Blanche a enjoint à toutes les agences et administrations fédérales d'utiliser les résultats de la recherche universitaire pour élaborer leurs propres décisions et programmes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, estime Albert Teich, les moyens financiers - certes indispensables - ne suffisent pas s'ils ne sont pas accompagnés par la mobilisation des chercheurs et la confiance entre les différents partenaires du système d'innovation, publics et privés, politiques et professionnels. Une confiance qui peine à se construire, particulièrement en France. En témoigne la violente réaction du monde académique à la critique à peine voilée de leurs performances par Nicolas Sarkozy dans son discours du 22 janvier sur la recherche, et la longue paralysie de l'université française qui a suivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les économistes Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur, dans leur ouvrage L'Innovation au coeur de la nouvelle croissance, analysent l'insuffisance de l'effort de R &amp; D en Europe et en France comme des "défaillances de marché". Selon eux, ces défaillances doivent inciter les pouvoirs publics à construire de nouvelles politiques d'innovation, jusqu'ici basées sur la subvention de programmes associant les principaux acteurs scientifiques et industriels d'un domaine donné - un schéma encore suivi par les "actions" proposées par le rapport Juppé-Rocard, avec des moyens très limités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, au-delà de la question de l'ampleur des moyens, des stratégies alternatives existent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son rapport "Vers l'émergence de nouveaux modèles de croissance ?", l'économiste Daniel Cohen explique que, si le pouvoir d'achat des Français a bien été multiplié par deux entre 1970 et 2009, la hausse des prix des matières premières et de l'énergie, en augmentant les prix des "biens premiers" (nourriture, habillement, logement, chauffage, transport), a en réalité laissé fort peu de marge pour permettre aux ménages français d'acquérir les biens et les services de la "société de la connaissance" censés être offerts par les nouvelles technologies numériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le revenu moyen en 2008 - 1 467 euros - ne laisserait que 294 euros après l'acquisition de ces "biens premiers". Autrement dit, le faible décollage de l'économie de l'innovation en France ne serait pas tant dû à un défaut d'offre - qui serait lui-même le résultat d'une mauvaise organisation du système français de recherche et d'innovation - qu'à un défaut de demande, faute d'un pouvoir d'achat suffisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce renversement de perspective est aussi mis en évidence par le Livre blanc "Innovation Nation", publié en mars 2008 par le gouvernement britannique, qui définit une sorte de stratégie de Lisbonne des bords de la Tamise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il met en avant la notion d'"innovation par la demande" et suggère que les politiques publiques se préoccupent d'abord de faire émerger la demande d'innovation cachée, qui peut porter sur des objets de consommation, mais aussi sur des services à usage privé, ou sur des biens et services collectifs et publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les outils d'une telle politique sont les réglementations et normes techniques, les marchés publics, les aides aux PME proposant des services (et non plus seulement des technologies) innovants, le soutien aux partenariats incluant les utilisateurs finaux et les citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un des principaux inspirateurs de cette approche, Luke Gheorghiou, professeur de politique et de gestion des sciences et techniques à l'université de Manchester, note que "le concept d'innovation par la demande était considéré comme incompatible avec la libre concurrence".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, même la Commission européenne, au vu des piètres résultats de la stratégie de Lisbonne, semble revenir sur cette opinion. A la suite du rapport Aho (du nom d'un ancien premier ministre finlandais, président du groupe de travail, dont M. Gheorghiou est le rapporteur), rendu en janvier 2006, la Commission a d'abord préconisé une démarche européenne commune en matière de commandes publiques en faveur des entreprises innovantes (septembre 2007), puis a lancé une "Initiative des marchés pilotes" (Lead Market Initiative) afin de faire émerger la demande dans des secteurs délaissés par les entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'illustre Rémi Barré, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et membre du groupe de réflexion FutuRIS sur la recherche en France, "si l'on veut inventer le véhicule ou la maison du futur, il ne faut pas seulement subventionner la R &amp; D de Renault et de Bouygues, mais aussi intégrer à un programme d'innovation les associations de quartier, et mener des expérimentations collectives".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Reverchon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5683373471801822763-4543907322309837129?l=enseignants-chercheurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5683373471801822763/posts/default/4543907322309837129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5
